Le ministre de la Justice de Trump a menti sur ses relations avec la Russie (lui aussi)

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Lors de son audition au Sénat le 10 janvier pour sa confirmation au poste de ministre de la Justice, Jeff Sessions (qui était, faut-il rappeler, membre du comité influent des forces armées du Sénat) a juré sous serment n'avoir eu aucune communication avec les Russes pendant la campagne présidentielle.
Lors de son audition au Sénat le 10 janvier pour sa confirmation au poste de ministre de la Justice, Jeff Sessions (qui était, faut-il rappeler, membre du comité influent des forces armées du Sénat) a juré sous serment n'avoir eu "aucune communication avec les Russes" pendant la campagne présidentielle. (Crédits : Flickr/Gage Skidmore. CC License by.)
Jeff Sessions est mis en cause par la presse américaine pour avoir entretenu des relations avec la Russie pendant la campagne présidentielle. Et avoir menti face au Sénat. Ces révélations renforcent l'opposition démocrate dans sa volonté de mettre en place une commission spéciale chargée d'enquêter sur le rôle du Kremlin dans la course à la Maison Blanche.

Les liens entre la Maison Blanche et la Russie se précisent. Près de quinze jours après la démission du conseiller spécial à la sécurité Michael Flynn pour avoir entretenu des relations avec l'ambassade russe aux Etats-Unis, le Washington Post dans son édition du jeudi 2 mars a mis en cause l'actuel ministre de la Justice, Jeff Sessions. Ce dernier est soupçonné d'être entré en contact à deux reprises avec l'ambassadeur russe Sergey Kislyak basé aux Etats-Unis.

    > Lire aussi : Le conseiller de Trump à la Sécurité nationale démissionne

Deux rencontres pendant la campagne

Le quotidien américain rapporte qu'il y a eu deux rencontres entre Jeff Sessions et Kislyak alors que M. Sessions était membre du comité influent des forces armées du Sénat et un des conseillers importants de Donald Trump en matière de politique étrangère. Il avait rejoint l'équipe du candidat républicain en février 2016. L'une des rencontres a eu lieu en septembre dans le bureau de Jeff Sessions au moment où le renseignement américain tentait d'obtenir des informations sur le rôle de la Russie pendant la campagne présidentielle. La seconde rencontre a eu lieu en juin.

sessions trump

Donald Trump et Jeff Sessions à la Maison Blanche le 9 février dernier. (Photo : Kevin Lamarque/Reuters).

Un mensonge qui pourrait lui coûter sa place

Lors de son audition au Sénat pour sa confirmation le 10 janvier dernier, Jeff Sessions avait affirmé n'avoir "aucune communication avec les Russes". Il avait également précisé "être au courant d'aucune activité" entre des membres de l'administration russe et l'équipe de campagne de Trump. Comme ses déclarations ont été faites sous serment, les dernières révélations du Washington Post pourraient ainsi le mettre en grande difficulté au sein du gouvernement américain.

    > Voir aussi le diaporama : Pro-russe, ex-Goldman Sachs, ... : les visages du gouvernement Trump

Un contexte délicat

Ces révélations interviennent dans le cadre d'une enquête menée par une commission parlementaire sur des liens présumés entre Donald Trump, son équipe de campagne et la Russie. Le représentant démocrate Adam Schiff a notamment déclaré sur la chaîne MSNBC que "nous avons conclu un accord écrit, avec la minorité et la majorité de la commission du renseignement de la Chambre, et nous allons enquêter sur les allégations de collusion entre la Russie et la campagne Trump". Les députés comptent déterminer si les mesures présumées de la Russie comprenaient "des liens entre la Russie et des individus associés avec les campagnes politiques ou toute autre personne américaine" sans préciser s'il s'agissait de Donald Trump. Par ailleurs, les services de renseignement américains ont exprimé leurs certitudes sur les cyberattaques russes contre le parti démocrate, comme le rapporte ReutersA la suite de ces déclarations, M. Trump a démenti toute relation entre son équipe et le Kremlin avant l'élection, accusant les médias de fomenter "une escroquerie".

