Le prix du baril de pétrole dégringole, au plus bas depuis 15 mois
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La forte baisse des marchés financiers mondiaux, qui s'inquiètent d'un risque systémique après la faillite de la banque californienne SVB, se propage au marché pétrolier. Déjà plombé par les incertitudes macroéconomiques, les pressions inflationnistes, la hausse des taux sur la croissance économique mondiale, la poursuite de la guerre en Ukraine, et le peu d'efficacité des sanctions occidentales sur les exportations de pétrole russe, les prix du baril de brut ont enregistré ce mercredi leurs plus bas niveaux depuis décembre 2021.
Sur les marchés à terme, le prix du baril de Brent chutait dans l'après-midi de quelque 6,8% à 72,2 dollars, soit une baisse de 12,7% sur un mois et de 22,6% sur un an. Quant à la référence américaine, le baril de WTI, elle dégringolait de 7,5%, à 65,8 dollars, soit une baisse de 13,5% sur un mois et de 25,6% sur un an.
Une tendance baissière qui pourrait toutefois atteindre ses limites. Dans son dernier rapport mensuel, l'Opep estime toujours à 101,9 millions de barils par jour (mb/j) la demande mondiale en 2023, en hausse de 2,33% par rapport à 2022. Une croissance menée notamment par la Chine qui devrait consommer 15,6 mb/j cette année, soit 4,73% de plus qu'en 2022, en raison de la reprise de l'activité consécutive à la fin de la politique « zéro Covid ».
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Malgré cette hausse des besoins, l'Opep+ (le partenariat qui réunit les pays membres de l'Opep et 10 autres pays exportateurs dont la Russie) ne devrait pas changer sa politique actuelle de production. Son quota est fixé à 38,74 mb/j, depuis l'accord de réduction de 2 mb/j décidé en octobre (en réalité 1 mb/j car certains pays n'atteignent pas leurs quotas). « À ceux qui continuent de penser que nous allons ajuster l'accord avant la fin de l'année, je leur dis qu'ils devront attendre jusqu'au vendredi 29 décembre 2023 pour leur démontrer notre engagement à tenir notre accord actuel », a averti cette semaine le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdelaziz ben Salman, dans un entretien accordé au cabinet d'intelligence économique spécialisé dans l'énergie, Energy Intelligence.