La Corée du Nord tire un nouveau missile balistique : le cadeau de bienvenue de Kim Jong Un au nouveau président sud-coréen

a Corée du Nord a tiré un missile balistique au large de sa côte Est, a déclaré mercredi l'état-major de l'armée sud-coréenne. Ce tir d'essai, le 14e cette année de la part de la Corée du Nord, intervient quelques jours avant l'entrée en fonction du nouveau président sud-coréen Yoon Suk-yeol, le 10 mai.
(Crédits : Reuters)

La Corée du Nord a tiré un missile balistique au large de sa côte Est, a déclaré mercredi l'état-major de l'armée sud-coréenne. Ce tir d'essai, le 14e cette année de la part de la Corée du Nord, intervient quelques jours avant l'entrée en fonction du nouveau président sud-coréen Yoon Suk-yeol, le 10 mai. Ce qui pourrait être un avertissement, selon Hong Min, de l'Institut coréen pour l'unification nationale, selon qui Pyongyang n'acceptera jamais la principale condition posée par le nouveau dirigeant sud-coréen pour reprendre les pourparlers de paix, à savoir le renoncement à l'arme nucléaire.

Renforcement de l'arsenal nucléaire

L'armée sud-coréenne a déclaré avoir détecté le lancement vers midi dans la région de Sunan, à Pyongyang. C'est aussi à Sunan que la Corée du Nord a tiré le Hwasong-17, un "nouveau type" de missile balistique intercontinental, le 24 mars. Le projectile tiré mercredi est monté à 780 km d'altitude et a parcouru 470 km, a précisé l'état-major sud-coréen. Ce tir intervient une semaine après la promesse faite par son dirigeant Kim Jong Un d'accélérer le développement de l'arsenal nucléaire du pays.

"Les armes nucléaires, symbole de notre force nationale et au centre de notre puissance militaire, doivent être renforcées en termes de qualité et de portée", a-t-il affirmé.

Ce nouveau test d'armement intervient également alors que la Corée du Sud et les Etats-Unis s'attendent à une reprise par Pyongyang de ses essais nucléaires arrêtés en 2017.

Le régime nord-coréen avait déjà, en mars, rompu un moratoire de cinq ans sur ses essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) en lançant un puissant projectile, capable d'atteindre les Etats-Unis. En dépit de sévères sanctions internationales, la Corée du Nord redouble d'efforts ces derniers mois pour moderniser son armée, et a procédé à plus d'une dizaine de tirs d'essai depuis le début de l'année.

Les nombreux pourparlers diplomatiques visant à convaincre Pyongyang de renoncer à la bombe atomique sont au point mort depuis l'échec, en 2019, d'une rencontre entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump.

"Il y a de fortes chances pour qu'ils aient testé (mercredi) un missile pouvant être équipé d'une ogive nucléaire", a déclaré à l'AFP Ahn Chan-il, un chercheur spécialisé dans les affaires nord-coréennes.

Un missile ICBM près du Japon

Fin mars, la Corée du Nord avait lancé, pour la première fois depuis 2017, un missile "à pleine portée", qui était tombé dans la zone maritime économique exclusive du Japon, à moins de 200 kilomètres des côtes nippones. Il s'agissait d'un Kim d'un tir du plus puissant missile balistique intercontinental (ICBM) du pays, qui a volé plus haut et plus loin que tous les précédents ICBM testés par la Corée du Nord. Baptisé Hwasong-17, le missile est capable de frapper n'importe quelle partie du territoire américain.

« Le nouveau ICBM fera prendre conscience au "monde entier (...) de la puissance de nos forces armées stratégiques", la Corée du Nord est désormais "prête pour une confrontation de longue durée avec les impérialistes américains", avait alors déclaré Kim Jong.

Face à ces menaces, le président américain Joe Biden doit se rendre en Corée du Sud fin mai.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires 2
à écrit le 04/05/2022 à 8:38
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Faut il donc que la Corée du nord fasse du vacarme pour que l'on apprenne que la Corée du sud a changé de président ? Honte sur nos médias européens, béni oui oui des marchés financiers qui ne sont là que pour nous laver les cerveaux. Et ici franchem...

le 04/05/2022 à 9:14
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"« L’élection du président conservateur Yoon Suk-yeol aujourd’hui aura de graves conséquences sur le futur de la paix sur la péninsule coréenne et sur les droits des femmes », a prévenu mercredi 9 mars sur son compte Twitter Christine Ahn, activiste ...

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