L'Arabie Saoudite rattrapée par la baisse des cours du pétrole

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Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, qui a accédé au pouvoir en janvier 2015, compte mener un programme de privatisation de certaines compagnies publiques, favoriser le secteur privé et l'implantation de groupes étrangers, notamment dans le secteur de la distribution..
Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, qui a accédé au pouvoir en janvier 2015, compte mener un programme de privatisation de certaines compagnies publiques, favoriser le secteur privé et l'implantation de groupes étrangers, notamment dans le secteur de la distribution.. (Crédits : Reuters)
Arrivé au pouvoir en début d'année, le nouveau roi, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, doit prendre une série de mesures pour moins dépendre des recettes de l'or noir, principale ressource financière du pays, qui vont baisser de plus de 30% par rapport à 2014.

La chute du prix du baril de pétrole, passé de 110 dollars à moins de 50 dollars en l'espace d'une année, pose de sérieux problèmes à l'économie de l'Arabie Saoudite. Son déficit public devrait s'afficher cette année à 15% du PIB, selon la Coface (Samba Financial va jusqu'à 20%) contre 2,3% en 2014, et largement au-dessus des 10% que prévoyait le FMI.

Quant à l'activité, elle s'essouffle. « Nous estimons que le taux de croissance va ralentir en 2015, à 2,5%, alors que la projection officielle établie en 2014 annonçait 3,5% », indique Seltem Iyigün, économiste spécialiste du Moyen Orient, à la Coface.

 Première émission de dette depuis 2007

Autre signal, le royaume va emprunter sur les marchés internationaux, en réalisant sa première émission de dette depuis 2007. Il compte lever entre 90 et 100 milliards de riyals (entre 21 et 23,3 milliards et d'euros) via des emprunts à 5 ans d'ici la fin de l'année, selon des sources citées par l'agence Bloomberg.

Pour autant, le pays, contrairement au Venezuela ou à l'Algérie, n'a pas de sérieuses difficultés financières à brève échéance, disposant de réserves de change d'un montant de 661 milliards de dollars, et supportant une dette publique qui ne devrait représenter que 1,8% du PIB cette année.

Mais la perspective d'un prix du baril durablement installé dans une fourchette oscillant entre 50 et 60 dollars - la banque Goldman Sachs a même évoqué un scénario qui le voit baisser à 20 dollars - oblige le nouveau roi, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, arrivé au pouvoir en début d'année à réorienter l'économie.

L'économie saoudienne reste en effet trop dépendante de la rente pétrolière. Or, les ventes d'or noir, qui représenteront cette année 80% des recettes, « vont accuser une baisse de 32% par rapport à 2014 », indique James Reeve, économiste chez Samba Financial Group, dans un rapport publié en août.

 Un contexte géopolitique tendu

C'est un défi pour le nouveau monarque qui doit à la fois répondre aux attentes des 30 millions de Saoudiens et Saoudiennes, toute en ménageant des autorités conservatrices et en opérant dans un contexte géopolitique tendu dans la région, avec l'émergence de Daesh.

L'équation est d'autant plus difficile à résoudre qu'il s'agit d'endiguer le rythme des dépenses d'Etat, qui ont notamment crû sous le régime du roi Abdallah, en particulier pour éviter que le régime soit à son tour contesté lors du « Printemps Arabe », tout en soutenant la demande intérieure et en favorisant des activités non liées au pétrole.

Ainsi, il est difficile pour Salmane ben Abdelaziz Al Saoud de se montrer plus généreux qu'il l'a été en matière de dépenses publiques lors de son accession au trône, dans un pays où il n'y a pas d'impôt sur le revenu. « Le roi a ordonné un plan de dépenses publiques de 23 milliards de dollars, incluant un bonus équivalent à 2 mois de salaire pour les fonctionnaires et 5,3 milliards de dollars de subventions pour les dépenses d'électricité, d'eau et de logement », indique Seltem Iyigün.

Cette politique en faveur de la consommation des ménages permet de soutenir la croissance économique tout en maintenant la cohésion sociale pour éviter toute déstabilisation qui mettrait le régime en difficulté.

