Avec Trump au pouvoir, Engie redoute un moratoire sur l’éolien offshore
Juliette Raynal
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Si l'industrie pétrolière a de quoi se réjouir du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les acteurs des énergies renouvelables, eux, accueillent cette nouvelle avec beaucoup plus d'inquiétude, et plus particulièrement les entreprises ayant misé sur l'éolien offshore, dont le français Engie. Et pour cause, pendant sa campagne, le candidat républicain avait tout simplement promis de mettre un terme à ces « horribles éoliennes » dès le premier jour de son investiture.
« We are not happy at all », a, pour sa part, lâché Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie, lors d'un échange avec les analystes à l'occasion de la publication des résultats trimestriels du groupe, commentant le résultat de l'élection. Interrogée sur l'impact du retour au pouvoir de l'homme d'affaires sur l'activité du groupe, elle s'est d'abord montrée rassurante, tout en reconnaissant « avoir à l'esprit la question de l'éolien offshore ». « On peut imaginer qu'un moratoire pourrait être mis en place », a-t-elle ajouté.
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De fait, tout au long de sa campagne, Donald Trump n'a cessé de fustiger cette industrie, encore naissante aux États-Unis et largement soutenue par l'administration Biden. « Nous allons faire en sorte que cela cesse dès le premier jour », avait déclaré le candidat républicain, lors d'un meeting à Wildwood (New Jersey) en mai dernier, à propos des éoliennes en mer. « Elles ruinent l'environnement, elles tuent les oiseaux, elles tuent les baleines », avait-il ajouté, propageant, comme à son habitude, des informations erronées. À l'automne dernier, il s'était également réjoui sur son propre réseau social Truth lorsque le danois Ørsted avait déclaré renoncer au développement de deux projets d'éolien offshore dans ce même État.
Juliette Raynal