L'ex-directeur de campagne de Trump inculpé pour fraude fiscale et blanchiment

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Manafort, qui est âgé de 68 ans, a dirigé la campagne de Trump entre juin et août 2016. Il a démissionné après la publication d'articles affirmant qu'il avait reçu des millions de dollars de commissions occultes versées par un parti politique pro-russe d'Ukraine.
Manafort, qui est âgé de 68 ans, a dirigé la campagne de Trump entre juin et août 2016. Il a démissionné après la publication d'articles affirmant qu'il avait reçu des millions de dollars de commissions occultes versées par un parti politique pro-russe d'Ukraine. (Crédits : Carlo Allegri)
L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort et son associé Rick Gates se sont rendus lundi matin au siège du FBI à Washington dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine.

La pression monte sur les proches du président américain. L'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et son associé Rick Gates ont été formellement inculpés de douze chefs d'inculpation dans le cadre de l'enquête sur une possible ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, a annoncé lundi le procureur spécial Robert Mueller. Cet ancien directeur du FBI est chargé d'enquêter sur d'éventuelles collusions entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie. Il s'agit des premières personnalités inculpées dans le cadre de cette affaire qui empoisonne la présidence de Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche.

robert mueller

L'ancien directeur du FBI Robert Mueller est un vétéran du FBI. (Crédits : Reuters/Molly Riley).

> Lire aussi5 choses à savoir sur le procureur spécial qui inquiète Trump

Blanchiment d'argent et dissimulation d'avoirs

Les chefs d'inculpation, validés par un grand jury fédéral, visent notamment des faits présumés de conspiration en vue de blanchiment d'argent, violation des lois fédérales sur le lobbying et les activités bancaires, précise un communiqué diffusé par les services du procureur Mueller. Les deux hommes sont également accusés de fausses déclarations et de dissimulation de comptes bancaires à l'étranger. Selon l'acte d'accusation, Gates et lui auraient dissimulé au fisc des dizaines de millions de dollars reçus en échange de leurs activités de conseil en Ukraine.

Une démission inattendue

Au mois d'août 2016 en pleine campagne présidentielle, Donald Trump avait annoncé lui même la démission de son directeur de campagne Paul Manafort dans un communiqué. "Ce matin, Paul Manafort a offert, et j'ai accepté, sa démission de la campagne. Je suis très reconnaissant de son excellent travail pour nous aider à être là où nous sommes aujourd'hui". Ce départ faisait suite à des informations du New York Times qui avaient révélées que Paul Manafort s'était retrouvé au centre d'une affaire de corruption en Ukraine. Ancien conseiller de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch renversé en 2014,  Paul Manafort est soupçonné d'avoir reçu 22 versements entre 2007 et 2012 pour un montant total de 12,7 millions de dollars provenant du parti de Viktor Ianoukovitch.

Après sa démission, Paul Manafort a été remplacé par la spécialiste des sondages Kellyanne Conway. Celle qui est devenue l'une des principales conseillères de Donald Trump à la Maison-Blanche s'est fait connaître au mois de janvier dernier pour avoir promu les "faits alternatifs" - autrement dit des mensonges - au moment de l'investiture du milliardaire à la Maison-Blanche.

Dimanche, le chef d'Etat américain a tenté de faire diversion sur Twitter, où il a estimé que la question russe était instrumentalisée afin de faire dérailler la réforme fiscale préparée par les républicains. Le président américain a démenti en bloc les accusations de collusion et dénoncé une "chasse aux sorcières". Le Kremlin a nié toute implication.

> Lire aussi : Qui est Paul Manafort, le conseiller de Trump soupçonné de collaborer avec la Russie ?

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 31/01/2018 à 0:17 :
Si vous aussi vous n'en pouvez plus de voir les faits navrant quotidiens de Donald Trump. Il y'a pour Firefox une extension " Make donald duck great again "
Cela change les photos de de donald par celles de donald et supprime son nom par donald aussi, vous pouvez toujours le chercher dans google sous trump, ça marche.

Il y'a aussi pour ceux comme moi, qui ont assez des commentaires d'extrême droite et de gauche l'extension firefox " Shut Up comment blocker ", ça supprime toutes les rubriques commentaires, sauf celle de la tribune, pour ce cas rare, soit vous éviter de scroller vers le bas, soit vous utiliser blocksite.
a écrit le 30/10/2017 à 20:30 :
Les américains ont une drôle de façon de réagir face aux mensonges. On est poursuivi quand on ment à une agence fédérale. Quelque soit la nature de l'affaire. Dans ce cas, est-on dans une trahison? De quel secrets d’État parle-t-on? Bien évidement, le sous-entendu politique est évident. Un système électoral douteux et une campagne hors-sol d'Hillary Clinton ont permis l’élection d'un Président un peu "limité". Et alors que fait-on? On propose de changer cette loi électorale tordue? On dénonce le coté "loin du peuple" de Mme Clinton? On parle politique?
Non, on se sert d'une règle tout aussi douteuse (le mensonge à une agence fédérale) pour se débarrasser du problème que l'on a créé. C'est d'autant plus inquiétant que dans ce système, on s’aperçoit que les mensonges n'ont pas la même valeur. En 2003 le Président Georges Bush ment au peuple ("l'Irak possède des armes de destruction massive"). Ce mensonge débouche sur une guerre avec des dizaines de milliers de victimes. Le Pdt est-il poursuivi? Non. Il n'a fait que mentir au peuple. Peut importe les conséquences énormes de ce mensonge. En 1998, le Pdt Bill Clinton ment, sous serment, dans une affaire de sexe (privée), il frôle la correctionnelle. Il faut avoir peur de ce système qui privilégie la forme juridique à la nature du mensonge. Car derrière ce "simple" problème de forme, il y a le vrai problème de fond. Le peuple pèse moins lourd que le FBI
Réponse de le 31/10/2017 à 3:14 :
Merci Hoover.

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