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ÉconomieInternational

Niger : Emmanuel Macron, droit dans ses bottes

Photo de Michel Cabirol

Michel Cabirol

Publié le 29 août 2023 à 12:52 - Mis à jour le 29 août 2023 à 12:52

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« On doit être clair, cohérent. Sinon, qui nous écoutera ? Dans quelle capitale africaine on peut dire qu'on a une politique de partenariat avec un dirigeant si quand il subit cela, on ne peut pas être en soutien ? Donc, je pense que notre politique est la bonne », a expliqué lundi le Chef de l'État lors de la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.

« On doit être clair, cohérent. Sinon, qui nous écoutera ? Dans quelle capitale africaine on peut dire qu'on a une politique de partenariat avec un dirigeant si quand il subit cela, on ne peut pas être en soutien ? Donc, je pense que notre politique...

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La France reste toujours au soutien du président nigérien Mohamed Bazoum, victime d'un putsch fin juillet. Emmanuel Macron a été très clair pour cet allié de la France. Il en va de la crébibilité de la France à l'international.
Pas question de céder aux oukases des putschistes nigériens, qui retiennent depuis un mois « en otage » le président démocratiquement élu,

Mohamed Bazoum

. Pour le Chef de l'État Emmanuel Macron, c'est clair et net, la France doit montrer sa fermeté au Niger. Il en va surtout de la crédibilité de la diplomatie française et des partenariats en Afrique et ailleurs. Le président l'a bien compris. « On doit être clair, cohérent. Sinon, qui nous écoutera ? Dans quelle capitale africaine on peut dire qu'on a une politique de partenariat avec un dirigeant si quand il subit cela, on ne peut pas être en soutien ? Donc, je pense que notre politique est la bonne », a expliqué lundi le Chef de l'État lors de la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.
« Si nous dénonçons le coup d'Etat auNiger, c'est que derrière les paravents de « bonne gouvernance » et de « salut de la patrie », il n'y a rien d'autre que la négation de la démocratie. Il faut parfois revenir à des réalités simples : il n'y a pas de putschistes démocrates, comme il n'y avait pas hier de Taliban modérés. On ne peut fonder une politique étrangère sur des illusions », a expliqué mardi la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, lors de la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs.

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La France assume cette position de fermeté, celle du plein retour à l'ordre constitutionnel autour du président Mohamed Bazoum. « Nous le faisons, même si d'autres hésitent, par fidélité à des principes démocratiques, mais aussi parce que la voie ouverte par ce putsch est celle du désastre assuré, du risque d'effondrement sécuritaire de l'Afrique de l'Ouest, de l'aggravation des crises économiques et sociales, et cela dans notre voisinage immédiat », a précisé Catherine Colonna.

Michel Cabirol

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