Nucléaire iranien : nouvelle réunion sous tensions sur l'accord de 2015 à Vienne

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L'Iran a l'intention de relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak, poursuivant son désengagement de l'accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré dimanche le chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, selon l'agence de presse Isna.
L'Iran a l'intention de relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d'Arak, poursuivant son désengagement de l'accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré dimanche le chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, selon l'agence de presse Isna. (Crédits : Lisi Niesner)
Les Etats parties prenantes à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien se réunissent dimanche à Vienne pour tenter une nouvelle fois de sauver ce texte mis à mal par le retrait américain et des violations iraniennes, sur fond de vives tensions dans la région du Golfe.

Aucune avancée n'est attendue de cette réunion, organisée au niveau des directeurs politiques et qui intervient un mois après une précédente rencontre infructueuse dans la capitale autrichienne, où les grandes puissances et Téhéran avaient conclu l'accord il y a quatre ans.

Délitement progressif

Ce texte, destiné à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, est entré en délitement progressif après le retrait unilatéral de Washington en 2018 et le rétablissement des sanctions américaines, à quoi Téhéran a répondu en s'affranchissant début juillet de certains de ses engagements.

Etranglé économiquement, l'Iran menace de poursuivre son désengagement graduel de l'accord si les autres Etats parties (la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie et la Chine) ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines. Les tentatives européennes, et en particulier du président français Emmanuel Macron, d'aboutir à une percée permettant de sauver ce texte sont jusqu'à présent restées sans effet.

Mais les Etats parties prenantes ne désespèrent pas d'obtenir une avancée à la faveur d'une future réunion ministérielle, pour laquelle aucune date n'a cependant encore été fixée.

Il est "impératif de parler aux Iraniens après les violations avérées de leurs engagements", a indiqué à l'AFP un diplomate européen, évoquant une "réunion de préparation avant la réunion au niveau ministériel qui sera nécessaire". A cette réunion préparatoire, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui a chapeauté l'accord, sera représentée par sa secrétaire générale Helga Schmid.

L'Iran a commencé début juillet à dépasser le plafond autorisé de ses stocks d'uranium faiblement enrichi ainsi que le taux toléré d'enrichissement, des violations toutefois considérées comme marginales et réversibles à ce stade.

Téhéran, qui a toujours assuré que son programme nucléaire était strictement pacifique malgré de lourds soupçons américains et israéliens, exige notamment de pouvoir pleinement reprendre ses exportations de pétrole, compromises par le rétablissement des sanctions américaines. Cette réunion intervient sur fond de vives tensions entre l'Iran et les Etats-Unis dans le Golfe persique, affectant notamment le trafic pétrolier.

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