Quels moteurs pour ranimer l'économie mondiale ?

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Après la crise financière de 2008, une théorie en vogue, intitulée le « double découplage », défendait l'idée que les économies émergentes prendraient le relais des pays développés pour soutenir la croissance mondiale.
Après la crise financière de 2008, une théorie en vogue, intitulée le « double découplage », défendait l'idée que les économies émergentes prendraient le relais des pays développés pour soutenir la croissance mondiale. (Crédits : LUCAS JACKSON)
Alors que les grands instituts revoient leurs prévisions à la baisse, la croissance mondiale semble désespérément manquer de ressorts. Mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à son tour ses prévisions de croissance mondiale, passant de 3,3% à 3,1%, du fait de perspectives plus défavorables pour les grandes économies émergentes, Brésil et Russie en tête. Chine, États-Unis, Europe, Japon, matières premières, pétrole : tour du monde d'une économie en manque d'inspiration et de dynamisme.

Voici quelques mois, l'optimisme était de retour sur le front de la croissance mondiale : les États-Unis repartaient, l'Europe amorçait une reprise, les « Abenomics » semblaient porter leurs fruits au Japon, et la Chine montrait encore une grande vigueur. Mais ce scénario classique d'une reprise du commerce mondial alimentant la croissance semble s'être progressivement évaporé au cours de l'été.

L'action de la Banque populaire de Chine, qui a abaissé pendant trois jours à la mi-août le cours pivot du yuan, a agi comme un révélateur de l'ampleur du ralentissement dans la deuxième économie du monde. Un ralentissement qui empêche actuellement la mise en place d'une reprise mondiale sur le schéma de celui des années 2002-2007, tirée par les investissements dans l'Empire du Milieu. Les échanges mondiaux restent donc naturellement faibles. L'absence de demande mondiale dynamique place sous pression les pays émergents qui, pendant plusieurs années, ont profité de l'appétit chinois en matières premières.

Mais les économies développées subissent également le contrecoup de ce ralentissement. Or, si les pays développés ne peuvent amorcer une reprise par leurs propres forces, ils risquent à leur tour d'affaiblir les émergents. Partout donc, on tire la sonnette d'alarme, alors que l'OCDE vient de réviser les prévisions de la croissance mondiale à la baisse et réclame « des politiques macroéconomiques de soutien de la demande ». Le monde parviendra-t-il à s'extirper de cette spirale ? Y a-t-il un moteur dans l'économie mondiale ?

La panique des investisseurs internationaux après la brusque correction du marché boursier chinois et la dévaluation du yuan justifie-t-elle l'appréhension d'un « atterrissage brutal » de l'économie du géant asiatique ? Indéniablement, la croissance chinoise ralentit. Officiellement, elle devrait s'établir à 7% cette année, mais certains experts évoquent 4%, voire 2%.

Rééquilibrage du modèle économique chinois

Mais ce ralentissement reflète aussi une longue mutation - et ses inévitables accidents - amorcée par les autorités depuis quelque temps, selon l'objectif des deux derniers plans quinquennaux : celui du rééquilibrage d'un modèle fondé sur les exportations et un coût très faible de la main-d'oeuvre au profit de celui basé sur une demande intérieure alimentée par une augmentation des salaires et le développement d'un modèle social plus redistributif.

Depuis quelques années en effet, les autorités essayent de lutter contre les différents « excès » pour réduire le crédit facile, les surcapacités industrielles, les inégalités sociales.

« La banque centrale et le gouvernement chinois ne manquent pas de moyens de stabiliser la situation économique et financière, mais le défi de la transition de leur modèle de croissance est, compte tenu de la taille du pays, sans précédent », souligne à juste titre Bruno Cavalier, chef économiste à Oddo Securities.

Cette transition est d'autant plus délicate que le pays est dirigé par le Parti communiste chinois, très interventionniste sur l'organisation de la société et de l'économie. Depuis son accession au pouvoir, le président Xi Jinping a montré qu'il contrôlait la situation. Il a consolidé sa position, renforcé la coopération internationale tant sur le plan économique - création de la Banque asiatique d'investissement - que diplomatique, malgré des tensions régionales en mer de Chine et une dispute territoriale avec le Japon.

