Pétrole : le cours du Brent passe les 90 dollars, au plus haut depuis 7 ans

La référence européenne pour le pétrole brut, le Brent, a vu son prix dépasser en séance les 90 dollars le baril, une hausse soutenue par le risque géopolitique d'une invasion russe en Ukraine.

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Infrastructure pétrolière en Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie (Russie), exploitée par la major russe Irkutsk Oil Company.
Infrastructure pétrolière en Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie (Russie), exploitée par la major russe Irkutsk Oil Company. (Crédits : Reuters)

Le pétrole a touché la barre symbolique des 90 dollars le baril pour la première fois depuis 7 ans ce mercredi. Les investisseurs craignant une perturbation du marché pétrolier en raison des tensions sur le dossier ukrainien entre les Etats-Unis et l'Europe  d'une part et la Russie d'autre part, alors même que l'offre de brut peine à répondre à la demande mondiale.

Vers 17h30 (heure française), le baril de Brent gagnait plus de 2 dollars pour s'afficher à 90,22 dollars son meilleur niveau depuis octobre 2014 pour une livraison en mars. Sur le contrat pour une livraison en juin et en décembre, les options atteignent les 100 dollars, indiquant que les investisseurs anticipent une hausse des cours supérieure à 100 dollars et s'assure sur ce risque dans les prochains mois. Dans le même temps, la référence américaine, le WTI s'appréciait de 2,09 dollars pour atteindre 87,69 dollars.

Les menaces de sanctions visant Vladimir Poutine

Mardi, en soirée, le président américain Joe Biden avait averti qu'il prendrait des sanctions visant personnellement Vladimir Poutine, dans le cas où la Russie envahirait l'Ukraine. Ses conseillers ont également indiqué travailler sur un plan pour suppléer l'Europe en gaz naturel, en raison de sa forte dépendance aux livraisons russes. La prime géopolitique sur l'or noir a grossi également avec les attaques des rebelles Houthis qui ont lancé des missiles sur les Emirats arabes unis, qu'ils affrontent au Yémen.

Ces risques de conflit qui concernent des pays exportateurs de brut s'ajoutent à un marché caractérisé par des stocks pétroliers dans les pays de l'OCDE à leur plus bas niveau depuis 7 ansIls ont baissé de 354 millions de barils en un an pour atteindre 2,76 milliards de barils. Au mois de novembre, ils avaient diminué de 6,1 millions de barils en novembre, note l'AIE. Et la tendance s'est poursuivie en décembre, où ils ont fondu de 45 millions de barils, selon le dernier rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

L'Opep+ (qui comprend la Russie et d'autres pays producteurs non-Opep comme le Kazakhstan) doivent augmenter leur offre de 400.000 barils par jour en février, mais, comme le soulignait l'AIE, nombre de ses membres n'arrivent pas à atteindre leur quota officiel.

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Commentaires 4
à écrit le 27/01/2022 à 9:21
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Les US ont intérêt à entretenir un climat d'instabilité qui fait grimper les prix de l'énergie. Il faut bien qu'ils vendent leur pétrole et gaz de schistes à un prix élevé, vu les coûts d'extraction. En même temps ils privent la Russie de devises pu...

le 27/01/2022 à 16:48
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@Valbel89: Je ne comprends pas: la Russie se fait certainement payer en dollars, pas en roubles.

le 27/01/2022 à 17:18
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C'est surtout la spéculation qui joue un rôle dans cette forte hausse, si le gouvernement le voulait (mais il ne le veut pas) il utiliserait les réserves stratégiques pour diminuer le coup à la pompe .Le fric le fric le fric pour a bourse .

le 27/01/2022 à 22:34
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@ le Berné : En voilà un qui a la science infuse. Les réserves stratégiques Françaises représente 90 jours de consommation (18 millions de tonnes équivalent à 123 millions de baril). Expliquez nous comment dans une conjoncture haussière du brut pouv...

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