La croissance américaine au ralenti, comme attendu

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L'impact négatif des stocks sur le PIB devrait toutefois s'avérer temporaire et les économistes.
L'impact négatif des stocks sur le PIB devrait toutefois s'avérer temporaire et les économistes. (Crédits : © Brian Snyder / Reuters)
Mauvaise nouvelle : le PIB des États-Unis a cru de seulement 1,5% au troisième trimestre, les entreprises ayant moins rempli leurs entrepôts pour éviter une trop grande accumulation des stocks. La consommation des ménages a toutefois tiré la croissance.

La croissance américaine a fortement décéléré au troisième trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de seulement 1,5% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, contre une hausse de 3,9% au deuxième trimestre, a annoncé jeudi 29 octobre le département du Commerce. Cette mauvaise nouvelle n'est toutefois pas inattendue : le consensus des économistes interrogés par Reuters avaient tablé sur une croissance de 1,6%.

L'expansion modérée a été soutenu par les dépenses des ménages (+3,2% après +3,6% au trimestre précédent), les investissements résidentiels et les dépenses publiques. La croissance des exportations a décéléré au troisième trimestre, victime de la force du dollar. Mais, comme les importations ont ralenti, le commerce extérieur a eu un effet neutre sur le PIB.

Fort impact des stocks

Les stocks accumulés au cours des trimestres précédents ont en revanche fortement pesés sur la croissance du PIB au troisième trimestre, les entreprises ayant enfin puisé dans ces stocks au détriment de la production.

Sur le troisième trimestre, les entreprises ont constitué pour 56,8 milliards de dollars de stocks, soit le montant le plus faible depuis le premier trimestre 2014. La faiblesse de la constitution des stocks a amputé le PIB du troisième trimestre de 1,44 point de pourcentage, du jamais vu depuis le quatrième trimestre 2012.

Vers une ré-accélération au 4e trimestre

L'impact négatif des stocks sur le PIB devrait toutefois s'avérer temporaire et les économistes, au vu de la solidité des fondamentaux de la conjoncture américaine, anticipent une accélération de la croissance au quatrième trimestre.

"La croissance sous-jacente restes solide ou, du moins, suffisamment robuste pour faire face à des taux d'intérêt qui ne seraient plus à des niveaux ultra-bas", a déclaré Jennifer Lee, économiste chez BMO Capital Markets.

Mercredi, la Fed a, sans surprise, laissé ses taux inchangés mais elle a nuancé les risques internationaux menaçant l'économie des Etats-Unis et a explicitement laissé la porte ouverte à un resserrement de sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion en décembre.

     | Lire Pourquoi la Fed réajuste (encore) son discours

La banque centrale américaine avait ramené ses taux directeurs à un niveau juste au-dessus de zéro en décembre 2008, en pleine crise financière, et a maintenu le statu quo depuis.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2015 à 17:32 :
Dans un ou 1.5 mois (avant la prochaine réunion de la FED), le chiffre de croissance va passer de 1.5 % à, par exemple, 2.9 % comme au dernier trimestre...
Cordialement
a écrit le 30/10/2015 à 14:38 :
"La croissance sous-jacente restes solide ou, du moins, suffisamment robuste pour faire face à des taux d'intérêt qui ne seraient plus à des niveaux ultra-bas". Je traduis : "En fait, on patine grave et on n'arrive pas à faire repartir la croissance, mais on veut surtout pas que vous vous en aperceviez pour, entre-autres, ne pas passer pour des guignols. Rassurez-vous, en décembre on trouvera bien une autre excuse bidon pour reculer cette hausse des taux d'intérêts qui stopperait de façon nette le maigre rebond qu'on a en ce moment !".
a écrit le 30/10/2015 à 9:39 :
Pourtant ils travaillent plus que 3 jours par semaine......
a écrit le 30/10/2015 à 9:39 :
Pourtant ils travaillent plus que 3 jours par semaine......
a écrit le 29/10/2015 à 22:10 :
Quel scoop ! Il n'y a plus de croissance US depuis longtemps, mais une économie sous perfusion de la planche à billets de la FED, qui peine de plus en plus à relancer une machine à bout de souffle...
a écrit le 29/10/2015 à 20:15 :
Mais non pas du tout, le président pour rire, qui a ses entrées au paradis des illusionnistes, a dit que tout allait beaucoup mieux, il faut revoir les chiffres pour les faire coller à ses déclarations, sinon la réalité va encore avoir l'air de rien.
a écrit le 29/10/2015 à 19:49 :
Impec : ça, ce sera l'excuse pour ne pas relever les taux (depuis 5 ans) et ils n'ont plus qu'à attendre le rally de fin d'année pour faire la soudure grâce à noiel. Surtout que les embauches de figurants et de vendeurs, ça va cartonner. Va donc falloir trouver une autre cata pour le début de l'année. A mon avis, une "forte" montée de chômedu ou une bonne guerre qu'ils auront déclenché sur la planète.

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