L'"odieux scandale" des vaccins en Chine selon Xi Jinping
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L'oms envoie au congo-kinshasa des vaccins contre la fievre ebola
Eric Gaillard
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L'oms envoie au congo-kinshasa des vaccins contre la fievre ebola
Eric Gaillard
L'autorité chinoise de régulation des médicaments et des aliments (CFDA) a annoncé dimanche avoir fait stopper la production d'un vaccin contre la rage d'une grande entreprise, Changchun Changsheng, après avoir découvert des données falsifiées et d'autres problèmes au cours d'une inspection.
Cinq hauts responsables de la compagnie pharmaceutique, dont la PDG, ont par ailleurs été interpellés pour être interrogés, a annoncé lundi la police de Changchun (nord-est), ville où est basée la firme incriminée.
Dimanche soir, le Premier ministre Li Keqiang avait déjà appelé à la "tolérance zéro", assurant que l'entreprise avait "franchi la ligne rouge de l'éthique".
L'affaire a provoqué une avalanche d'articles et de commentaires sur les réseaux sociaux, la plupart éreintant une industrie pharmaceutique nationale jugée peu fiable. Elle s'inscrit dans une longue série de scandales en Chine qui ont alimenté les craintes et la colère de l'opinion publique sur la sécurité de l'alimentation et des médicaments.
Les actions des principaux producteurs chinois de vaccins ont chuté lundi. A la Bourse de Shenzhen (sud), trois d'entre eux ont vu leur titre plonger de 10% (la limite maximale autorisée): Walvax Biotechnology, Shenzhen Kangtai et Chongqing Zhifei.
La maison mère de Changchun Changsheng, l'entreprise au coeur du scandale, a également vu son titre s'écrouler de 10%. C'est le deuxième plus gros producteur de vaccins antirabique en Chine.
La CFDA a annoncé que les doses incriminées n'avaient pas quitté l'usine de l'entreprise. Mais des médias d'Etat ont affirmé le contraire. Et les parents étaient inquiets quant à une éventuelle administration de vaccins non conformes à leurs enfants.
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La province du Hebei (nord) a par ailleurs annoncé lundi que près de 150.000 personnes avaient reçu un vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche de qualité inférieure, produit par une autre entreprise.
Le quotidien Global Times, proche du pouvoir, s'est demandé dans un éditorial comment des produits suspects pouvaient toujours être sur le marché après tous les scandales passés.
(avec agence)
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