Eviter la mauvaise allocation des ressources

Par ailleurs, le gouvernement se montre plus regardant sur les investissements publics pour éviter la mauvaise allocation des ressources.  Ainsi, tous les projets d'infrastructures dont le coût excède la barre des 100 millions de ryals (27 millions de dollars) devront faire l'objet d'une approbation par le Conseil des Affaires économiques et du développement, mis en place par le nouveau roi.

Selon la Coface, le gouvernement compte investir dans divers secteurs: construction, énergie, tourisme, immobilier, commerce de détail, industrie minière, transport et éducation. Parmi 36 projets, on compte notamment « la construction d'autobus, de voitures et de pièces détachées ferroviaires », souligne la Coface. Le Fonds public d'investissement d'Arabie Saoudite investit 1 milliard de dollars dans une usine de construction automobile qui pourra produire 150.000 véhicules par an à partir de 2018. Le secteur automobile devrait d'ores et déjà croître cette année de 3,6% cette année.

Autre secteur qui va être massivement développé : la santé. Pas moins de 71 milliards de dollars vont être investis au cours des prochaines dans « la fabrication de matériel médical, de médicaments et de vaccins et la création et la gestion d'hôpitaux », souligne la Coface.

Le royaume compte aussi mener un programme de privatisation de certaines compagnies publiques, favoriser le secteur privé et l'implantation de groupes étrangers, notamment dans le secteur de la distribution.

L'épineux problème de la réduction des subventions à l'énergie

Du côté des économies, la principale mesure réside dans la réduction des subventions à l'énergie, qui sont importantes comme en témoigne le prix du litre d'essence : 16 cents de dollar. Mais elle risque d'être impopulaire, même en évoquant la lutte contre le réchauffement climatique et l'efficience énergétique. Si le débat n'est pas encore tranché, l'Arabie Saoudite, à l'exemple des Emirats Arabes Unis, pourrait s'y résoudre partiellement car l'enjeu est de taille. L'ensemble des subventions à l'énergie équivaut à 8% du PIB, selon les calculs de Samba Financial Group.

Scepticisme des investisseurs

Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud et son gouvernement se donnent cinq ans pour réaliser cette réorientation de l'économie en douceur, escomptant qu'entretemps le prix du baril se sera apprécié. Certains sont plus sceptiques : le royaume « devra opérer d'importantes coupes budgétaires et non les réductions graduelles que l'on voit, s'il veut éviter de puiser dans ses réserves de change », avertit Jean-Michel Saliba, économiste chez Bank Of America Merrill Lynch,

Ce scepticisme se reflète dans le sentiment des investisseurs. L'indice de référence de la Bourse saoudienne, le Tadaul All Share Index, accusait ce vendredi une baisse de 32,5% sur les 12 derniers mois, contre un recul de 22% pour le MSCI Emerging Markets.

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a écrit le 17/12/2015 à 17:48 :
correction finale:

Le vœux de tous les pays arabes musulmans libres c’est de voire durant cette conférence de Riyadh, que les saoudiens sont conscient de la notion de l’équilibre naturel du monde et que l`ère de l‘esclavage est révolu:
On souhaite que les citadins de Riyadh et tout le reste de Shababe El-Riyadh démontrent au monde que cette nouvelle lignée est civilisée et consciente de l’enjeu mondial.
En descendant dans les rues avec les slogans religieux, nationalistes et progressistes suivants :
Allahou Akbar :
Aliha Nahyia,Aliha Namoute Oua mine Sabiliha Nouktale Oua Noukatele :
- Al=Bermile a` 100 dollars
Oua Aleihha Nalqua Allah
La-illah Aeil Allah
Ceci démontrera au monde entier, que cette nouvelle génération de Saoudiens est consciente de l’enjeu pétrolier mondial et elle est aussi soucieuse de son avenir.
Elle veut la paix dans le monde et milite pour le progrès scientifique au service de l’humanité .Cette genèse plaide pour un nouvel ordre énergétique mondial en instaurant une fourchette technique comme prix de référence du baril qui se rapproche le plus possible de (+ ou –) 100 dollars. Afin, d’éviter le spectre de la troisième guerre mondiale et de rétablir la paix, la prospérité et l’égalité entre tous les peuples du monde. Notre conception de l’Islam est pure et simple : faire tout ce qui est possible pour éviter une catastrophe nucléaire mondiale.
On est pour le progrès et l’émancipation du monde et non pas pour son retardement.
Le reste du monde comprendra que cette nouvelle descendance est à la page des événements mondiaux qui gouvernent le monde. C’est une preuve de sagesse des musulmans modernes, qui militent pleinement et sans aucune retenue pour toute initiative qui permettra de sauver la planète terre et d’assurer une vie meilleure pour les futures générations du monde entier.
L’Islam n’a rien a voir avec le terrorisme et la distinction est bien distincte. Le doute persiste uniquement, pour ceux qui font semblant de ne pas voir.
C’est un message de paix et un symbole de l’islam moderne pour tous les enfants du monde.

