Le spectre d'un « shutdown » plane sur les États-Unis
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Le Congrès a jusqu'à vendredi soir, minuit, pour adopter une mesure de financement, même temporaire, des services publics fédéraux.
Reuters
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Le Congrès a jusqu'à vendredi soir, minuit, pour adopter une mesure de financement, même temporaire, des services publics fédéraux.
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C'est un exercice devenu presque banal mais dont les répercussions restent toujours redoutées. Aux États-Unis, les élus du Congrès ont une nouvelle fois négocié à la dernière minute pour éviter une paralysie des services publics juste avant les fêtes de fin d'année.
L'accord trouvé mardi prévoit de financer l'État jusqu'à mi-mars, incluant notamment plus de 100 milliards de dollars d'aide contre les catastrophes naturelles, ainsi que 10 milliards pour les agriculteurs. Rosa DeLauro, une élue démocrate influente sur les questions budgétaires, s'est félicitée des montants alloués pour « aider les Américains à reconstruire » après les récents ouragans et incendies. Le texte doit désormais être adopté par la Chambre des représentants avant d'être soumis au Sénat, qui devrait voter avant la fin de la semaine, puis transmis au président Joe Biden pour promulgation.
Le temps presse : le Congrès a jusqu'à vendredi soir, minuit, pour adopter une mesure de financement, même temporaire, des services publics fédéraux. Faute de quoi, les États-Unis connaîtraient un nouveau « shutdown », avec des conséquences concrètes : chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires, gel de plusieurs aides sociales et fermeture de certains services publics, comme les crèches. Une situation extrêmement impopulaire, surtout à l'approche de Noël.
Le financement des services fédéraux est depuis longtemps un sujet de discorde récurrent aux États-Unis. Cette fois, les divisions internes au camp républicain ajoutent à la complexité des négociations : des conservateurs modérés s'opposent à des trumpistes partisans d'une sévère réduction du rôle de l'État fédéral.
Bien que cet accord immédiat vise à éviter un blocage, il intervient dans un contexte de transition politique au Congrès et à la Maison Blanche. Dès janvier, les républicains reprendront la majorité au Sénat, et le nouveau président prêtera serment le 20 janvier. Ces changements marqueront un tournant, les républicains s'apprêtant à mettre en œuvre le programme de Donald Trump.
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Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, avait indiqué mi-novembre que ce budget temporaire offrirait une période de répit avant l'arrivée de réformes structurelles. « Le nouveau programme commencera sérieusement dès janvier, avec un agenda chargé pour les 100 premiers jours », a-t-il déclaré. Parmi les priorités annoncées : le durcissement des politiques migratoires, la relance de l'exploitation pétrolière et des baisses d'impôts.
(Avec AFP)
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