La corruption dans le monde pèse sur les entreprises françaises

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Pour 38% des entreprises françaises, le risque de corruption les pousse à renoncer à des affaires dans certains pays, contre seulement 30% de la moyenne mondiale.
Pour 38% des entreprises françaises, le risque de corruption les pousse à renoncer à des affaires dans certains pays, contre seulement 30% de la moyenne mondiale.
Dans le monde, le risque de corruption continue de dissuader les investisseurs, en particulier les Français. Selon une étude, 38% des entreprises hexagonales assurent que cette menace les pousse à renoncer à faire des affaires dans certains pays.

L'impact de la corruption pèse toujours sur le commerce international, d'après la troisième étude annuelle de la société de conseil en gestion du risque d'entreprise, Control Risks.

Au niveau mondial, 30% des multinationales interrogées disent avoir perdu des contrats en raison de concurrents corrompus, explique l'étude, qui a interrogé les responsables juridiques de plus de 800 entreprises.

La corruption, un motif majeur de retrait pour les entreprises françaises

En France, 37% des entreprises révèlent avoir été impactées. Pour 54% des Français interrogés par l'étude, la corruption est même la première raison pour laquelle les entreprises françaises se retirent des négociations. Ce motif n'est cité que par 40% des Allemands, et 41% du total des personnes interrogés par le cabinet.

Pour 38% des entreprises françaises, le risque de corruption les pousse à renoncer à des affaires dans certains pays, contre seulement 30% de la moyenne mondiale.

Cependant, l'étude révèle que les entreprises françaises sont moins promptes à se plaindre avec seulement 20% d'entre elles qui sont prêtes à se retourner contre le donneur d'ordre, contre 27% en moyenne.

Mauvaise évaluation des risques ?

Le cabinet, spécialisé dans le conseil sur les risques, regrette également une mauvaise évaluation du risque par les entreprises: "Plus de la moitié des entreprises que nous avons sondées n'avaient pas fait d'audit préliminaire sur les risques de corruption au cours des deux dernières années", explique Stéphanie Lhomme, directrice de recherche Europe Afrique de Contrôle Risks.

"Les entreprises françaises doivent trouver un équilibre et faire davantage d'audits en amont ou dans n'importe quelle négociation ou stratégie de pénétration de marchés. Se retirer d'un pays en raison du risque de corruption perçu semble être une stratégie prudente, mais cela conduit aussi à manquer de bonnes opportunités", souligne Stéphanie Lhomme.

Le panel interrogé est constitué de 824 responsables juridiques dans plus de 800 grandes entreprises multinationales dans 16 pays. Parmi eux, 46 personnes font partie d'entreprises dont le siège social est basé en France et 50 personnes travaillent en France.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2015 à 5:17 :
" Pour 54% des Français interrogés par l'étude, la corruption est même la première raison pour laquelle les entreprises françaises se retirent des négociations. Ce motif n'est cité que par 40% des Allemands. "
Ce qui signifie que les allemands sont plus prompts à corrompre que les français...décidément les allemands...
a écrit le 29/10/2015 à 17:45 :
Dans le monde des TP internationaux c'est "monnaie" courante!

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