L'ONU, à court d'argent, prépare des mesures d'économie
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L'onu demande au nicaragua de pouvoir enqueter apres les manifestations
CARLO ALLEGRI
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L'onu demande au nicaragua de pouvoir enqueter apres les manifestations
CARLO ALLEGRI
Le Portugais Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, est d'humeur chafouine ce 27 juillet. Dans une lettre envoyée aux 193 États membres de l'ONU et que l'agence Reuters a pu consulter, il a averti que l'organisation souffre d'un manque de trésorerie, lié à des retards de versement de leurs contributions. Le budget ordinaire des Nations unies était au 30 juin en déficit de 139 millions de dollars (119 millions d'euros), une situation inédite à la fin du premier semestre, écrit Antonio Guterres.
L'ONU compte deux budgets : un de fonctionnement, adopté en décembre, d'un montant de 5,4 milliards de dollars sur deux ans. L'autre pour les opérations de paix, voté séparément et adopté en juin, de 6,7 milliards de dollars sur 12 mois. Cela n'inclut pas le budget des agences onusiennes comme l'Unicef, le Pnud ou le HCR qui s'appuient sur les contributions volontaires des États membres.
Selon les Nations unies, en juillet, 112 pays étaient à jour de leurs contributions sur 193 (contre 116 l'année dernière, à la même période et 98 en 2016). La liste ne comprend pas les États-Unis, premier contributeur (22%) du budget de fonctionnement de l'ONU, qui ont pour habitude de payer tardivement leur contribution du fait de leur calendrier budgétaire.
La France (4e contributeur, à 5,59%), la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité à l'ONU, de même que les États-Unis, ont tous payé leurs contributions.
Selon l'article 19 de la Charte des Nations unies, un pays peut perdre son droit de vote à l'Assemblée générale s'il est en arriéré de paiement d'un montant égal ou supérieur aux contributions dues pour les deux années précédentes, à moins de prouver son incapacité à payer.
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Au 24 avril 2018, cinq États membres étaient soumis aux dispositions de l'article 19 : les Comores, la Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe et la Somalie. Malgré le non paiement de la totalité du montant minimum requis pour éviter l'application du-dit article, ils ont été autorisés à participer aux votes jusqu'à la fin de la session en cours.
À l'heure actuelle, un seul pays a perdu son droit de vote, la Libye.
Selon les chiffres publiés par Le Monde, à la fin du mois de juin, 1,5 milliard de dollars avaient été déboursés par les États membres, soit quelque 200 millions de dollars de moins qu'à la même période en 2017.
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En janvier dernier, par la voix de leur ambassadrice auprès de l'Onu, Nikki Hayley, les États-Unis avaient d'ailleurs appelé à une réforme du fonctionnement de l'ONU afin d'en réduire les coûts.
(avec agences)
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