PS :Je m’excuse pour les fautes de frappe.
a écrit le 17/12/2015 à 13:48 :
Le vœux de tous les pays arabes musulmans libres c’est de voire durant cette conférence de Riyadh, que les saoudiens sont conscient de la notion de l’équilibre du monde et que l`ère de l‘esclavage est révolu:
On souhaite que les saoudiens de Riyadh et tout le reste de Shababe El-Riyadh démontrent au monde que cette nouvelle génération est civilisée et consciente de l’enjeu mondial.
En descendant dans les rues avec les slogans religieux, nationalistes et progressistes suivants :
Allahou Akbar :
Aliha Nahyia,Aliha Namoute Oua mine Sabiliha Nouktale Oua Noukatele :
- Al=Bermile a` 100 dollars
Oua Aleihha Nalqua Allah
La-illah Aeil Allah
Ceci démontrera au monde entier, que cette nouvelle génération de Saoudiens est consciente de l’enjeu pétrolier mondial et elle est aussi soucieuse de son avenir.
Elle veut la paix dans le monde et milite pour le progrès scientifique au service de l’humanité .Cette génération plaide pour un nouvel ordre énergétique mondial en instaurant une fourchette technique qui se rapproche le plus possible de (+ ou –) 100 dollars afin d’éviter le spectre de la troisième guerre mondiale et de rétablir la paix, la prospérité et l’égalité entre tous les peuples du monde. Notre conception de l’Islam est pure et simple : faire tout ce qui est possible pour éviter une catastrophe nucléaire mondiale.
On est pour le progrès et l’émancipation du monde te non pas pour son retardement.
Le reste du monde comprendra que cette nouvelle descendance est à la page des événements mondiaux qui gouvernent le monde. C’est une preuve de sagesse des musulmans modernes, qui militent pleinement et sans aucune retenue pour toute initiative qui permettra de sauver la planète terre et d’assurer une vie meilleure pour les futures générations du monde entier.
L’Islam n’a rien a voir avec le terrorisme et la distinction est bien distincte. Le doute persiste uniquement, pour ceux qui font semblant de ne pas voir.
C’est un message de paix et un symbole de l’islam moderne pour tous les enfants du monde.