Après la crise financière de 2008, une théorie en vogue, intitulée le « double découplage », défendait l'idée que les économies émergentes prendraient le relais des pays développés pour soutenir la croissance mondiale. On en est loin.

« La croissance des pays émergents, hors Chine, est en train de rejoindre la croissance de pays développés au voisinage de 2% », constate Bruno Chevalier.

Car, outre le ralentissement de la Chine, le Brésil et la Russie sont en récession.

Seule l'Inde devrait afficher une croissance solide, à 7,8%, selon la Banque asiatique du développement. Elle bénéficie d'une bonne tenue de l'industrie et des services, et, surtout, d'investissements dans les infrastructures. Mais elle ne semble pas encore en mesure de prendre le relais de la Chine comme « moteur » de l'économie mondiale.

Des effets en cascade sur le reste du monde

Nombre d'économies émergentes voient se réduire comme peau de chagrin les recettes liées aux ventes des matières premières qu'achetait la Chine.

Ainsi, selon Carlos Casanova, analyste à BBVA, « quatre matières premières, le soja, le pétrole, le cuivre et le minerai de fer comptent pour 80% des exportations totales de l'Amérique latine vers la Chine ».

Une persistance de prix bas des matières premières (lire l'encadré ci-dessus) serait donc préjudiciable à ces économies. Selon une étude de la Banque de France, un « atterrissage brutal » faisant tomber à 3% en deux ans la croissance chinoise, entraînerait une chute des prix des matières premières de 66 % pour les métaux de base et de 41 % des prix du pétrole. Dans un tel scénario, la croissance de l'ensemble des pays émergents (Chine comprise) serait divisée par deux, à 2,5%.

Seul effet positif, la hausse des salaires en Chine a entraîné soit une délocalisation vers des pays comme le Vietnam, les Philippines et le Bangladesh, soit une relocalisation vers le Maghreb, l'Europe de l'Est, voire les États du sud des États-Unis.

Une économie américaine en trompe-l'oeil

A priori, l'économie américaine semble en pleine forme : 3,7% de croissance - en rythme annuel - au deuxième trimestre, voilà de quoi faire bien des envieux... Le problème, c'est que la réalité est beaucoup plus nuancée. Que voit-on d'abord ? Une hausse des prix étonnamment faible. Selon les prévisions de Morgan Stanley, elle serait de 0,3% en 2015... Il y a certes un effet pétrole, mais hors produits volatils, l'inflation n'est que de 1,4%. Comment l'expliquer, alors que les indicateurs semblent être au beau fixe, après cinq ans de reprise ? Certains d'entre eux sont à relativiser. Ainsi le taux de chômage, très faible, traduit-il a priori une économie au plein-emploi.

En réalité, nombre de chômeurs ne trouvant pas de travail ont été découragés, ils ne cherchent plus d'emploi et ne figurent donc plus dans les statistiques. La proportion des Américains au travail ne se redresse que très lentement : 77% des 25-54 ans sont en situation d'emploi, un chiffre faible après cinq ans de reprise.

En conséquence, le marché du travail n'est pas sous tension, les entreprises n'ont aucune peine à recruter. Les employeurs n'ont donc que peu de pression pour augmenter les salaires. Alors que les autorités monétaires américaines visent une croissance nominale des salaires - avant inflation - proche de 4%, la hausse des rémunérations est moitié moindre ! En revanche, les hauts salaires sont en nette progression, de même que, plus généralement, les revenus des plus riches. Les inégalités continuent de s'accroître, pesant sur la consommation : pour 90 % de la population, les revenus stagnent. La consommation se fait donc à crédit.

Quant à la croissance, l'affichage du chiffre de 3,7% correspondant au deuxième trimestre ne reflète pas la réalité de 2015. Morgan Stanley table sur 2,4% et encore moins pour 2016 (+1,9%). Les économistes prennent surtout en compte la faiblesse de l'investissement des entreprises.

« Quand elles ont de l'argent, elles préfèrent racheter leurs actions, ce que le marché aime beaucoup, qu'investir dans des capacités de production », résume Elga Bartsch, la chef économiste de Morgan Stanley.

