Pakistan : plus de 10 milliards de dollars pour reconstruire après les inondations
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Pakistan: au moins 10 milliards de dollars de pertes a cause des inondations
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Pakistan: au moins 10 milliards de dollars de pertes a cause des inondations
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Le bilan est déjà lourd pour le Pakistan alors qu'il n'est que provisoire puisque les pluies continuent de s'abattre sur le pays. Au moins 1.136 morts, 33 millions de Pakistanais affectés - soit un sur sept -, près d'un million de maisons détruites ou gravement endommagées...
Et « la situation devrait empirer, avec des pluies qui se poursuivent », s'est inquiété Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies. Et d'indiquer : « Avec le gouvernement (ndlr : pakistanais), nous prévoyons un appel urgent de 160 millions de dollars pour des activités d'aide d'urgence », précisant que le lancement officiel aurait lieu ce mardi.
Stéphane Dujarric a par ailleurs rappelé que l'ONU a « déjà mobilisé sept millions de dollars, notamment en redirigeant de l'argent d'autres programmes, pour financer les besoins les plus urgents », alimentation, eau, matériel médical, santé maternelle, abris.... Et trois millions supplémentaires ont été débloqués par le Fonds d'intervention d'urgence des Nations unies.
Selon la ministre du Changement climatique pakistanaise, Sherry Rehman, les besoins immédiats pour les trois ou quatre prochains jours s'élèvent à un milliard de dollars. Le ministre de la Planification et du Développement estime quant à lui que le pays aura besoin au total de plus de 10 milliards de dollars pour réparer les dégâts.
Un tiers du Pakistan est sous les eaux actuellement, « ce qui dépasse toute limite, toute norme constatée par le passé », d'après la ministre du Changement climatique. « Même lors des inondations de 2010 quand 2.000 personnes avaient été tuées et près d'un cinquième du pays submergé par les pluies de mousson », a-t-elle indiqué.
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Cette ancienne diplomate de 61 ans ne mâche pas ses mots à l'égard des grands pays industrialisés pour leur rôle dans le réchauffement climatique. « Vraiment, il est temps que les grands émetteurs (de gaz à effet de serre), revoient leurs politiques (...) Nous constatons que les promesses et ambitions dans les forums internationaux formulées par certains pays, les pays riches, ceux qui se sont enrichis sur le dos des combustibles fossiles, ne se matérialisent pas vraiment », tacle Sherry Rehman.
Le Pakistan est responsable de moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais il figure en 8e position des pays les plus menacés par les phénomènes météorologiques extrêmes, selon une étude de l'ONG Germanwatch.
Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, déjà en proie à une grave crise économique. Celle-ci est marquée notamment par la baisse des réserves de change du pays, utilisées au paiement de ses importations et au remboursement de sa dette, très élevée. Le Pakistan est aussi confronté à une inflation galopante - que le FMI voit se poursuivre à 20% en 2022-2023 - et à la dévaluation constante de sa monnaie, la roupie.
Dans ce contexte, le ministre des Finances pakistanais, Miftah Ismail, a annoncé ce lundi 29 août dans un tweet que « le FMI a approuvé la relance de notre programme de soutien financier ». L'institution de Washington va en effet débourser un montant de 1,1 milliard de dollars dans le cadre d'un précédent volume d'assistance déjà accordé sur le principe. Elle va ajouter quelque 500 millions de dollars à la taille totale du soutien qui va s'étendre jusqu'à juin 2023, selon un communiqué du FMI.
Une enveloppe de prêt de 6 milliards avait été octroyée en 2019 dans le cadre d'un plan de sauvetage conclu avec le Premier ministre d'alors, Imran Khan, mais a été suspendue à plusieurs reprises face à l'inertie du gouvernement pour prendre les mesures prévues par cet accord, notamment en matière fiscale. La totalité du programme de soutien financier se monte donc finalement à 6,5 milliards de dollars. Islamabad avait pour l'instant reçu 3 milliards de dollars prévus dans ce programme de prêts et souhaitait le voir prolongé jusqu'à juin 2023.
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De nombreuses mesures, très impopulaires, ont été décidées ces derniers mois par le gouvernement de Shehbaz Sharif, arrivé en avril. Parmi elles, l'augmentation des prix de l'énergie de plus de 50% et l'instauration d'une super taxe unique sur les bénéfices des entreprises.
(avec AFP)
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