La croissance mondiale boostée par les Etats-Unis, relancée par la vaccination
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Est-ce le début de la lumière au bout du tunnel ? Pour l'organisation basée à Washington, qui tablait il y a trois mois sur une hausse de 5,5% de l'activité économique en 2021, l'amélioration des perspectives globales est surtout à mettre au crédit des Etats-Unis, où la croissance pourrait atteindre 6,4% cette année, du jamais vu depuis le début des années 1980. Cette nouvelle prévision pour l'économie américaine a été relevée de 1,3 point de pourcentage depuis janvier et représente près du double de celle d'octobre.
Pour l'économie mondiale, une croissance de 6% sur l'année serait la meilleure performance enregistrée depuis 1976. Mais elle succéderait à une chute de 3,3% en 2020, la pire contraction depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les Perspectives économiques mondiales actualisées du FMI, présentées à l'ouverture des réunions de printemps du Fonds et de la Banque mondiale, reflètent aussi une divergence très marquée des trajectoires de rebond entre les Etats-Unis et le reste du monde, ce qui s'explique par l'impact du plan de relance de 1.900 milliards de dollars (1.610 milliards d'euros) lancé par l'administration Biden.
Les perspectives sont moins spectaculaires pour les autres grandes économies avancées, comme le Japon (3,3% de croissance attendue cette année), l'Allemagne (3,6%) ou la France (5,8%), des pays pour lesquels le FMI n'a que légèrement relevé ses prévisions.
Pour l'ensemble des économies avancées, il table désormais sur une croissance de 5,1% contre 4,3% en janvier. Et pour les pays émergents, le relèvement des prévisions est deux fois moins important (+0,4 point) même si la prévision de croissance est plus élevée, à 6,7%.
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"Des reprises à plusieurs vitesses sont en cours dans toutes les régions et dans toutes les catégories de revenus, en fonction des fortes différences en matière de rythme de déploiement des vaccins, d'ampleur du soutien public à l'économie et de facteurs structurels comme la dépendance au tourisme", explique le FMI dans la présentation de ses prévisions.
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