PS :Je m’excuse pour les fautes de frappe.
a écrit le 21/09/2015 à 21:24 :
Les véritables chiffres de la quantité de pétrole disponible en Arabie n'ont jamais été publiés, le pays veut certainement se garder ce qui reste pour voyager. Et, si le pays vient à manquer de royalties, les hommes n'auront qu'à moins changer leur robe blanche...... à moins de la frotter au savon.......
a écrit le 20/09/2015 à 11:35 :
L'oncle picsou est dans sa piscine d'or et ce n'est pas Ca qui va changer les choses
Le pétrole va rester indispensable pendant des décennies et va de toute façon devenir rare
a écrit le 19/09/2015 à 18:44 :
on voit pourquoi il a écourté ses vacances .
a écrit le 19/09/2015 à 13:40 :
L'Arabie saoudite, une superficie de 4 fois la France, est une dictature idéologique pseudo musulmane dirigée par un émir, tout au plus. Donner le titre de Roi offense le terme. Création stratégique des européens, on attend du pays qu'il unifie toute l'Arabie en commençant par l'Irak et ses 36 millions d'habitants, puis grâce aux criminels islamistes qu'il finance, actuellement en action et connus sous le terme très neutre de "Daesh", d'autres zones jusqu'à la Syrie. Plus au sud, Yemen et Oman seront également menacés dans un second temps lorsque cette zone rendue responsable sera soudain déclarée comme terroriste. L'Arabie saoudite donnera alors à ces régions regroupées l'image d'un gouvernement stable et "présentable" pour qui n'est pas trop regardant. Pour obtenir ce résultat nous avons mis sur pied l'OPEP en 1960, situé à l'origine à Genève, puis le mécanisme élargi, les prix ont commencé d'augmenter sur initiative américaine pour différentes raisons présentées faussement comme des "chocs" ou surprises géopolitiques. On a bien entendu signalé ces augmentations comme le fait des membres du cartel qui n'y étaient pour rien. Poussées par ce puissant moteur, les économies occidentales ont progressé comme jamais. Désormais nous écroulons ce mécanisme porteur du pétrole après en avoir trouvé d'autres en remplacement car le processus arrive à son terme. La zone arabique dans son ensemble compte environ 100 millions d'habitants une fois regroupée. La maîtrise nataliste comme la désertion des populations, volontairement organisée comme on le voit au jour le jour, porterait cette zone à une stabilisation du chiffre en 2050. Les occidentaux auraient alors mis la main sur un relais de croissance certain. Pour cela nous avons donc financé via le pétrole l'Arabie saoudite qui a financé en retour nos industries importantes en y prenant participations et commandes tout en agitant la zone à notre futur profit. On comprend que nos gouvernants ne soient pas enclins à contrecarrer un processus qu'ils disent "tombé du ciel" mais qu'ils ont en réalité savamment concocté. Ainsi vont les choses.
a écrit le 19/09/2015 à 9:18 :
aucun investissement dans du productif depuis des décennies... juste des trucs pour "embellir le pays" ... avec pour unique revenu le pétrole .... le vent tourne !
a écrit le 19/09/2015 à 0:40 :
L'Arabie Saoudite est une bombe à retardement. Et avec une population fanatisée au possible, c'est une catastrophe à venir.
Réponse de le 19/09/2015 à 9:50 :
Quand ils n'auront plus de petrole , leur élite (les 5000 membres de la famille royale et associé ) continueront de recevoir de confortables revenus liés aux dividendes des actions détenues dans les grandes multi nationale occidentales, par contre le peuple devra abandonné ses logements dans les grands buildings, ses 4*4 consommant 20 l aux 100, et revenir aux mêmes métiers que leur ancêtres : élever des chèvres et faire du commerce des produits de base. Certes il existe des nombreuses universités pour former des têtes chercheuses mais elles ne servent à rien étant donné qu'il n'y a que peu ou pas d'investissement dans l'industrie et la haute technologie. Bref, ils vont devoir se bouger serieusement avant qu'il ne redevienne un pays du tiers monde.
Réponse de le 19/09/2015 à 18:14 :
@Jason Bourne
Justement, ils se bougent, et les pays arabes vont certainement s'en sortir, même si tous ne sont pas à égalité, il est clair que ce sera plus dur pour l'Algérie que pour les E.A.U.. Mais je fait le pari que les investissements étrangers pour l'Algérie auront fortement augmenté cette année. La stabilité dans le région est fragile, je pense que l'Occident, mis à part des intérêts économiques, a tous intérêts à ce qu'aucun de ces pays ne s'écroule, à commencer par les plus peuplés et armés!
