Liban: le secteur touristique se rebelle contre le nouveau confinement
AFP

Les contaminations sont reparties en flèche après l'explosion début août.
Reuters
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Les contaminations sont reparties en flèche après l'explosion début août.
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Les propriétaires d'établissements touristiques au Liban, mis à genoux par une longue crise économique aggravée par la récente explosion meurtrière à Beyrouth, ont annoncé ce mardi la reprise de leurs activités malgré le rétablissement du confinement pour lutter contre le nouveau coronavirus.
"À partir de demain [mercredi], nous ouvrirons nos portes", a annoncé Tony Rami, président du syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries, lors d'une conférence de presse en pleine rue, dans l'un des quartiers les plus dévastés de la capitale par l'explosion du 4 août.
Il s'exprimait également au nom de syndicats du secteur du tourisme, regroupant les hôtels et établissements balnéaires.
M. Rami a dénoncé un État "corrompu" qui n'a pris aucune mesure pour dédommager le secteur touristique.
Les autorités libanaises ont imposé depuis le 21 août un nouveau confinement de deux semaines, pour lutter contre la propagation du coronavirus, avec une fermeture des commerces et un couvre-feu nocturne à partir de 18H00.
Les contaminations sont reparties en flèche après l'explosion début août: 13.155 cas dont 126 décès, selon le dernier bilan lundi. Le 3 août, il recensait 5.062 cas dont 65 décès depuis le 22 février.
Ce nouveau confinement assène un coup supplémentaire à un secteur privé déjà affecté par la crise économique et par l'explosion au port de Beyrouth, qui a endommagé plus de la moitié des restaurants de la capitale et de sa région, selon des responsables du secteur.
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Par ailleurs, M. Rami a annoncé que l'ensemble du secteur touristique avait décidé de pratiquer une "désobéissance civile" et ne payerait plus d'impôts.
Selon lui, l'explosion au port a causé environ un milliard de dollars de dégâts à l'industrie touristique, dont 315 millions pour les seuls restaurants.
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L'explosion du 4 août, due selon les autorités à la présence d'une énorme quantité de nitrate d'ammonium dans un entrepôt du port de Beyrouth, a alimenté la colère des Libanais contre la classe dirigeante qu'ils rendent responsable du drame qui a fait plus de 180 morts.
AFP