Encore des révélations qui pourraient empoisonner la présidence américaine de Donald Trump. Le fils aîné du chef d'Etat Donald Trump Junior a accepté de rencontrer l'avocate russe Natalia Veselnitskaya en juin 2016 dans les bureaux de la Trump Tower. Selon des révélations du New York Times, parues ce dimanche 9 juillet, la juriste aurait pu livrer des informations compromettantes sur Hillary Clinton. Le problème est que le fils du président américain a livré deux explications différentes en seulement deux jours pour justifier cette rencontre.
Samedi dernier, Donald Trump Jr a confirmé cette réunion qui a lieu le 9 juin 2016 deux semaines après la victoire de Trump dans un communiqué adressé à la presse américaine en expliquant qu'il s'agissait d'une "brève réunion" :
Cette déclaration fait référence au gendre de Donald Trump, Jared Kushner, actuellement conseiller stratégique du président, et Paul Manafort, ancien directeur de campagne du républicain, actuellement dans la tourmente pour avoir reçu plus de 25 millions de dollars d'un parti politique ukrainien appelé le parti des Régions, très proche du Kremlin et de Vladimir Poutine.
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L'ancien directeur de campagne de Donald Trump Paul Manafort. (Crédits : Reuters.)
Par ailleurs, selon des propos rapportés par Reuters, l'avocat de Jared Kushner, déjà mis en cause pour des contacts répétés avec l'ambassadeur de Russie lors de la campagne a assuré que le gendre de Trump n'avait que brièvement participé à la réunion et ajouté qu'il avait rencontré des responsables de plus de 20 pays pendant cette période.
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Dans un autre communiqué transmis à la presse américaine ce dimanche, il a déclaré qu'une connaissance, datant du concours de miss univers 2013, l'avait approché pour lui demander de rencontrer un individu qui pouvait avoir des informations utiles à la campagne de son père.
Le fils aîné de Donald Trump a estimé que la véritable raison de la rencontre concernait le sujet de l'adoption des enfants russes et que, les déclarations relatives aux informations qui pouvaient être utiles à la campagne du magnat de l'immobilier, n'étaient qu'un prétexte.
Ces nouvelles révélations interviennent alors que plusieurs enquêtes sont actuellement menées par le FBI et différentes commissions parlementaires. De son côté, Donald Trump dément régulièrement les révélations faites par la presse américaine. Le porte-parole de l'équipe juridique du chef d'Etat Mark Corallo a affirmé que "le président n'était pas au courant de cette réunion et n'y a pas assisté". Dans un entretien, il a expliqué que Mme Veselnitskaya "avait eu recours à des enquêteurs privés dont la firme, Fusion GPS, avait produit un dossier de renseignements qui contenait des allégations infondées contre le président". Dans un communiqué, le bureau d'enquête a précisé que "Fusion GPS a appris la tenue de cette réunion par les révélations des médias et n'en n'avait pas eu connaissance avant. Toutes les déclarations qui affirment que Fusion GPS a arrangé ou facilité cette rencontre sont fausses".
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