La Turquie commande du gaz à la Russie, dont le quart sera payé en roubles
Paul Marion
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Les présidents Erdogan et Poutine à Sotchi début août.
Reuters
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Les présidents Erdogan et Poutine à Sotchi début août.
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Vladimir Poutine veut prouver aux Occidentaux que le reste du monde continue à commercer avec la Russie. Le président russe a annoncé vendredi, en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghaï à Samarcande, que son pays allait prochainement livrer du gaz naturel à la Turquie qu'il désigne comme un « partenaire fiable ». Surtout, le « quart » de cette livraison sera réglée en roubles, comme le réclame de plus en plus Moscou pour soutenir sa monnaie.
Il s'agit en fait d'une confirmation d'un accord déjà scellé entre les deux leaders à Sotchi cet été. Mais début août, la question de la part exacte qui serait payée en roubles n'avait pas été tranchée.
« Notre accord devrait prendre effet prochainement, permettant de livrer du gaz naturel à la Turquie, dont 25% sera payable en roubles », a déclaré Vladimir Poutine à l'occasion d'une rencontre d'une heure avec son homologue turc Erdogan.
Frappée par les sanctions occidentales, qui privent son économie de ses débouchés et de ses fournisseurs historiques, la Russie cherche des partenaires économiques de substitution capables de compenser la perte des importations européennes de gaz, réduite à peau de chagrin.
Au-delà du seul gaz, le maître du Kremlin a également salué « le signal » envoyé par la Turquie pour autoriser les exportations de produits russes depuis les ports turcs. « Nos entreprises ont reçu le signal qu'elles pourront exporter leurs produits depuis la Turquie », s'est félicité le président russe qui espère « augmenter de façon significative » les échanges commerciaux avec l'autre grande puissance de la mer Noire.
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