Justin Trudeau en chute libre
Antoine Malo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le 10 septembre, lors d’une réunion des députés libéraux à Nanaimo, en Colombie-Britannique.
LTD/Darryl Dyck/CP/ABACAPRESS
Antoine Malo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le 10 septembre, lors d’une réunion des députés libéraux à Nanaimo, en Colombie-Britannique.
LTD/Darryl Dyck/CP/ABACAPRESS
Longtemps, on les a mis en compétition. La question, quand tout allait bien pour eux, était de savoir qui des deux incarnait le mieux le changement. Leurs parcours semblaient suivre des parallèles enchantées : une arrivée au pouvoir avant leurs 40 ans, des débuts fracassants qui ringardisaient l'ancien monde.
Las. Le temps a œuvré et leur étoile a pâli. Les retrouvailles mercredi entre Justin Trudeau et Emmanuel Macron - qui doit effectuer une visite officielle de vingt-quatre heures au Canada dans la foulée de son passage à l'Assemblée générale de l'ONU - ressemblent à celles de deux grands brûlés de la politique. « Ils vont pouvoir se consoler l'un l'autre », persifle Mélanie Marquis, spécialiste de la vie parlementaire au principal quotidien québécois, La Presse.
À lire également
Au petit jeu des comparaisons, le Premier ministre canadien, dont deux tiers des administrés désapprouvent désormais la politique, semble dans une posture encore plus délicate que le président français. Sa rentrée a été calamiteuse. Il a d'abord vu, début septembre, ses alliés sociaux-démocrates du Nouveau Parti démocratique (NPD) quitter la coalition gouvernementale. « Les libéraux sont trop faibles, trop égoïstes et trop proches des ultra-riches », a justifié le leader du NPD, Jagmeet Singh, dans une vidéo ravageuse. Lundi, le mouvement de Justin Trudeau a enchaîné avec une défaite électorale dans une circonscription de Montréal réputée imperdable : « En cinquante ans, le Parti libéral n'y avait échoué que deux fois », précise le politologue André Lamoureux, professeur à l'université du Québec à Montréal.
Antoine Malo