La guerre entre Trump et les médias américains monte d'un cran. Après avoir insulté deux journalistes de l'émission Morning Joe sur Twitter la semaine dernière, le président américain a réitéré ses provocations dans une nouvelle vidéo postée sur le réseau social dans laquelle il exprime une violence physique et verbale à l'égard de la chaîne d'information CNN. Au mois de janvier dernier, le milliardaire avait partagé son point de vue radical sur les journalistes dans les locaux de la CIA :
Par cette déclaration, il annonçait clairement sa position sur le quatrième pouvoir aux Etats-Unis qu'il ne cesse de critiquer à l'aide de provocations très virales postées sur Twitter.
Le président a posté sur son compte Twitter le 2 juillet dernier une vidéo de 28 secondes le mettant en scène en train de tabasser un homme à terre dont le visage est masqué par un logo de CNN. La vidéo originelle a été filmée en 2007 au moment où Donald Trump assistait à un match de catch.
La mise en ligne de cette vidéo, retweetée plus de 300.000 fois, avec les hashtags : #FraudnewsCNN et #FNN pour Fraud News Network a fait réagir la grande chaîne américaine dans un communiqué.
Jeudi 29 juin, le président des Etats-Unis a attaqué un couple de journalistes travaillant chaque matin pour l'émission Morning Joe sur la chaîne progressiste MSNBC. Il s'agit de Mika Brzezinski, fille de Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, et Joe Scarborough, un ancien élu républicain.
Mika Brzezinski a émis quelques critiques sur l'administration du président républicain, qu'il faut observer "comme une entreprise". "Si quelqu'un venait à NBC et prenait le pouvoir, et commençait à tweeter furieusement à propos de l'apparence des gens, à harceler les gens, à parler de gens à la concurrence, à mentir tous les jours, à saper ses dirigeants, à les jeter sous le (bus) - cette personne serait limogée", a déclaré la présentatrice dans des propos rapportés par l'AFP. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir l'ancien présentateur de téléréalité dans une série de tweets.
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La célèbre chaîne américaine a immédiatement réagi sur Twitter en expliquant que :
Lors d'une conférence de presse en février dernier à la Maison Blanche, l'ancien magnat de l'immobilier a assuré que "beaucoup de journalistes de (son) pays ne vous diront pas la vérité [...] Nous devons comprendre ce qu'il se passe, car sincèrement la presse est hors de contrôle". Le niveau de "malhonnêteté est hors de contrôle". Pour l'ONG Reporters sans frontières engagée pour la liberté de la presse dans le monde, ces attaques verbales "contre des journalistes américains sont alarmantes car elles proviennent du président des Etats-Unis, un pays censé protéger la liberté de la presse grâce au Premier amendement de sa Constitution".
A la fin de sa tournée au Moyen-Orient et en Europe en mai dernier, le dirigeant américain a réagi sur Twitter aux révélations de la presse américaine sur de possibles collusions entre la Russie et des membres de la Maison blanche ou de son équipe de campagne.
"C'est mon opinion que beaucoup de fuites sont des mensonges fabriqués par les médias #FakeNews."
Dans un autre tweet, il explique que "les médias 'Fake News' travaillent dur à dénigrer et dévaloriser mon utilisation des médias sociaux car ils ne veulent pas que l'Amérique entende la véritable histoire". Empêtré dans une série de difficultés vis à vis du rôle de la Russie lors de la dernière campagne présidentielle, Donald Trump se réfugie régulièrement derrière l'argument des prétendus "fake news" pour assurer sa défense.
> Lire aussi l'opinion de Florian Silnicki, expert en stratégies de communication et fondateur de l'agence LaFrenchcom : Fake News : un défi pour les communicants plongés dans l'ère de la post vérité
Dès son investiture, l'administration de la Maison blanche a ouvertement contesté les faits avancés par les médias américains sur la foule présente lors de cet événement. La presse avait avancé qu'il y avait plus de monde lors de l'arrivée au pouvoir de Barack Obama.
Rapidement, la conseillère spécialiste des sondages Kellyanne Conway, en charge de la communication du candidat républicain lors de la campagne, avait expliquer devant les caméras du monde entier que la foule présente le jour de l'investiture était bien plus nombreuse que pour l'investiture de Barack Obama. Cette fervente partisane des "alternative facts" inaugurait alors l'ère d'une communication présidentielle très agressive envers le quatrième pouvoir.
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