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La part du pétrole brut dans les exportations de l’Arabie Saoudite:
2008 : 93%
2013 : 84%
Donc penser que l’Arabie et ses voisins ne peuvent pas s’adapter rapidement est idiot !
Surtout avec les apports des investissements des sociétés étrangères qui augmentent rapidement !
L’Arabie avait prévu un gros déficit dès qu’elle a enclenché la pression sur le baril en 2014.
Ainsi que l’accélération des investissements dans le nucléaire, les renouvelables, les infrastructures, la modernisation dans tous les secteurs, notamment la santé.
Elle va réaliser des économies, émettre plus d’obligations, et s’ouvre aux investisseurs étrangers.
« En juillet, le FMI a revu à la baisse sa projection de croissance, à 2,8 pc pour 2015 puis 2,4 pc l'année suivante, contre 3,5 pc en 2014 ». Donc y’a encore de la marge.
……………..
2014, « les Emirats arabes unis se sont adjugés la première place avec des investissements de 10,1 Md$, soit 23% du total dans les pays arabes. Ils sont talonnés par l'Arabie saoudite avec 8 Md$, ou 18,3%, puis par l'Egypte qui a attiré 4,8 Md$. »
En juin l'Arabie saoudite a ouvert sa Bourse aux investisseurs étrangers.
………….
Et ça construit et modernise, voici des engagements 2015 d’entreprises françaises:
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> 01-15, Assystem a finalisé l’acquisition de Radicon Gulf Consult et remporte un contrat du Ministère de l’Intérieur saoudien. Ingénierie de sécurité de plus de 220 bâtiments (ateliers, bureaux, centres sportifs, théâtres, restaurants et logements) répartis sur 6 sites entre La Mecque et Médin.
> 01/15, Alstom Grid chargé d'améliorer la stabilité et la qualité du transport d'électricité à travers l'Arabie saoudite.
> 03/15, Systra (SNCF) + Egis + Parsons (US) remportent la construction des 3 lignes du futur métro de Riyad.
> 03/15, La RATP-Dev va construire, gérer et maintenir le futur réseau de bus de la capitale.
La RATP-Dev venait aussi de remporter l’exploitation et la maintenance des futurs réseaux de tramway et de métro du royaume, prévus dans le cadre du développement des principales villes. Notamment les 3 lignes à Ryad.
> 03/15, Médine, Systra + Egis remportent les études de faisabilité et les études d’avant-projet, incluant la préparation des appels d’offres, concernant le futur réseau du métro de Médine. Les 3 lignes du futur métro (verte, bleue, rouge) totalisant 95 kilomètres de linéaire, dont 25 km en souterrain et plus de 48 kilomètres en viaduc.
> 06/15, ADP, concession de l’aéroport de Djeddah en négociation.
> 06/15, Air liquide, va démarrer son plus gros projet, site mondial de production d’hydrogène hors France, à Yanbu.
Pour une augmentation de la production du groupe de 20%.
> 06/15, Accor Hôtels, ouvre son 15ème hôtel à Ryad, le « Suite Novotel », 88 chambres, un centre d’affaires pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes. Les installations sportives et de loisirs sont également disponibles, dont un centre de remise en forme, une zone spa ainsi qu’espace de jeux pour les enfants.
> 06/15, 34 patrouilleurs hauturiers rapides, construits chez Couach, Arcachon, 600 M$. Prix sans les armes, notamment le nouveau missile antinavire MARTE de MDBA. En négociation. Ca traine, les saoudiens se chamaillent entre eux, pour 5 constructeurs français. Jusqu’à peu, je pensais que c’était nos constructeurs qui déconnaient, et bien non !
http://couach.com/fr/home/
> 06/15, CIS, Catering International Services, PME, pour ne pas citer que des poids lourds (Si, c’est bien français, Marseille !).
Vient de signer 2 contrats qui s'ajoutent aux 3 projets déjà signés depuis son implantation en 2014.
