L'OCDE s'attend à une croissance mondiale au plus bas depuis 10 ans pour 2020

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Ces taux de croissance sont les plus bas depuis la crise financière, note l'OCDE qui explique que l'économie mondiale restera pénalisée par une forte incertitude politique, ainsi que d'investissements et d'échanges faibles.
"Ces taux de croissance sont les plus bas depuis la crise financière", note l'OCDE qui explique que l'économie mondiale restera pénalisée par "une forte incertitude politique, ainsi que d'investissements et d'échanges faibles". (Crédits : Aly Song)
L'OCDE a annoncé jeudi s'attendre à une croissance économique mondiale la plus faible depuis la crise financière de 2008/2009 et appelle les gouvernements à prendre des orientations politiques claires pour répondre aux défis contemporains.

Selon les dernières perspectives économiques publiées par l'OCDE ce jeudi 21 novembre, la croissance de l'activité mondiale devrait stagner en 2020 à 2,9%  soit 0,1 point de moins que lors des dernières prévisions de septembre. L'activité devrait rester au même rythme que cette année. Pour 2021, les économistes de l'institution basée à Paris anticipent une hausse de 3%.

Fort ralentissement en Chine

Les résultats communiqués par les économistes de l'organisation indiquent que principal ralentissement concerne la Chine. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. "De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels" a récemment déclaré l'économiste spécialiste de la Chine chez BNP-Paribas, Christine Peltier lors d'un point presse. Outre la stagnation des exportations sous l'effet des droits de douanes américains et une érosion de la demande mondiale, le pic d'inflation des prix alimentaires avec la crise porcine, la hausse du revenu par tête "continue de fléchir".

Pour la zone euro, l'OCDE table sur une croissance de 1,2% en 2019, de 1,1% en 2020 et de 1,2% en 2021. La relance par la Banque centrale européenne (BCE) de son programme d'achat d'actifs n'aura qu'un impact limité si les pays de la zone euro ne se mobilisent pas davantage pour relancer les investissements, prévient l'institution.

Pour la France, l'OCDE reste sur ses prévisions de septembre, avec une croissance de 1,3% en 2019 et de 1,2% en 2020. En revanche, elle revoit à la hausse celles concernant le Royaume-Uni, à 1,2% en 2019 (contre 1% en septembre), 1% en 2020 (contre 0,9%) et 1,2% en 2021.

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s'améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

De multiples défis

Comme en septembre dernier, l'OCDE s'inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme.

"Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale", écrit Laurence Boone, chef économiste de l'OCDE dans le rapport. "En l'absence d'orientations politiques claires" sur ces défis, "l'incertitude persistera" et les perspectives de croissance en seront affectées.

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Commentaires
a écrit le 22/11/2019 à 16:32 :
Trump essaie de faire ce qu'à fait Reagan avec l'Union Soviétique, détruire leur économie. Actuellement, il vise la Chine, l'UE et encore la Russie. Ça va lui faire 3 gros morceaux à avaler à l' Oncle Sam. Il pourrait d'ailleurs bien se prendre les pieds dans le tapis le "Tonton" en vertu du principe que "les ennemis de mes ennemis sont ( de circonstance) mes amis...en attendant, les Américains, s'ils n'avaient déjà pas beaucoup d'amis dans le Monde, ils sont en train de se fabriquer des ennemis.
Le jeu est dangereux, qui peut conduire ni plus ni moins qu'à la guerre, avec la possibilité que ce soit vraiment la dernière, faute de combattants.
a écrit le 22/11/2019 à 15:20 :
Et la bourse bat des records. Chercher l'erreur …
a écrit le 22/11/2019 à 13:17 :
Quelques dixièmes de points de croissance en moins...Ouf! notre environnement naturel va peut-être connaitre un court répit avant son inéluctable désagrégation...
a écrit le 22/11/2019 à 11:51 :
UE peut impulser des actions pour soutenir une consommation davantage orientée vers la transition énergétique et le développement durable.

Aide au basculement du marché auto vers l'électrique par des incitations massives fiscales ou des bonus. De plus ça soulagera la filière industrielle qui risque de perdre pas mal d'emplois ds le thermique.

Aides à l'nvestissement pour enfin favoriser la création d'un Airbus des batteries, de panneaux photovoltaiques et pour structurer une filière de la production d'H2 vert.

Favoriser l'orientation de l'agroindustrie vers la production bio et donc inciter par une PAC renforcée budgetairement les agriculteurs à la conversion au bio.
a écrit le 22/11/2019 à 10:26 :
Si les calculs sont basés sur le transport, il faudra revoir les données pour se conformer a la politique de lutte contre le changement climatique!
a écrit le 22/11/2019 à 10:22 :
C'est l'avantage d'un gouvernement aussi transparent que les LREM, de part leur déclaration on comprend que mes mégas riches sont tendus et qu'ils veulent qu’une fois de plus l'argent public compense cette perte naturelle.

Plus on possède et plus on est possédé.

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