Sanctions américaines à venir contre la Russie après les piratages

Les mesures devraient être annoncées dans la journée. Le FBI, la CIA et la direction du renseignement national américain ont conclu à la responsabilité de la Russie dans le piratage des serveurs du Comité national démocrate pendant la campagne présidentielle. La Russie se défend de toute implication.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a prévenu mercredi que le Kremlin riposterait contre Washington si de nouvelles sanctions économiques étaient adoptées.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a prévenu mercredi que le Kremlin riposterait contre Washington si de nouvelles sanctions économiques étaient adoptées. (Crédits : Reuters/Kevin Lamarque)

Washington va faire payer à Moscou les piratages informatiques pendant les élections américaines. Les États-Unis prévoient d'annoncer ce jeudi des mesures de rétorsion contre la Russie, accusée d'avoir piraté les institutions démocrates et diffusé ces informations dans le but de favoriser l'élection de Donald Trump et d'autres candidats républicains, ont annoncé mercredi deux responsables américains. Le sénateur américain républicain Lindsey Graham avait évoqué plus tôt mercredi des "sanctions bipartisanes" contre la Russie, en marge d'un voyage dans les pays baltes.

Ne pas attiser le cyberconflit

Si la teneur des mesures approuvées par Barack Obama n'a pas été précisée par les responsables en question, plusieurs pistes ont été évoquées lors de discussions : sanctions économiques ciblées, mises en examen, diffusion d'informations susceptibles de confondre des responsables russes et des oligarques ou encore des restrictions visant les diplomates russes.

Washington a cherché à éviter des mesures susceptibles d'attiser un cyberconflit avec la Russie, selon ces deux responsables américains. Toute interférence avec des services de messagerie russes aurait par exemple constitué une mesure excessive, ajoutent-ils.

La Russie dément toute implication

Le FBI, la CIA et la direction du renseignement national américain ont conclu à la responsabilité de la Russie dans le piratage des serveurs du Comité national démocrate pendant la campagne présidentielle. Les agences conviennent aussi que les attaques avaient pour but de favoriser Donald Trump face à Hillary Clinton. Le président sortant avait promis des sanctions au début du mois.

"Nous devons prendre des mesures et nous le ferons", a annoncé Barack Obama dans une interview radiophonique à la National Public Radio (NPR).

De son côté, le Kremlin a démenti toute implication. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a prévenu mercredi que le Kremlin riposterait contre Washington si de nouvelles sanctions économiques étaient adoptées.

Trump seul à défendre la Russie

Punir la Russie pour son implication supposée semble faire l'unanimité aux États-Unis. Seul le président élu Donald Trump a balayé les rapports des services de renseignement américains, estimant que "nous devrions reprendre le cours de nos vies", comme il l'a déclaré mercredi à des journalistes depuis sa propriété de Mar-a-Lago, en Floride lorsqu'il a été interrogé sur la possibilité de sanctions.

Dans le camp des Républicains, la plupart des responsables ne mettent pourtant aucunement en doute la réalité des opérations russes. Le président de la commission des forces armées du Sénat, John McCain, a ainsi affirmé mercredi qu'il "fallait que Vladimir Poutine sache que ce genre d'opérations sera sanctionné à l'avenir". Les faits sont "extrêmement sérieux", a-t-il dit sur la chaîne Fox News.

Il faut "sanctionner le secteur de l'énergie" russe et imposer des sanctions financières et des restrictions sur les voyages des hauts responsables russes, a renchéri de son côté le sénateur Lindsey Graham, également interviewé par Fox News. Mais il reviendra à la future administration Trump et au nouveau Congrès d'appliquer ces sanctions, et non à l'administration Obama finissante, a-t-il ajouté. Au vue de la position du président élu sur le sujet, la mise en place de telles sanctions pourrait bien se faire attendre.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires 8
à écrit le 30/12/2016 à 8:11
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Ou tonton Sam passe , paix et tranquilité trépassent ! OU sont les preuves ?

à écrit le 29/12/2016 à 19:24
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En France si Mr Fillon où Mme Le Pen étaient élus en 2017 il faudra voir la main de Moscou étant donné que ces deux candidats semblent appréciés par Mr Poutine...Pourtant aux USA comme en France chacun vote comme il l'entend sans personne pour lui t...

à écrit le 29/12/2016 à 15:35
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Observer les regards des deux protagonistes: Obama a un regard glacé de haine, Vladimir Vladimirovitch a un regard stoïque intense. Game over, l'un laissera une présidence plutôt terne après avoir éveillé de grands espoirs. Obama a une attitude de ...

le 29/12/2016 à 17:14
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L'alcool est mauvais pour la santé ;)))

à écrit le 29/12/2016 à 14:20
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Avec plus de 31 % de pauvres ( 14,3% en France ), poutine devrait s'occuper des russes au lieu de créer des conflits a l’extérieur de ses frontières.

à écrit le 29/12/2016 à 13:21
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Les mauvais perdants sont rancuniers en général!

à écrit le 29/12/2016 à 12:46
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Le sanctionneur compulsif va encore frapper, aux abris ...!

à écrit le 29/12/2016 à 12:12
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"La russie dément toute implication" Ben on se doute bien qu'ils ne vont pas déclarer "on vous a bien eu bande de nases !" Par contre qu'ils aient fait un mauvais choix ça c'est fort possible, Clinton la compromise aurait fait une belle girou...

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