Il en résulte des gains de productivité très faibles, et donc une croissance potentielle (croissance sans accélération de l'inflation) réduite, aux environs de 1,5%, sur le long terme.

La zone euro peu apte à être une locomotive

Depuis le deuxième trimestre 2013, la zone euro est sortie de sa deuxième récession en moins de cinq ans. L'union monétaire représente plus de 12% du PIB mondial et ses dirigeants promettent depuis plusieurs années l'accélération de la reprise. Pourrait-elle, alors, être le moteur manquant de la demande mondiale ? C'est peu probable. Certes, au deuxième trimestre, le PIB de la région a progressé de 0,4%, contre 0,3% au cours des trois premiers mois de l'année, mais la croissance de la zone euro reste désespérément faible et peu apte à servir de locomotive au reste de la planète.

zone euro

En réalité, la croissance de la zone euro est bâtie sur deux piliers également fragiles. Le premier est le « rattrapage » de la consommation des ménages après les consolidations budgétaires rapides et sévères des années 2010-2013. Mais ce « rattrapage », comme celui de l'investissement, qui touche aussi l'Allemagne (avec un décalage dans le temps), n'est pas suffisant pour porter la croissance européenne et demeure à la fois trop faible et très fragile, car très dépendant de l'inflation faible et de l'action de la BCE. Le vrai moteur de la croissance de la zone euro, ce sont les exportations. Selon les calculs de Simon Tilford, économiste au CER à Bruxelles, sans l'apport des exportations, la zone euro n'aurait pas connu une croissance de 1% au premier trimestre, mais une récession de 1,3% !

Avec l'application des politiques de compétitivité externe à partir de 2011, la zone euro a orienté son économie vers les exportations. Dans la mesure où l'ajustement n'est pas encore terminé et où beaucoup de pays ont encore d'importantes capacités de production inutilisées, ces exportations peinent à se transmettre à la demande intérieure et donc à encourager les importations qui, à leur tour, pourraient encourager la croissance mondiale. Il faudra donc attendre encore pour que la zone euro dynamise le reste du monde. Pour le moment, c'est bien davantage la zone euro qui profite de la croissance mondiale que le contraire. L'explosion de l'excédent courant de la zone euro, qui est à 125 milliards d'euros au premier trimestre 2015, le prouve. La zone euro serait donc plutôt menacée de devenir une victime d'un éventuel ralentissement mondial. C'est du reste pourquoi la BCE reste sur ses gardes.

La troisième économie du monde, le Japon, ne connaît toujours pas de croissance vigoureuse : selon l'OCDE, pas plus de 0,6% en 2015 et 1,2% en 2016. La politique économique lancée par Shinzo Abe en 2012 et baptisée « Abenomics » peine à porter ses fruits. Malgré un soutien immense de la Banque du Japon, une baisse notable du yen et quelques réformes de libéralisation (les trois flèches d'Abe), l'Archipel ne parvient pas à s'extirper d'une logique déflationniste qui dure depuis plus de vingt-cinq ans. Ce qui ne cesse de manquer depuis des mois, c'est l'augmentation des salaires. Sans cette hausse, la logique inflationniste ne saurait repartir.

Et sans inflation, le Japon ne parviendra pas à connaître une croissance suffisante. Or, le ralentissement chinois est une menace sérieuse pour l'économie nipponne qui est soumise à un défi démographique structurel considérable. C'est dire si le Japon, par ailleurs une économie encore très fermée, ne peut jouer un rôle moteur pour l'économie mondiale.

Vers une stagnation de très long terme ?

Et si le monde était entré dans une période de stagnation de très long terme ? L'expression anglaise de « secular stagnation » avait été forgée par l'économiste Hansen, dans les années 1930, alors que la crise n'en finissait pas. Elle a été remise au goût du jour par deux économistes américains, Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor, et Robert Gordon, professeur à l'université Northwestern. Les deux ont en fait une approche différente, pour parvenir à une conclusion similaire, celle d'une croissance très faible dans les années à venir. Summers se focalise sur la question de la demande. Il part du constat d'une épargne mondiale très abondante, excédentaire même, en raison d'une distribution des revenus inefficace. Les plus riches des ménages des pays industriels et ceux des pays émergents, tels que la Chine, ont un revenu croissant, mais épargnent beaucoup.

