Pour Maduro, le Venezuela doit (vite) restructurer sa dette

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Le président vénézuélien, Nicolás Maduro
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro (Crédits : CARLOS GARCIA RAWLINS)
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a annoncé jeudi que son gouvernement allait entamer un refinancement et une restructuration de sa dette extérieure estimée à quelque 150 milliards de dollars. Faute de quoi, le pays s'enfoncerait dans une crise grave qui impacterait lourdement les pays limitrophes comme la Colombie.

"J'ai décidé par décret un refinancement et une restructuration de la dette extérieure du Venezuela et des remboursements", a déclaré le président Maduro, confirmant ainsi que vendredi PDVSA va s'acquitter de 1,1 milliard de dollars d'un bon à échéance 2017.

Asphyxié par la crise économique, ce pays pétrolier avait déjà éloigné vendredi dernier le spectre d'un défaut de paiement grâce au remboursement d'une échéance de dette par le groupe pétrolier d'État PDVSA (841,88 millions de dollars d'amortissement d'un bon à échéance 2020) mais il doit encore payer d'importantes sommes d'ici fin 2017.

Si l'entreprise d'État venait à échouer vendredi, le pays tomberait automatiquement en défaut de paiement, une probabilité que l'agence Bloomberg a chiffrée à 79% en 2018 et 99% au cours des cinq prochaines années.

Les Vénézuéliens fuient la crise en Colombie

Près de 470.000 Vénézuéliens sont arrivés en Colombie, fuyant la crise politique et économique dans leur pays, et 267.000 l'ont fait de manière illégale, a indiqué vendredi le président colombien Juan Manuel Santos, qui a accusé le gouvernement de Nicolas Maduro d'avoir "détruit la démocratie". Il y a trois mois, les services migratoires chiffraient à 340.000 le nombre de Vénézuéliens venus se réfugier dans le pays voisin.

Désormais, "on estime que près de 470.000 Vénézuéliens sont arrivés dans notre pays, 202.000 de façon régulière et 267.000 de façon irrégulière", a déclaré M. Santos lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement.

Les autorités n'ont pas précisé depuis quand a augmenté le flux migratoire du Venezuela vers la Colombie, pays qui partagent une frontière de 2.200 kilomètres.

Selon le président Santos, la Colombie est le pays qui "souffre le plus" des effets collatéraux de la crise économique et politique qui frappe le Venezuela. Il a appelé à prendre "des initiatives qui puissent permettre une transition vers la démocratie" dans ce pays.

"Nous avons fait des efforts immenses pour tenter de désactiver cette crise afin de parvenir à une sortie démocratique et pacifique", a-t-il souligné.

Jeudi, les ministres des Affaires étrangères de 12 pays d'Amérique, dont la Colombie, réunis à Toronto, ont demandé à l'ONU de s'impliquer pour aider à résoudre la crise au Venezuela et sanctionner les violations des droits de l'homme.

(avec agences)

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a écrit le 03/11/2017 à 17:14 :
Il est fort ce taré, toujours au pouvoir, après avoir perdu en 2015 les législatives avec seulement 46 sièges, alors que l'opposition avait empoché le double, 99 sièges, soit une majorité absolue sur le total des 167 sièges.
Et quelques cadavres en plus !
Dictateur, ça ne s'improvise pas, c'est un vrai métier !
a écrit le 03/11/2017 à 15:34 :
Melenchon devrait envoyer son contre budget à Maduro.
C'est quand même triste de voir la dégringolade de ce pays, tout ça parce que Maduro se prend pour le sauveur de la patrie qu'il met lui même en danger
Et c'est encore et toujours le petit peuple qui va morfler puissance dix.
Comme quoi le communisme et le capitalisme s'accordent sur la même base: la misère pour le plus grand nombre, .
a écrit le 03/11/2017 à 13:39 :
Je vois que mon commentaire en plein dans le sujet n'est pas validé par contre les commentaires binaires du soldat néolibéral eux le sont sans aucun souci.

La fabrique à opinion
Réponse de le 06/11/2017 à 19:37 :
Tout comme le mien dans lequel je remarquais que l'article ne citait pas Mélenchon, mais que d'autres ont un réflexe pavlovien pour l'associer à Maduro qualifié de taré : ça passe à la modé ça ?
a écrit le 03/11/2017 à 12:31 :
haha, excellent !
Ça, c'est un bon pays socialiste, qui n'a rien d'ultralibéral !
Ils ont les plus grosses réserves de pétrole du monde, et ils arrivent à avoir un salaire minimum à 11 $ par mois, 600 % d'inflation cette année et 2500 l'an prochain ! À te faire pâlir Mugabe !
Leurs réserves de change sont à zéro, les magasins encore plus vides que du bon vieux temps beni socialiste de Jaruzelski !
La faillite va être retentissante et sociale, conformément au plan de Lénine !
On espère que la France va vite ressembler à ça, pour entendre les geignards du forum dire comme leur copine membre de Daech « on nous a menti, on ne s'attendait pas à ça ! »
Que du bonheur…champagne!
Réponse de le 03/11/2017 à 14:16 :
Tout autant amusé.
Le pays ayant les plus grandes reserves de pétroles du monde au bord de la faillite, avec une population affamée ou en exil, une economie en chute libre. Et dire que certains nous assomment encore avec le modele Chaviste ! On peut être sur qu'ils vont (encore) nous dire que c'est la faute aux capitalistes si la paradis socialiste s'est de nouveau évaporé dans la mauvaise gestion étatique.
a écrit le 03/11/2017 à 12:26 :
Comment Mélenchon ose t il rester en politique après la déroute de son modèle économique ??

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