Inflation : les Etats-Unis prêts à mettre fin aux tarifs douaniers sur les importations chinoises (Biden)
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Joe Biden : "Nous n'avons pas imposé ces barrières tarifaires"
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Joe Biden : "Nous n'avons pas imposé ces barrières tarifaires"
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L'annonce va faire sursauter Donald Trump. Ce lundi, le président américain Joe Biden a déclaré à Tokyo qu'il envisageait de lever des barrières tarifaires pour la Chine, soulignant qu'elles n'avaient pas été imposées par son administration.
Ces propos interviennent alors que la secrétaire d'Etat au Trésor américain, Janet Yellen, a indiqué mercredi dernier que certains tarifs douaniers mis en place sous l'ancien président américain Donald Trump vis-à-vis des importations en provenance de Chine "font du mal aux consommateurs et aux entreprises américaines et ne sont pas très stratégiques".
Les droits de douane américains sur 350 milliards de dollars d'importations en provenance de Chine expireront automatiquement le 6 juillet, si aucune entreprise ne demande à les maintenir, et l'administration Biden est sous pression pour les supprimer en raison d'une inflation record aux Etats-Unis. La principale fédération patronale (US Chamber), des entreprises ainsi que des experts en commerce international appellent depuis des mois à alléger, voire à supprimer ces mesures, arguant qu'ils affectent durement les petites entreprises qui n'ont pas de sources d'approvisionnement alternative.
L'ancien président républicain avait pris ces mesures en représailles aux pratiques commerciales chinoises jugées "déloyales", dénonçant le "vol" de propriété intellectuelle ou le transfert "forcé" de technologie.
Ces propos interviennent alors le FMI va défendre à Davos la mondialisation et exhorter les pays à ne pas céder à la tentation du protectionnisme.
"Alors que les décideurs politiques et les chefs d'entreprise se dirigent vers Davos, l'économie mondiale est peut-être confrontée à son plus grand test depuis la Seconde Guerre mondiale", ont estimé dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, et la numéro 2 de l'institution, Gita Gopinath, dans un blog qu'elles cosignent avec la directrice de la stratégie, Ceyla Pazarbasioglu.
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La réunion sera largement dominée par la guerre en Ukraine et son lot de conséquences dont la crise alimentaire mondiale.
Il y a un "risque fortement accru de fragmentation géo-économique", soulignent les responsables du FMI, lui opposant les bienfaits de la mondialisation.
"Ces forces d'intégration ont stimulé la productivité et le niveau de vie, triplant la taille de l'économie mondiale et sortant 1,3 milliard de personnes de l'extrême pauvreté", poursuivent-elles.
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Aujourd'hui, ces progrès sont menacés alors que la guerre en Ukraine s'est accompagnée de sanctions et de restrictions. Le FMI relève que depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février, quelque 30 pays ont restreint le commerce des denrées alimentaires, l'énergie et d'autres matières premières essentielles. Pourtant, "renforcer le commerce pour accroître la résilience" est essentiel. Abaisser les barrières commerciales permettrait d'atténuer les pénuries et de faire baisser les prix de la nourriture et d'autres produits. Le FMI recommande aussi aux pays et entreprises de diversifier leurs importations pour garantir leur approvisionnement "et préserver les énormes avantages de l'intégration mondiale pour les entreprises".
'(Avec AFP)
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