Le premier a été conclu avec Zamil Offshore, filiale du consortium Saoudien AL Zamil spécialisée dans les services maritimes offshore, pour la base de Tanajib, située sur la côte du golfe Persique, à environ 200 km au nord de Dammam. Dès le 1er août 2015, CIS assurera pour une durée de 3 ans, les services de restauration, d'hôtellerie, l'entretien des installations, la gestion des déchets, le traitement des eaux usées, ainsi que la sécurité et la création des loisirs et animations pour 300 personnes. Le second contrat démarrera le 1er octobre 2015, pour le compte d'Alupco, un des plus grands Groupes producteurs d'aluminium du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. CIS assurera, pour une durée d'un an les services de restauration pour 200 personnes ainsi que la gestion de la main d'oeuvre sur l'usine d'Alupco Jeddah, située à l'ouest du pays.
Sympas ces petits contrats !
> 07/15, JCDecaux ATA remporte le contrat publicitaire du nouvel aéroport international de Médine.
JCDecaux ATA : 60 % JCDecaux et 40 % ATA.Ll’actuel aéroport de Médine, quatrième aéroport du Royaume en fréquentation, a accueilli 5,7 millions de voyageurs, soit une hausse de 22 % par rapport à 2013.
> 09/15, Vallourec va fournir plus de 2.800 kilomètres de tubes en titane cette année pour l'usine de désalinisation de Shoaiba, en Arabie Saoudite. La division Vallourec Heat Exchanger Tubes approvisionnera le chantier via sa coentreprise coréenne Poongsan Valinox. Les tubes serviront à l'extension de l'usine, qui alimente en eau potable Jeddah, Makkah et Taif. La nouvelle unité pourra traiter 91.200 m3 d'eau quotidiennement.
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Par François d’Arabie :
Mercredi 24 juin, accords et contrats signés entre Fabius et le ministre saoudien de la défense :
> Airbus, Saudi Arabian Airlines, achat de 20 A330 régionaux avec moteurs classiques et 30 A320 Néo, soit 8 Md$.
> Airbus, 23 hélicoptères légers EC145-T2, 500M€. Pour ce contrat, Merkel peut remercier la France, bien que français, issu de l’Alouette, il est passé principalement dans le giron allemand. Le moteur c’est Turbomeca et une partie de l’avionique, Thales.
> COFACE, le fonds saoudien PIF (Public Investment Fund) va être le premier à investir dans les nouveaux mécanismes de refinancement des crédits export gérés par Coface pour le compte de l’Etat, à hauteur de 3 Md€.
> Arabie Saoudite et France créent le 1er fond d'investissement franco-saoudien :
La Caisse des dépôts CDC International Capital a choisi comme co-investisseur de choix le prince milliardaire saoudien Al Walid, via son fonds privé Kingdom Holding Company (KHC). Avec 400 M$, baptisé FISF, il est destiné à soutenir les entreprises hexagonales présentes dans les pays du Golfe. Plus particulièrement, ce sont les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui sont ainsi incitées à profiter de la croissance économique des pays du Golfe. Les deux groupes gèreront FISF à parité. Ils investiront dans un premier temps 50 millions de dollars chacun, le solde devant être levé prioritairement auprès d'autres investisseurs du Golfe.
01-07 Le prince Al-Walid Ben Talal s'est engagé mercredi à consacrer toute sa fortune, estimée à près de 32 milliards de dollars, à des projets philanthropiques pendant les années à venir et après sa mort.
> Le capital de KHC va aussi s’ouvrir à un consortium de grandes entreprises françaises comportant notamment Aéroports de Paris, AXA, Eiffage, Engie, Eren Groupe, Orange, Safran, Suez Environnement.
Ce consortium investira un montant d'environ 150 M$, pour accroître la présence des entreprises concernées en Arabie saoudite et dans le Golfe, une fois que les autorisations réglementaires auront été accordées.
« Les entreprises françaises réalisent ainsi la première opération depuis l'ouverture de la Bourse de Ryad aux investisseurs étrangers »
> Coopération et partenariat dans la santé, entre les acteurs académico-cliniques dans des domaines de pointe, en particulier l’oncologie, les maladies génétiques, la chirurgie mini-invasive et les maladies infectieuses.
Pas moins de 71 milliards de dollars vont être investis au cours des prochaines dans « la fabrication de matériel médical, de médicaments et de vaccins et la création et la gestion d'hôpitaux », souligne la Coface.
> Solaire, nombreuses sociétés françaises impliquées. En cours. L’Arabie compte claquer 100 Md€
> CNRS et la KACST, coopération en matière de recherche.
> IRSN et ANDRA, accord sur la formation en matière de sureté nucléaire.
> IRSN et KACARE, accord sur la gestion des déchets nucléaires.
> Areva + EDF + GE- Alstom, 2 premiers réacteurs, le projet d’étude d’implantation et de faisabilité est lancé.
