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Les intérêts des emprunts des grandes entreprises mondiales cotées sont de plus en plus coûteux

latribune.fr

Publié le 03 juillet 2024 à 06:15 - Mis à jour le 03 juillet 2024 à 07:04

Pour Janus Henderson, « rien n'indique que les plus grandes entreprises du monde sont dans l'ensemble surendettées ».

Pour Janus Henderson, « rien n'indique que les plus grandes entreprises du monde sont dans l'ensemble surendettées ».

DADO RUVIC

Le Quotidien Numérique

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Les grandes entreprises cotées en Bourse dans le monde ont consacré 24,5% de plus aux paiements des intérêts de leurs emprunts en 2023/2024, selon un rapport de Janus Henderson publié mercredi. Une tendance qui devrait se confirmer dans les prochaines années.

Le paiement des intérêts des emprunts pèse de plus en plus lourd sur les comptes des grandes entreprises. Avec 458 milliards de dollars versés à leurs créanciers entre juillet 2023 et juin 2024, l'impact de la hausse des taux d'intérêt depuis deux ans « a maintenant commencé à se faire sentir », notamment aux Etats-Unis, explique le gestionnaire d'actifs Janus Henderson, dans son rapport annuel sur la dette des entreprises, publié mercredi.

«Les coûts du service de la dette atteignent des niveaux record dans tous les pays de notre indice» et dans presque tous les secteurs, souligne le rapport, qui se base sur 933 entreprises non-financières les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

Les entreprises se sont adaptées et, si elles ont continué de recourir aux emprunts avec une hausse de 378 milliards de dollars de l'endettement net, elles l'ont fait à un rythme plus faible que l'année précédente. Janus Henderson s'attend désormais « à ce que la charge de la dette continue d'augmenter, même si les banques centrales commencent à réduire leurs taux ».

«Cela reflète le refinancement des obligations et des prêts à faible taux arrivant à échéance par des emprunts plus coûteux. Même si ces nouveaux prêts n'atteignent pas le pic des taux, ils seront toujours plus coûteux que les emprunts bon marché qu'ils remplacent», explique le gérant.

Les constructeurs automobiles, champions de l'endettement

Toutefois, « rien n'indique que les plus grandes entreprises du monde sont dans l'ensemble surendettées » et l'augmentation des bénéfices leur permet de faire face, selon le rapport.

A LIRE AUSSI

L'endettement des multinationales bat des records, en pleine période de hausse de taux d'intérêt

Ainsi, selon le baromètre EY sur les entreprises du CAC 40 publié mi-juin, « les indicateurs sont au vert » pour les fleurons français. Après les records de 2022, le chiffre d'affaires (1.736 milliards d'euros) et la marge opérationnelle (202 milliards d'euros hors banques, assurances et foncières) n'ont que très légèrement baissé, et restent à un niveau bien supérieur à 2021. L'endettement net (175 milliards d'euros), a un peu augmenté, mais reste « à un niveau très soutenable ».

Une hausse qui a permis « de financer des investissements record », appuie le rapport. Les investissements atteignent 100 milliards d'euros, battant le précédent sommet de 2012 (92 milliards d'euros) et en croissance de plus de 10% pour la troisième année consécutive, après le creux de 2020.

Parmi les entreprises les plus endettées dans le monde, figurent comme chaque année les constructeurs automobiles (Volkswagen 1er, Toyota 2e, Ford 6e, Mercedes-Benz 9e, GM 10e), ainsi que les opérateurs télécom (Verizon 3e, AT&T 4e, Deutsche Telekom 5e).

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Pour les constructeurs automobiles, « les ventes ont augmenté et les bénéfices ont progressé de plus d'un quart d'une année sur l'autre. Cela a considérablement augmenté leur besoin en fonds de roulement, en particulier en ce qui concerne le financement des clients », explique Janus Henderson.

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Moody's relève la note de la dette de long terme de Sony

L'agence de notation financière Moody's a relevé mardi la note de la dette de long terme de Sony, saluant la diversification de son portefeuille avec des activités « dont les revenus sont récurrents et prévisibles » et un « faible niveau d'endettement ». La note du géant japonais du divertissement est passée à « A2 » au lieu de « A3 » précédemment, assortie d'une perspective « stable », selon un communiqué de Moody's, qui l'avait précédemment rehaussée d'un cran en mars 2022. Ce relèvement « reflète l'amélioration durable de la rentabilité et du flux de trésorerie de Sony, qui s'oriente vers des activités à revenus stables et récurrents », a commenté Roman Schorr, un vice-président et chef analyste de l'agence de notation, cité dans le communiqué. « La politique financière conservatrice de Sony lui permettra de maintenir un faible niveau d'endettement », a-t-il ajouté. « L'expansion des activités basées sur des abonnements, telles que le streaming musical, et son offre croissante de contenus populaires ont réduit son exposition à la cyclicité économique et l'ont bien positionnée pour bénéficier de la forte demande des plateformes de streaming », a écrit Moody's.

(Avec AFP)

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