D'où une demande mondiale déprimée. Un taux d'intérêt plus faible permettrait sans doute de sortir de cette situation, incitant à plus de consommation et d'investissements. Mais ce taux d'intérêt d'équilibre est sans doute négatif... ce qui est évidemment inconcevable pour une banque centrale.

Gordon, lui, s'intéresse à l'offre, à la productivité et à l'innovation, sources de croissance. Pour lui, les innovations actuelles dans le secteur de la haute technologie sont sympathiques, mais elles n'ont rien à voir avec celles qui ont marqué le xxe siècle, comme l'électricité, le moteur à explosion, l'invention de la chimie... qui ont bouleversé la vie des consommateurs dans les pays industriels. Le fait d'avoir un joli et efficace smartphone ne dope en rien la productivité de son propriétaire...

Dans les pays ayant déjà atteint un niveau de capital important, où seule une productivité accrue peut être le gage d'une forte croissance, la révolution numérique actuelle ne répond absolument pas à cette problématique. Comme le souligne l'économiste Daniel Cohen dans son dernier livre (lire l'entretien pages 12 et 13), elle peut conduire à remplacer certains emplois de bureau (dans la banque, l'assurance...) par des ordinateurs, rendant ces activités plus efficaces, mais le salarié ayant perdu son emploi retrouvera un emploi sans doute moins productif, comme serveur, par exemple. En définitive, la productivité de l'économie aura stagné.

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MATIÈRES PREMIÈRES : LA FIN DU CYCLE HAUSSIER

Après une décennie de hausse continue qui a vu, par exemple, la valeur du minerai de fer pratiquement décupler, les prix des matières premières ont connu une forte baisse, près de la moitié depuis quelques mois. La principale raison de cette tendance, qui expliquait déjà la précédente, se résume à un mot :

Chine. Le ralentissement de l'économie de l'Empire du Milieu et le fléchissement de son appétit d'ogre - il consomme la moitié de l'offre mondiale de minerai de fer, d'aluminium et de zinc, par exemple - pour absorber des matières premières que le sous-sol du pays ne recèle pas, tant pour le développement de ses infrastructures (ciment, minerai de fer, bois, zinc, cuivre, nickel, acier charbon...), que pour répondre à la demande de citoyens voyant leur niveau de vie s'élever (pétrole, essence, soja, riz, viande, or, cacao...) grâce notamment à l'assemblage de produits d'exportation (métaux, coton...), ce ralentissement donc, a réduit considérablement le niveau des exportations chinoises.

matière premières

Même si chaque produit de base a sa propre problématique, les marchés des matières premières se retrouvent dans une situation excédentaire, l'offre étant supérieure à la demande, sans compter le désintérêt des investisseurs qui ont réduit considérablement leur exposition sur les marchés financiers, amplifiant le mouvement de baisse. Les marchés des matières premières suivent des cycles de hausse et de baisse. Selon Jeff Currie, de la banque Goldman Sachs, il faudra quinze ans pour purger le surinvestissement dans le secteur et réenclencher une phase de hausse.

Le tout a un effet très violent sur les entreprises du secteur minier, très endettées, tel Glencore qui s'est effondré de 85 % par rapport à son cours d'introduction en Bourse, dont 30 % en une seule séance.

 R.J.

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LE RETOUR DE LA « GUERRE DES MONNAIES » ?

La dévaluation du yuan cet été a relancé la crainte de guerre monétaire sur l'ensemble de la planète. En réalité, cette compétition monétaire a commencé depuis plusieurs années. Shinzo Abe avait ainsi revendiqué dès la fin de 2012 sa volonté de faire baisser le yen pour dynamiser la croissance japonaise.

Longtemps, la Réserve fédérale avait, sans le dire, tout fait pour maintenir un dollar faible au plus fort de la crise. Lorsque Mario Draghi a décidé d'une politique monétaire plus agressive en 2013, il a à peine caché sa volonté d'agir sur un niveau de l'euro qui, il est vrai, était nettement surévalué. La politique d'assouplissement quantitatif de la BCE a nettement fait reculer l'euro et c'est l'un de ses principaux succès.