Si l’affaire se confirme ~ 12 Md€ et l’Arabie prévoit d’investir au total 100 Md€ dans une quinzaine de réacteurs)
> Leclanché signe un contrat majeur de fourniture de solutions d'éclairage public en Arabie saoudite ainsi qu'une importante commande de batteries (lithium-ion titanate) pour véhicules autoguidés.
> ALSTOM signe un protocole d'entente en Arabie Saoudite pour son activité de réseaux électriques, prévoyant une coopération entre les deux entreprises pour l'expansion et la modernisation à long terme des infrastructures électriques d'Arabie Saoudite. Le protocole prévoit une collaboration dans plusieurs domaines : normes et cahiers des charges, ingénierie et conception, maintenance et exploitation, forums d'échanges techniques et feuille de route technologique.
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OU DONC L’UE-28 EXPORTE-T’ELLE SES CEREALES ?
(Pour comprendre l’importance des pays arabes dans l’économie européenne, en dehors des hydrocarbures et des minerais).
Sur les 5 premiers mois de la campagne 2014-2015, sources Eurostat février 2015.
La proximité du sud de l’Europe permet de sécuriser les circuits vers les pays arabes et de garder des marges correctes.
L’UE exporte de plus en plus vers l’Asie, avec des marges plus faibles et un risque plus élevé.
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Principales destinations et producteurs :
Ce secteur est en perpétuelle évolution selon climat, crises, guerres, offre et demandes, prix et stocks et la qualité des céréales qui peut totalement varier d’une année à l’autre.
> Blé dur: 357000 tonnes
Algérie 30%, Tunisie 23%, Turquie 17%, Maroc 12%, Cote d'Ivoire 6%.
France 61%, Italie 23%, Grèce 8%, Espagne 6%.
> Blé tendre: 12,6 millions de tonnes
Algérie 16%, Iran 13%, Egypte 13%, Arabie saoudite 9%, Maroc 7%, Jordanie 4%, Libye 2%.
France 28%, Roumanie 20%, Allemagne 17%, Lituanie et Pologne 9%, Bulgarie 5%.
> Mais: 1,1 million de tonnes
Chine 16%, Egypte 15%, Corée du Sud 10%, Libye 10%, Turquie et Liban 8%, Syrie et Israël 7%.
Roumanie 66%, Bulgarie 22%, France 8%
> Orge: 4,1 millions de tonnes
Arabie saoudite 27%, Chine 21%, Algérie 13%, Iran 7%, Jordanie et Libye 6%, Maroc 4%.
France 33%, Roumanie 30%, Bulgarie 9%, Allemagne et Royaume-Uni 5%.
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C’est une bonne chose que l’Arabie Saoudite s’ouvre aux investisseurs étrangers et modernise ses infrastructures, il y a aura plus d’échanges et coopérations entre entreprises et diplomaties, et dans le tourisme. Une ouverture vers l’extérieur est toujours une avancée vers plus de tolérance, chacun devant s’adapter à l’autre, c’est ainsi que les mentalités évoluent, dans les deux sens.
La perfection n’existe pas, que ce soit dans les pays arabes ou occidentaux.
Et puis la planète est ronde, et le tour est très vite fait, donc la coopération est inévitable et souhaitable.
Plus les économies seront imbriquées, plus les risques de conflits disparaitront !
Réponse de le 19/09/2015 à 19:30 :
Sans oublier les courses de chamelles dans le bon et chaud désert ... Le lait de chamelle qui était la boisson officielle des bédouins reviendra en force ... J'oubliais aussi qu'ils aiment beaucoup les courses de pigeons ... Que des jeux éducatif et très instructif ...
a écrit le 18/09/2015 à 20:47 :
Manipulation, les cours ne pourront pas rester longtemps à 40$ à moins d'un effondrement mondial...!!!
Réponse de le 19/09/2015 à 9:26 :
L'économie change quoi que l'on dise, la croissance des pays ne sera plus jamais la même ! Je prends un exemple simple ... j'avais une cartouche d'encre (toner) à changer, donc deux solutions possible : me déplacer en voiture A/R 80 km + radars en tous genres, caméras etc ... ou passé ma commande sur le net et être livré à domicile ! Que feriez vous ?
Réponse de le 19/09/2015 à 14:02 :
@pmxr Dans le cas de ta cartouche d'encre elle n'est pas venue chez toi à pied... ✈️🚢🚚 (tout au mieux les derniers km à velo ou à pied).

a écrit le 18/09/2015 à 19:22 :
Enfin une bonne nouvelle du désert. L'année prochaine sur la méditerranée on pourra profiter de la plage et l'ascenseur pourra être offert à une maison de retraite !!!

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