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Le Néerlandais Mark Rutte bien placé pour prendre la tête de l'Otan

latribune.fr

Publié le 23 février 2024 à 08:38 - Mis à jour le 23 février 2024 à 08:39

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

JOHANNA GERON

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Déjà favori pour diriger l'Otan, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est désormais soutenu par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne pour succéder à Jens Stoltenberg à ce poste crucial, en pleine guerre en Ukraine.

De la démission à son poste de Premier ministre des Pays-Bas, qui n'est toujours pas effective, à sa potentielle nomination en tant que secrétaire général de l'Otan, il n'y a plus qu'un petit pas à franchir pour Mark Rutte. Toutes les conditions sont en effet réunies : il vient d'obtenir le soutien sans doute décisif des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, trois des plus importants pays de l'alliance.

Pour rappel, faute d'accord entre Alliés sur une nouvelle personnalité, l'actuel secrétaire général, Jens Stoltenberg, avait déjà été reconduit à son poste l'été dernier pour un an de plus. Le Norvégien aura alors dirigé cette organisation pendant dix années, marquées par des tensions toujours plus vives avec la Russie.

Il ferait, pour Washington, «un excellent secrétaire général»

Pour lui succéder, le nom du chef du gouvernement néerlandais démissionnaire, qui assure les affaires courantes, circule depuis des mois avec insistance. Washington a fait « clairement savoir » à ses alliés que le Premier ministre néerlandais ferait « un excellent secrétaire général », a affirmé jeudi un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby. Si les Américains ont généralement le dernier mot sur ce choix, le poste revient à un Européen. L'an dernier, celui qui était alors ministre britannique de la Défense, Ben Wallace - qui a depuis démissionné - avait fait part de sa candidature pour diriger l'Otan, mais il avait échoué à obtenir l'aval américain.

« Nous voulons un candidat solide », a déclaré plus tôt un porte-parole du Premier ministre britannique Rishi Sunak, disant soutenir « fortement » la candidature du dirigeant néerlandais. « Rutte est très respecté au sein de l'Alliance, il a de sérieuses références en matière de défense et de sécurité et il veillera à ce que l'Alliance reste forte et prête à assurer défense et dissuasion », a-t-il expliqué, saluant le « leadership » de Jens Stoltenberg pendant neuf ans. Le chancelier allemand Olaf Scholz « soutient une nomination de Mark Rutte au poste de secrétaire général de l'Otan », a aussi annoncé quelques heures plus tard son porte-parole Steffen Hebestreit. « Avec son immense expérience, sa grande expertise en matière de politique de sécurité et son sens aigu de la diplomatie, il est un candidat exceptionnel », a-t-il écrit sur le réseau social X.

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OTAN : la France devrait consacrer 2% de son PIB en dépenses de défense en 2024

Le nom de Mark Rutte semble donc clairement se détacher même si certains des 31 Etats membres de l'Alliance considèrent que le temps est venu pour une femme de diriger pour la première fois l'Otan. Autre frein : le Premier ministre libéral depuis 2010, qui a annoncé son intention de quitter la scène politique néerlandaise, reste cependant encore en poste en attendant la formation d'un nouveau gouvernement. Les négociations patinent depuis les élections de novembre remportées par l'extrême-droite.

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Rutte a déjà affronté Donald Trump

Habitué des rendez-vous européens, Mark Rutte, 57 ans, a su nouer des relations avec nombre de dirigeants. Autre point fort, il a fréquenté l'ancien président américain Donald Trump, dont le retour éventuel après l'élection de novembre hante les couloirs de l'Alliance à Bruxelles. Mark Rutte n'avait pas hésité à le contredire publiquement pendant une visite à la Maison Blanche.

D'autant que le favori des primaires républicaines a tenu des propos qui ont suscité de vives réactions, en évoquant la possibilité de ne plus défendre les pays de l'Otan s'ils ne mettaient pas assez la main à la poche au budget de l'Alliance atlantique.

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Après les railleries de Trump, l'Otan annonce des dépenses militaires en hausse

Dix-huit pays de l'Otan sur 31 atteindront cette année l'objectif de 2% du PIB en dépenses militaires

Au-delà de leur dimension volontairement provocatrice, les propos de Donald Trump ne tiennent pas compte des efforts des alliés depuis maintenant dix ans, selon des sources de Bruxelles, interrogées par l'AFP. Selon les dernières données de l'alliance atlantique, en 2023, 11 membres de l'OTAN ont atteint ou dépassé la part de 2% de leur PIB en dépenses militaires.

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D'autant que cette année, dix-huit pays de l'Otan sur 31 atteindront l'objectif de 2% du PIB en dépenses militaires, a annoncé mi-février Jens Stoltenberg, quelques jours après les attaques de Donald Trump contre les mauvais payeurs en Europe. « C'est un autre chiffre record », s'est alors félicité le secrétaire général devant la presse, avant une réunion des ministres de la Défense de l'Otan à Bruxelles. En 2014, seuls trois pays avaient atteint cet objectif de 2%.

(Avec AFP)

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