À présent, la Chine entre dans cette lutte de façon plus modeste et, prétend son gouvernement, plus contrôlée. La question est de savoir si les autres banques centrales vont répondre à cette décision. Déjà, la « Fed » n'a pas caché son inquiétude sur la hausse du dollar qui pourrait ralentir la croissance, et la BCE n'est sans doute pas prête à tolérer une nette remontée de l'euro.

Quel est le bilan de cette nouvelle « guerre des monnaies » ? On l'a vu, les dépréciations monétaires ont été efficaces en zone euro et au Japon pour soutenir les exportations, mais elles ne l'ont pas été pour véritablement faire repartir l'inflation. En réalité, la monnaie ne semble être qu'une part du problème dans ces pays. À l'inverse, plusieurs pays semblent désormais devoir être rangés dans le camp des perdants de cette guerre des monnaies. C'est le cas de la Suisse, qui a abandonné le seuil sur le franc en janvier et a vu sa dynamique brisée par l'appréciation de sa devise. Mais c'est aussi le cas de la Turquie ou du Brésil, par exemple, deux pays pénalisés par la baisse de leurs monnaies, qui entraînent des tensions inflationnistes et une fuite des capitaux.

R.G.

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Commentaires
a écrit le 10/10/2015 à 9:12 :
Pourquoi vouloir faire davantage de croissance puisqu'il paraît qu'en l'état actuel de l'économie, les pauvres sont devenus moins pauvres et les riches moins riches ? La croissance n'a jamais profité aux travailleurs de tous niveaux et de toutes catégories (sauf aux dirigeants des grandes entreprises qui profitent de cagnottes même en cas de "déroute" personnelle ou de leur entreprise), mais au "monde de la finance" : n'a-t-il pas assez de détenir à lui seul la grande majorité des richesses déjà exploitées sur la Terre ? Ne faudrait-il pas songer à présent à la décroissance de ce "monde d'en haut" parallèlement à la croissance du "monde d'en bas" sur la base d'une nouvelle et plus équitable répartition des richesse ?
a écrit le 09/10/2015 à 15:52 :
précision: la courbe du bas( l'abscisse) du premier schéma, représente la france.
a écrit le 09/10/2015 à 14:48 :
Pour la guerre des monnaies chut mais ça risque l'effondrement général; le plus drôle c'est la relocalisation envisagée vers le Maghreb, l'Europe de l'Est, voire les États du sud des États-Unis. Voire les pauvres états du sud des états unis. Sur que la crise est presque terminée!
a écrit le 09/10/2015 à 10:13 :
Il ne faudrait quand même pas oublier le rôle que pourrait jouer l'AFRIQUE dans les années qui viennent.
a écrit le 08/10/2015 à 23:14 :
"Quels moteurs pour ranimer l'économie mondiale ?" un vw, bien sûr... :-)) Sinon, il faut impérativement dire que c'est cette fois de la faute des Chinois car l'excuse des Russes ne marche plus... Ils ont raison de nous prendre pour des co... Nous le méritons bien.
Réponse de le 09/10/2015 à 1:51 :
En français, ça donne quoi ?
a écrit le 08/10/2015 à 22:24 :
Vous l'avez dit, il faut engendrer une situation de taux négatif. Il faut faire la "guerre des monnaie" (terme très libéral et anti keynésien). Le problème actuellement, c'est que cette guerre des monnaies se fait en donnant directement a ceux qui ont déjà beaucoup. Ce qui est plus rentable a court terme que d'investir.

Dans une vrai dévaluation, les épargnes se réduisent en terme de valeur, il est donc absurde de donner a ceux qui ont des épargnes considérable. C'est le serpent qui se mord la queue.

Si ces très riches épargnants voient la valeur de leurs économies fondre, ils vont devoir investir. Ici est le rôle des états.

Cet argent frais mis sur la table par les états (les banques centrales actuellement) doit servir à investir pour faire baisser le chômage et à préparer l’avenir. Des investissement stratégique où pourrons aussi venir se greffer des font privés.

Il faut cependant avouer que le niveau de mondialisation actuel est un frein considérable a cette étape de sortie de crise dans laquelle nous devons entrer. En quelque clic, les économies sont dans un autre territoire. Ici aussi il faut que les politiques agissent et ce au niveau de la planète. Le G 20 pourrais bien servir à quelque chose pour une fois (bien qu'il y aura toujours des récalcitrant, c'est le rôle du protectionnisme).

