Michael Cohen, l'ex-avocat de Trump, suspecté de fraude à hauteur de 20 millions de dollars

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Michael Cohen a déjà été impliqué dans des affaires d'immobilier et de licences de taxis jaunes, mais s'est surtout rendu célèbre pour avoir payé, juste avant l'élection présidentielle de 2016, l'actrice de films X Stormy Daniels.
Michael Cohen a déjà été impliqué dans des affaires d'immobilier et de licences de taxis jaunes, mais s'est surtout rendu célèbre pour avoir payé, juste avant l'élection présidentielle de 2016, l'actrice de films X Stormy Daniels. (Crédits : Reuters)
Michael Cohen, l'ex-avocat du président américain Trump, fait l'objet d'une enquête pour fraude bancaire estimée à 20 millions de dollars, révèle le New York Times ce 20 août. Les autorités fédérales américaines cherchent aussi à savoir s'il a violé les règles de financement de campagne électorale en concluant des accords financiers avec des femmes pour qu'elles ne parlent pas de leurs liaisons avec Donald Trump.

Un scandale de plus outre-Atlantique. D'après les informations du New York Times ce 20 août, les autorités fédérales américaines ont ouvert une enquête pour déterminer si Michael Cohen, ancien avocat personnel du président Trump, a eu recours à une fraude bancaire et fiscale de plus de 20 millions de dollars via des prêts obtenus par des sociétés de transport de voyageurs par taxi que lui et sa famille possédaient. Michael Cohen aurait-il sous-estimé ses avoirs pour obtenir ces prêts ?

En outre, le journal américain indique que la justice américaine s'intéresse déjà depuis plusieurs mois aux "affaires" de Michael Cohen, notamment celles concernant le versement de sommes d'argent à des femmes ayant eu des rapports sexuels avec le magnat de l'immobilier, en échange de leur silence.

L'enquête serait dans sa dernière ligne droite et les accusations devraient être présentées fin du mois d'août. Michael Cohen et ses avocats ont pour l'heure refusé de commenter ces informations.

L'affaire Stormy Daniels, un financement illégal de campagne électorale ?

Depuis plusieurs mois, Michael Avenatti, l'avocat de la désormais célèbre actrice porno Stormy Daniels, s'est engagé dans une bataille judiciaire avec le président Trump. L'actrice affirme avoir eu une liaison avec le magnat de l'immobilier et tente d'obtenir l'annulation d'un accord de confidentialité signé en 2016 dans lequel elle acceptait, en échange de 130.000 dollars (environ 100.000 euros), de garder le silence sur cette relation. En février, Michael Cohen avait lui-même reconnu avoir versé cette somme, sans pour autant en dire plus sur la raison de la transaction qu'il juge "légale" et si des paiements similaires avaient été effectués.

Dans les colonnes du New York Times, l'avocat avait tenté de se défendre :

"Ni l'organisation Trump, ni la campagne de Trump n'étaient partie à la transaction avec Madame Clifford, et ni l'une, ni l'autre ne m'ont remboursé ce versement, directement ou indirectement (...) Le paiement à Madame Clifford était légal et n'était pas une contribution à la campagne ou une dépense de campagne de quiconque."

Les enquêteurs cherchent justement à déterminer si Michael Cohen a brisé ou non les règles de financement de la campagne électorale américaine en payant des femmes (dont Stormy Daniels) pour qu'elles ne parlent pas de leurs liaisons avec Donald Trump.

Le "pitbull" de Trump pourrait-il coopérer avec la justice américaine ?

A juste titre, le New York Times indique que toute accusation criminelle porterait un coup fatal au président en poste. Et pour cause : Michael Cohen a travaillé pendant plus de dix ans pour la compagnie du président, la Trump Organization. Il était aussi l'un des plus fidèles collaborateurs de Donald Trump, se présentant même comme l'avocat personnel du président après son entrée en fonction à la Maison Blanche.

Il a récemment pris ses distances avec le républicain - certains spéculent sur le fait qu'il pourrait, en cas d'inculpation, décider de coopérer avec les enquêteurs pour éviter une lourde peine et leur fournir des informations potentiellement compromettantes pour le président. En tout cas, certains faits semblent accréditer cette hypothèse : fin juillet, une conversation enregistrée en 2016 par Cohen et dans laquelle lui et Donald Trump parlent d'acheter le silence de Karen McDougal, une ex-playmate de Playboy avec qui le milliardaire avait entretenu une relation, avait fuité dans la presse.

(avec AFP)

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