Un appel à la démission

La présidente du groupe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé à la démission du procureur général. Pour l'élue, "Sessions n'est pas à même d'occuper le poste de premier responsable de la justice de notre pays et il doit démissionner". Par ailleurs, l'opposition alimente ses critiques sur le fait que, par son poste, Jeff Sessions est également responsable du FBI. Cette agence fédérale mène actuellement une enquête sur le rôle de la Russie et sa probable ingérence dans la campagne présidentielle. Ce qui pourrait pousser l'actuel ministre à la démission.

Des étranges démentis

La Maison Blanche a exprimé des démentis entretenant la confusion sur les présumées connexions entre Jeff Sessions et la Russie. L'administration a confirmé les réunions de Jeff Sessions mais a déclaré qu'il n'avait rien fait de mal, selon des propos rapportés par le Huffington Post. Un responsable de la Maison Blanche, qui a souhaité gardé l'anonymat, a de son côté affirmé que "M. Sessions a rencontré l'ambassadeur en sa qualité officielle de membre de la commission des forces armées au Sénat, ce qui est entièrement cohérent avec son témoignage".

De son côté, Jeff Session a déclaré au Washington Post qu'il n'a "jamais rencontré d'officiels russes pour discuter des sujets de campagne. Je n'ai aucune idée de ce à quoi à se réfèrent ces allégations. C'est faux".

Jeff Sessions et Michael Flynn ne sont pas les seuls à être au centre de la controverse sur leurs liens avec la Russie. Paul Manafort qui est l'ancien directeur de campagne de Donald Trump,  est actuellement soupçonné par les services de renseignement américains d'avoir établi de nombreux contacts troubles avec l'administration de Vladimir Poutine.

>> Lire aussi : Qui est Paul Manafort, le conseiller de Trump soupçonné de collaborer avec la Russie ?

