Présidentielle américaine : les colistiers de Trump et Harris s’affrontent
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Le débat entre J.D Vance et Tim Walz ce mardi pourrait faire basculer la campagne présidentielle américaine.
Reuters
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Le débat entre J.D Vance et Tim Walz ce mardi pourrait faire basculer la campagne présidentielle américaine.
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Aux Etats-Unis, la campagne pour l'élection présidentielle bat son plein. Après les deux prétendants à la Maison Blanche il y a trois semaines, c'est au tour de leur colistiers, Tim Walz et J.D Vance, de s'affronter ce mardi à la télévision. Le débat se déroulera à New York, au CBS Broadcast Center, la chaîne qui l'organise.
Tim Walz et J.D. Vance ferrailleront durant 90 minutes, pause publicitaire comprise, sans autre public que les dizaines de millions de téléspectateurs attendus. Ils n'auront pas le droit de se munir de notes écrites. Contrairement aux deux précédents débats présidentiels, qui ont opposé Donald Trump et Joe Biden le 27 juin, puis Donald Trump et Kamala Harris le 10 septembre, les micros resteront ouverts, permettant aux adversaires de se couper la parole.
Pour eux, il s'agit sans doute du moment le plus important de cette campagne ultra-serrée, à l'issue de laquelle seulement l'un deviendra vice-président. La joute oratoire devrait être âpre, avec l'objectif de convaincre les électeurs indécis qui pourraient faire basculer l'un des fameux sept Etats-clés très disputés. Mais ce débat est aussi l'occasion de combler un réel déficit de notoriété, même si les noms « Harris Walz » et « Trump Vance » sont désormais systématiquement accolés sur les affiches électorales.
Clairement, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, était peu connu en dehors de son Etat quand Kamala Harris l'a choisi en août pour former avec lui le « ticket » démocrate. Quant à J.D. Vance, auteur d'un livre à succès et sénateur atypique au discours populiste anti-immigration, il avait très peu d'expérience politique avant que Donald Trump lui propose en juillet de le seconder.
Pour rappel, la tradition du débat entre candidats à la vice-présidence remonte à 1976, il y a quasiment un demi-siècle. Il doit permettre aux Américains d'évaluer l'aptitude à gouverner des intéressés, le vice-président étant aux Etats-Unis le deuxième dans l'ordre de succession au sommet du pouvoir. Mais dans l'histoire des présidentielles américaines, il est généralement admis que les débats entre les lieutenants des deux principaux candidats ont une influence relativement faible sur le scrutin. Ce qui pourrait être différent cette fois-ci.
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Vingt ans séparent les deux élus - Tim Walz a 60 ans, son rival 40 -, en calque inversé des deux décennies qui séparent Kamala Harris et Donald Trump. Mais ils sont également aux antipodes sur les grands thèmes en jeu lors du scrutin du 5 novembre, de l'avortement à l'aide à l'Ukraine, des armes à feu aux priorités énergétiques, des mesures fiscales à la lutte contre l'inflation.
Tim Walz, un ancien enseignant aux origines rurales, natif du Nebraska, et J.D. Vance, qui a relaté son enfance difficile dans une Amérique meurtrie par le chômage et la désindustrialisation, ont été choisis tous les deux pour séduire un électorat plutôt blanc et populaire du nord et du centre des Etats-Unis, d'où ils viennent.
Ils se sont déjà affrontés par déclarations interposées, dans une campagne à la rhétorique acide. Tim Walz a été le premier à qualifier de « louche » le tandem Trump-Vance, une expression qui a fait florès. De son côté J.D. Vance, un élu antisystème au parcours singulier puisqu'il a aussi bien fait carrière dans l'armée que dans la Silicon Valley, n'a de cesse de dénoncer le bilan de son rival gouverneur, y voyant l'illustration d'une gauche progressiste déconnectée de la réalité.
La pression sera sans doute plus forte sur les épaules de J.D. Vance, moins populaire que Tim Walz dans les sondages. Le sénateur de l'Ohio est l'une des premières figures républicaines à avoir relayé la théorie mensongère selon laquelle des migrants haïtiens mangeraient des chats et des chiens dans une ville de l'Etat, reprise plus tard par Donald Trump lors de son face-à-face avec Kamala Harris.
Il est aussi celui qui s'était moqué des « femmes à chats malheureuses », un terme qui a choqué beaucoup, en référence aux personnes sans enfants. J.D. Vance pourrait aussi répéter ce mardi son accusation selon laquelle Tim Walz aurait quitté son unité des gardes nationaux juste avant qu'elle ne soit envoyée en Irak, mettant là en doute son courage militaire.
Dans une interview, ce mardi, à Fox News, Donald Trump a assuré que le débat serait « truqué » en faveur de Tim Walz, qu'il a qualifié de « parfait imbécile ». Le milliardaire républicain ayant refusé d'affronter à nouveau Kamala Harris, cette joute oratoire pourrait être la finale de cette campagne.
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(Avec AFP)
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