Donald Trump ne cache pas son intention de vouloir récupérer les fonds non engagés par l'administration actuelle dans le cadre des grandes lois de son prédécesseur. Encore en place jusqu'au 20 janvier 2025, le président tente de flécher cet argent au plus vite.Donald Trump avait donné le ton. Dès son arrivée dans le Bureau ovale à la Maison Blanche, il détricotera le mandat Biden et notamment sa loi phare : l'Inflation Reduction Act (IRA) qu'il qualifie « d'arnaque ». Le républicain a ainsi annoncé vouloir récupérer les fonds non-engagés dans le cadre du programme d'investissements massif.
Voté en 2022, ce dispositif pluriannuel ambitieux mêle crédits d'impôt, prise en charge du coût des médicaments, et surtout, de généreuses subventions pour les industries vertes. Joe Biden en avait fait le cœur de son mandat, le comparant régulièrement au New Deal de Roosevelt.
Sprint vers la ligne d'arrivée
Depuis l'élection de son adversaire républicain le 7 novembre dernier, l'actuel président des Etats-Unis a entrepris d'accélérer la mise en place de ces aides financières. Selon Malcolm Biiga, consultant senior chez Havas, cette accélération « résulte de la confiance de Joe Biden en une victoire de Kamala Harris, auquel cas il n'aurait pas eu à brusquer son agenda pour maintenir un héritage. »
Le 9 décembre dernier, dans un mémo, le chef de cabinet de la Maison Blanche, Jeff Zients, a présenté à ses collaborateurs les six dernières semaines du mandat Biden comme un « sprint vers la ligne d'arrivée ». Objectif affiché, « faire le plus possible pour le peuple américain ». Plus tôt au mois de novembre, quelques jours seulement après la victoire de Donald Trump sur Kamala Harris, Joe Biden avait réuni au cours d'une visio-conférence quelque 2.000 membres du gouvernement fédéral afin de leur servir le même discours.