Le Japon veut payer les entreprises qui mettront leurs salariés au repos

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Le gouvernement japonais planche une nouvelle fois sur la question de la surcharge de travail. Il a annoncé une nouvelle mesure pour réduire les journées de travail, souvent très chargées, des employés japonais, rapporte le Nikkei, mercredi 4 mai.
Le gouvernement nippon veut fixer un nombre minimum d'heures consécutives de repos pour les salariés et récompenser financièrement les entreprises qui appliqueront cette mesure. Selon le quotidien économique nippon, il s'inspirerait du modèle européen, dont la directive sur le temps de travail prévoit "une période de repos hebdomadaire minimale de 24 heures sans interruption pour chaque tranche de sept jours, qui s'ajoute au repos quotidien de 11 heures".
Cette aide financière aux entreprises pourrait être mise en place en 2017. Le gouvernement réfléchit encore au nombre d'heures de repos et au montant des subventions.
Ce n'est pas la première fois que le gouvernement réfléchit à une mesure pour réduire la surcharge de travail des salariés. Le 2 février 2015, il prévoyait d'imposer au moins cinq jours de congés obligatoires. Dans l'archipel, certains travailleurs ne prenaient aucune de leurs journées de repos rétribuées, se contentant de tout ou partie des quinze jours fériés par an dans l'archipel (au nombre de seize cette année). Le législateur estime que cela peut aboutir à des décès par surmenage qui, au Japon, ont un nom précis: "karoshi".
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Selon le Nikkei, ces différentes mesures pourraient améliorer la productivité du Japon. Dans ce domaine, le pays se classe 20e parmi les membres de l'OCDE et dernier parmi les pays du G7.
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