Le problème vient aussi du fait que les gros épargnants sont copains avec les politiques, et ce sont parfois les même. Par ailleurs, les grandes fortunes devenant propriétaires de grand groupe médiatique font une constante propagande libéral afin de continuer à engendrer du profit. Preuve en est, le creusement des inégalités et la continuité des élections en faveurs des politiques qui permettent cela.

Certains vont en appeler a un gouvernement économique mondial ou je ne sais quoi, nous ne parvenons même pas à contrôler des politiques nationaux alors monter d'échelon est suicidaire pour la démocratie.

Cela dit, l'étape qui suit, est la hausse des salaires et du pouvoir d'achat, mais ça je pense qu'il va y avoir un gros travaille avant d'en arriver là.

Des cycles se répètent, mais il va falloir apprendre a prendre la tangente quand cela est nécessaire au lieu de reproduire toujours les même erreurs.
Réponse de le 08/10/2015 à 23:17 :
Soit vous êtes propagandé, soit, vous le faites. Pecora, ça vous parle..?? Sinon, demandez-vous POURQUOI les plus riches CRAIGNENT l'hyperinflation... Trop dur pour vous, je suppose.
Réponse de le 09/10/2015 à 6:39 :
Mais éclairez-nous au lieu de me dénigrer sans raison. Qui plus est, j'ai l'impression que l'on est d’accord...
a écrit le 08/10/2015 à 22:04 :
la France peut être un moteur, puisque la France c'est l'avenir d'après John Chambers.
a écrit le 08/10/2015 à 20:50 :
La solution est simple et n'a rien avoir avec toutes ces pseudo données macro avec lesquelles vous vous aveuglez. Il s'agit de rendre de la liberté à ceux à qui vous ne cessez de la retirer au prétexte de tout vouloir régenter et diriger.
L'exercice est pourtant simple: votre constructivisme a-t-il donné le moindre résultat, hormis la spoliation des uns au profit des autres? La destruction de valeur pour pallier son défaut de création ne sert proprement à rien. Il faut qu'elle trouve son origine dans entrepreneuriat réel et non dans la contingence dictée par tel ou tel décret politique.
Ceux qui nous dirigent ne savent ni ce qu'est prendre des risques, ni assumer de responsabilité. Ils le croient peut-être pour les plus honnêtes d'entre eux. Or cette prise de risque est le fondement de l'entreprise.
Pouvoir faire payer ou compenser par le contribuable via la force publique ses erreurs, ne veut pas dire qu'on prend des risques. On ne fait que s'accaparer les ressources dont les vrais créateurs d'entreprise ont besoin pour se développer.
Bien entendu, aucun des modèles utilisés ne comprend ce type de paramètre. Ce serait trop risqué. Mais sans un rebond profond de la confiance, sans une vague de liberté, rien ne se fera. Au mieux, nous nous retrouverons avec des multinationales toutes puissantes ayant mis sous tutelle l'économie avec la complicité du politique. Certains idéalistes dévoyés voient là le remède au risque (social) pour le plus grand nombre. C'est évidemment une fausse idée. Le politique gomme l'apparence du risque en protégeant indûment les emplois ou le business model de ceux qui ont leur oreille et ignore ceux (plus nombreux) qui n'ont pas cette facilité.
Certains politiques le font par cynisme, d'autre par facilité, certains enfin essaient de se battre. Mais au final le politique en prétendant défendre une stabilité de façade, enfoncent pour des générations entières des nations dans la misère.
Et les économistes dit de référence, feraient bien de prêter attention à cette composante essentielle de la création et de l'entreprise qu'est son "créateur risqueur". Sans lui et son besoin impératif d'une liberté minimale, il n'y aura plus rien que de faux rapports sur de faux problèmes.
Réponse de le 08/10/2015 à 22:35 :
Mais c'est la direction que nous prenons depuis des années, ne voyez vous pas où cela nous mène?

Le monde que vous demandez, c'est la disparition des CDI, des 35 heures des fonctionnaires?

