Présidentielle argentine: le poulain de Kirchner risque d'être défait

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C'est un résultat inattendu. Le candidat de l'opposition et conservateur Mauricio Macri a bouleversé la donne politique en Argentine dimanche 25 octobre avec un résultat qui ouvre la voie à un deuxième tour de l'élection présidentielle face à Daniel Scioli, dauphin de la présidente sortante Cristina Fernandez, et candidat du Front pour la victoire.
Selon un décompte portant sur 86% des bulletins, Mauricio Macri se voit créditer d'un score de 35,9% des suffrages, devançant le favori Daniel Scioli qui obtient provisoirement 35,2%.
Dans un premier temps, la tendance fournie par les estimations à la sortie des urnes paraissait plutôt favorable à Daniel Scioli dont un succès dès le premier tour était envisagé. La chaîne C5N annonçait même que Scioli l'avait emporté "avec une large avance". Le dépouillement a finalement totalement remis en cause cette tendance.
Pour rappel, pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir au moins 45% des suffrages, ou bien au moins 40% et une avance de 10 points au moins sur son plus proche rival.
Le second tour aura lieu le 22 novembre et Scioli apparaît bien plus vulnérable que ne le laissaient penser les enquêtes d'opinion.
S'exprimant devant ses partisans, Scioli a appelé les électeurs indécis à le soutenir. "Nous pourrons triompher si nous sommes unis", a-t-il déclaré. "J'appelle les électeurs indécis et indépendants à rallier ma cause".
Malgré cet appel, certains de ses soutiens ne cachent plus leur inquiétude face à une défaite désormais envisageable. "Je voudrais pouvoir dire qu'on va inverser cette tendance au mois de novembre mais je n'en suis pas sûre", a commenté une militante au QG de campagne.
Membre du Front pour la victoire comme Cristina Fernandez (centre gauche), Daniel Scioli, âgé de 58 ans, est présenté comme un modéré au sein du mouvement péroniste, qui domine l'échiquier politique argentin, à gauche comme à droite.
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S'il s'est engagé à revenir sur certaines mesures mises en œuvre durant l'ère Fernandez, il a promis que ses réformes seraient progressives et qu'il ne toucherait pas aux programmes sociaux qui ont rendu la présidente actuelle si populaire.
(Avec Reuters)
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