Le milliardaire a mis toutes ses forces derrière la campagne de Trump. Un pari risqué qui s’est avéré payant pour le milliardaire et lui assure une place de choix au sein de la future administration républicaine, ainsi que de juteuses retombées pour ses diverses entreprises.« Jeu, set et match » : cette nuit, alors que le scenario rendait une victoire de Donald Trump de plus en plus probable, Elon Musk s'est sobrement félicité du succès attendu de son poulain sur son compte X. « Le peuple américain s'est exprimé sans ambiguïté en faveur de Donald Trump », ajoutait-il plus tard dans la nuit.
Longtemps d'obédience démocrate (il affirme avoir voté pour Barack Obama en 2008 et 2012, Hillary Clinton en 2016 et Joe Biden en 2020), le milliardaire a effectué un virage à 180 degrés durant cette campagne. Après avoir fait planer le suspens durant quelques mois, il s'est publiquement rallié à Donald Trump après la tentative d'assassinat dont celui-ci a été victime en juillet.
Un soutien indéfectible de Donald Trump
Dès lors, Elon Musk a jeté la totalité de ses (considérables) forces derrière la campagne du candidat républicain. L'homme le plus riche du monde a d'abord mis son opulence au service de Donald Trump, donnant pas moins de 119 millions de dollars à sa campagne. Il a également mis en place un système de loterie attribuant un million de dollars par jour à des électeurs tirés au sort, à condition qu'ils résident dans l'un des swing states et acceptent de signer une pétition défendant la constitution américaine. Un dispositif soupçonné d'être illégal, mais que les tribunaux ont pour l'heure validé.
Mais l'argent n'est pas le seul atout de Musk. L'entrepreneur a par ailleurs profité de ses nombreuses apparitions médiatiques pour se faire l'avocat du vote Trump à chaque occasion. Il a ainsi affirmé que cette élection était la dernière chance de sauver la démocratie américaine, pointé les risques de fraudes électorales défavorables à Trump, ou encore affirmé que voter pour celui-ci était la meilleure chance de s'assurer que l'humanité irait un jour sur Mars.
Guillaume Renouard, à Washington.