L'article met en parallèle le scénario des années 30 avec celui d'aujourd'hui. Vous vous proposez le scénario du 19e siècle...

Un peu de sérieux SVP
Réponse de le 09/10/2015 à 9:23 :
Pas de John Galt à l'horizon
Réponse de le 09/10/2015 à 11:01 :
Vous ne voyez cela qu'à travers le prisme de l'emploi salarié. Ce n'est pas ce dont je parle. L'emploi stable est une fiction aux dépens des autres.
Le principal facteur d'instabilité n'est pas de nature innovante. Les entrepreneurs peuvent s'adapter. Les acteurs économiques organisent des transferts de technologie, achètent le savoir faire etc. Bien entendu, il y a une destruction mais elle est compensée par une création. C'est la vie naturelle de l'entreprise.
Non, le principal acteur d'incertitude est l'état lui-même parce qu'il intervient là où il ne devrait pas, pour des raisons de gestion du pouvoir et de clientèle électorale.
Pourquoi voulez-vous un CDI ou un emploi de fonctionnaire? Parce qu'il vous protège, en tout cas le pensez-vous, des conséquences de changements naturels et de l'effort d'adaptation nécessaire. Pourquoi?
Parce que l'incertitude en question se produit dans un cadre déjà fortement contraint.
Si vous aviez la possibilité de thésauriser ce que vous estimez nécessaire à passer le cap de telles adaptations, vous n'auriez aucun mal à accepter cette incertitude. La réalité est que vous ne pouvez pas le faire. Pourquoi? Parce que l'état décide à votre place de ce qui est bon ou mauvais. De ce que l'épargne doit être et où elle doit aller. En d'autres termes, l'état vous spolie de la part de plus value que vous avez créé et que vous désirez affecter à réduire l'incertitude de votre situation.
Je me doute que mon propos ne sera pas très bien compris ou entendu. Mais c'est parce que les paradigmes qui conditionnent notre vie de tous les jours sont si fortement imposés qu'on ne réfléchi que rarement à ce que pourrait être un système fonctionnant selon d'autres règles.
a écrit le 08/10/2015 à 16:48 :
L'économie, c'est du travail, du capital et de l'énergie. On oublie l'énergie. Il faut établir une relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie et l'équilibre entre ces deux grandeurs dépend du niveau de développement de chaque pays.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:12 :
On pourrait commencer par un rééquilibrage des salaires des plus riches et des plus pauvres. Et surtout par la suppression des retraites chapeaux et prime abusive de mise a la porte des patrons...
a écrit le 08/10/2015 à 16:14 :
Drole la photo, j'ai cru c'était des cables attachés à son cerveau :) Encéphalo plat biensur...
a écrit le 08/10/2015 à 16:04 :
Proposition fumeuse. Un moteur diesel de chez Volkswagen, non d'un nox
a écrit le 08/10/2015 à 15:58 :
Vaste sujet. L'Europe poursuit un cycle plat qui prendra fin dans un peu plus de 6 ans, peut-être 7. La croissance pour les 5 années suivantes sera alors en moyenne de 3%. Entre-temps nous aurons réalisé la convergence euro-dollar vers "l'unité" ou un terme de ce genre. Les deux blocs caucasiens auront une monnaie commune, y compris les anglais qui attendent cette occasion pour rejoindre. Plus précisément les processus de "fin du chômage" sont inévitables. J'en parle sur ce fil depuis des années. Il sera impossible de ne pas réorganiser le travail en lui donnant une garantie absolue d'un salaire contre une disponibilité absolue et une souplesse des métiers. Salaire base et retraite seront liés sans discontinuité sous un autre nom. La croissance se fait d'actifs tangibles et probants, pas de théories, organiser les moyens d'en créer est la solution.
Réponse de le 08/10/2015 à 16:28 :
L'"Europe" n'existe pas, ça ne veut rien dire, il y a d'enormes différences entre par exemple Hongrie et Italie. Utiliser ce terme est idéologique et n'a aucune réalité économique. Déjà on doit séparer Europe de l'est et Europe de l'ouest, qui n'ont rien à voir économiquement. "Caucasien" est à éviter aussi, comme le terme de "race blanche", et ne s'applique pas actuellement à l'Europe ni à aucun pays.

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