Mer de Chine : le futur chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson se veut ferme

Dans la lignée de Donald Trump, Rex Tillerson veut adresser "un signal clair" à Pékin concernant le conflit de la mer de Chine. Il était auditionné mercredi par le Sénat afin d'être confirmé à son poste de chef de la diplomatie américaine.
Anaïs Cherif

3 mn

Rex Tillerson, ex-PDG d'ExxonMobil, a été choisi par Donald Trump pour occuper le poste de chef de la diplomatie américaine.
Rex Tillerson, ex-PDG d'ExxonMobil, a été choisi par Donald Trump pour occuper le poste de chef de la diplomatie américaine. (Crédits : Reuters/Kevin Lamarque)

Alors qu'il n'est pas encore en poste, Rex Tillerson adopte déjà une ligne dure à l'encontre de la Chine - conformément à celle dictée par Donald Trump. L'ex-PDG du géant pétrolier ExxonMobil était auditionné mercredi par le Comité des affaires étrangères du Sénat pour être confirmé au poste de chef de la diplomatie américaine, et succéder ainsi à John Kerry. Rex Tillerson a dénoncé les revendications territoriales de la deuxième économie mondiale en mer de Chine, semblables selon lui "à la prise de la Crimée par la Russie", rapporte Reuters.

En espérant faire reconnaître sa souveraineté sur la mer de Chine, Pékin multiplie depluis plusieurs années les constructions navales et aériennes sur des îles avec son programme "Grande Muraille de sable". "Nous allons devoir envoyer un signal clair à la Chine. Premièrement, la construction d'îles doit s'arrêter. Deuxièmement, l'accès à ces îles ne sera plus autorisé", a-t-il déclaré. "[La Chine] contrôle ou déclare contrôler des territoires" qui ne lui appartiennent "pas légitimement". En 2013, la Cour permanente d'arbitrage avait estimé que la Chine n'avait pas "de base légale" pour ses revendications territoriales... Ce qui a eu peu d'effet sur les actions de Pékin dans la zone. Entre 2014 et 2015, elle aurait ainsi pris le contrôle de 2.000 hectares de terre en pleine mer.

La Chine appelle à respecter un "consensus"

Sous Barack Obama, les Etats-Unis se sont érigés gendarme de la zone, en envoyant des navires en patrouilles pour exercer leur droit de libre navigation. Cet "échec de réponse" a permis à la Chine de développer ses activités, a estimé Rex Tillerson. "La situation s'est calmée [dans la mer de Chine méridionale] et nous espérons que les pays non régionaux pourront respecter ce consensus qui est dans l'intérêt fondamental du monde entier", a déclaré Lu Kung Lu, porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois.

| LIRE AUSSI : Saisie d'un drone américain par Pékin : 3 choses à savoir sur le conflit en mer de Chine

Alors que Donald Trump plaide pour un rapprochement avec la Russie, Rex Tillerson a assuré que le pays de Vladimir Poutine "représente aujourd'hui un danger". "Elle a envahi l'Ukraine, notamment en s'emparant de la Crimée, et elle a apporté son soutien aux forces syriennes qui ont violé avec une grande brutalité les lois de la guerre", a affirmé l'ex-PDG devant les sénateurs américains qui l'attendaient sur la question russe. Rex Tillerson se montrait moins critique du régime russe lorsqu'il était à la tête d'ExxonMobil entre 2006 et le 31 décembre dernier. En 2012, il avait reçu des mains de Vladimir Poutine l'ordre de l'Amitié.

| DIAPORAMA : Pro-russe, ex-Goldman Sachs... : les visages du gouvernement Trump

(avec AFP)

Anaïs Cherif

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Commentaire 1
à écrit le 12/01/2017 à 22:41
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Me 28/1 nos amis Chinchines fêtent l arrivée du Coq de feu. Les amerloques vont transformer ce coq de feu en poulet rôti sauce armonicaine^-^

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