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Commentaires
a écrit le 08/03/2017 à 13:04 :
quelle honte ces pseudo democrates ils ont la defaite amer.tout a fait similaire a notre gauche bien pensante pourrir la vie des citoyens a coup de lois liberticides ,appauvrir les masses en creant taxes sur taxes en etant d un tel laxisme judiciaire que le pays est devenus une cour des miracle et ces imbeciles et hypocrites de medias et d elues parisiens pleurnichent que la capitale est désertées par le tourisme.alors ils debloquent des fonds pour un appel au monde afin de revenir.c est vous dire le mepris des élites pour le citoyen .les touristes sont de bon pigeons mais faut quand meme pas pousser quand ils se sont trouvés dans la diligence attaqué ils n ont ni envie de revenir ni envie d envoyer leurs amis dans des guet apen .quant au pipi de chat des démocrates américains ils devraient faire attention car obama à pas mal de casseroles à son actif.
a écrit le 02/03/2017 à 20:52 :
Nous avons compris que le camp adverse fera tout ce qui est en son pouvoir pour destituer le président Trump, démocratiquement élu.
Nous avons également compris que tous les médias officiels français (et occidentaux) appartenant à une poignée de milliardaires, ont pour objectif, de décrédibiliser, pour tous les moyens, le président Trump, ce dernier n'ayant pas les mêmes idéaux que l'oligarchie parisienne qui nous gouverne.
a écrit le 02/03/2017 à 19:35 :
Les democrats, c'est les socialos en France et les libéraux au Canada. Tu penses bien qu'ils en ont gros sur la patate d'avoir été éliminés et qu'ils font fonctionner tous leurs leviers de pouvoir pour rendre la vie difficile au nouvel élu :-)
Réponse de le 03/03/2017 à 6:55 :
@Patrickb
Faut quand même n'y pas connaître grand chose pour affirmer que les Démocrates américains c'est comme les socialos en France.
Démocrates US = centre droit pour nous Français. Il suffit de voir leur programme ou leurs accomplissements pour s'en convaincre.
Et désolé si les révélations des médias vous met dans l'inconfort, mais le traite à son pays c'est Trump et pas les démocrates.
a écrit le 02/03/2017 à 19:18 :
Il a rencontré un diplomate russe au titre de ses fonctions, de manière parfaitement publique et officielle... Au fait, il est le seul dans ce cas ? Il n'y a pas de démocrates engagés dans la campagne d'Hillary CLINTON ? Et que faudra-t-il faire pour nous tous qui croisons statistiquement forcément plein de voyous dans la rue, le train et le métro sans savoir que ce sont des délinquants ? Le maccarthisme bat son plein aux Etats-Unis. Le problème, c'est que la presse française leur emboite le pas... La prochaine étape sera de rallumer des bûchers pour sauver les âmes !
a écrit le 02/03/2017 à 18:32 :
Évidemment il vaut mieux avoir des contacts avec l'Arabie saoudite, le Qatar.. cela ne pose aucun problème alors que leur implication dans le financement du terrorisme est dénoncé ici et là....pauvres américains, ils ont bloqué leur curseur temporel en 1950....et nous nous ne sommes pas plus malins....
a écrit le 02/03/2017 à 16:22 :
Incroyable cette manipulation de l'opinion par des médias qui suivent aveuglément les revanchards "démocrates" (normal, ce sont leurs propriétaires). Une chose est sûre, ces gugus ne sont pas dignes de porter le nom de "démocrates" ! On reconnait bien là la xénophobie habituelle anti Russes des démocrates, qui sont prêts à provoquer une guerre, en Europe par leur étroitesse d'esprit. Je m'inquiète vraiment car ils l'ont fait en Amérique Latine et en Asie. Maintenant à notre tour !
En France, aussi un enjeu majeur pour la démocratie se joue actuellement avec le rachat massif des médias par un petit nombre de milliardaires. Comme par hasard, tout ce joli monde des journaux soutient Macron, en profite pour rabaisser Fillon (pas difficile à faire), sortent des sondages aberrants sur Mélenchon (hyper faible) et Hamon (bizarrement élevé). Je suis curieux de voir ce qu'il va se passer aux élections réelles !
a écrit le 02/03/2017 à 16:19 :
Nous voilà revenu au maccarthysme pur et dur où il ne fait pas bon entretenir une relation normale avec un pays qui lutte contre le terrorisme islamique en première ligne, bien que la population d'Alep Est n'est pas était décrite en ce sens par nos chers médias, soit..
J'aimerai rappeler à ceux qui souhaitant dépeindre la Russie sous un portrait d'envahisseur, que même le chef de d'état-major général et commandant en chef des forces armées ukrainienne, Viktor Muzhenko avait déclaré, face camera, qu'il n'y avait pas de troupes Russe en Ukraine, tout au plus quelques têtes brulées, à l'image de quelques milliers de djihadistes, partis de Russie pour rejoindre l'Irak et la Syrie.
De plus, la Crimée est depuis des décennies une base maritime pour les sous-marins Russes. Cette base était louée à l'Ukraine.
Je ne reviendrai pas sur l'histoire de l'Ukraine et les compositions ethniques Est-Ukrainienne et Criméenne..
a écrit le 02/03/2017 à 15:18 :
Les démocrates américains, à savoir la droite classique contrairement aux républicains qui sont de la droite dure, adorent enfiler les perles de ce genre et se concentrer sur des sujets sans intérêt.

J'espère qu'au moins ce commentaire sur trump ne sera pas censuré sinon merci de m'envoyer un mail pour me signifier mon interdiction de commenter sur trump, j'avais fais deux gros commentaires ce matin sur vos deux sujets le concernant qui n'ont toujours pas été publiés et que j'ai un peu en travers de la gorge quand même hein, que je ne perde pas mon temps au moins svp.

Alors oui vous détestez trump c'est un fait, vous n'avez en plus plus grand chose à dire contre le brexit toutes vos prédictions s'étant évaporées au contact de la réalité, du coup vous lâchez tout sur trump, c'est donc une consigne de votre rédacteur en chef lui même dépositaire de l'intérêt des actionnaires.

Je le répète, plutôt que de perdre mon temps merci de me dire qu'on ne peut rien dire de nuancé sur trump sans être un facho. Ce coup de gueule parce que c'est vraiment sur trump que vous me refusez la plupart de mes commentaires, je dirais 3 sur 4 sans problème, cela fait beaucoup de temps de dépensé pour rien du tout.

Vous avez mon mail à vous de jouer maintenant, merci.
Réponse de le 02/03/2017 à 17:01 :
Je compatis parce que J'ai le même problème, mais avec Macron...

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