Royaume-Uni : la livre rechute dans l'attente d'un nouveau gouvernement
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La livre est au plus depuis près de 40 ans face au dollar.
PHIL NOBLE
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La livre est au plus depuis près de 40 ans face au dollar.
PHIL NOBLE
Rien de plus mauvais pour les affaires que l'instabilité. La démission de Liz Truss, 44 jours seulement après son entrée au 10 Downing Street et la vacance du pouvoir, offrent un spectacle dont les marchés ne sont pas friands. Ce vendredi, la livre britannique a reculé de 0,83% à 1,1137 dollar et de 0,50% à 87,55 pence pour un euro à 11h35 (heure de Paris). Les taux d'emprunts britanniques grimpent à 4,03% pour les bons à 10 ans et à 4,08% pour les bons à 30 ans.
Ces indicateurs peu rassurants illustrent la crise financière qui frappe actuellement le Royaume-Uni, soit la plus sérieuse depuis 2008. Depuis le 23 septembre, et l'annonce d'un plan calamiteux fait d'aides massives aux ménages couplées à des baisses drastiques d'impôts, la dette britannique et la monnaie subissent de violentes attaques.
La livre est tombée fin septembre à son plus bas niveau depuis 40 ans face à son cousin d'Amérique le dollar. Le coût des importations, notamment le pétrole et le gaz libellés en dollar, n'en est que plus lourd. Les taux souverains sur les obligations britanniques à 10 ans ont franchi eux le seuil symbolique de 4% alors qu'ils étaient à 2% au milieu de l'été. Les interventions de la Banque d'Angleterre ont temporairement apaisé ces tensions.
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La priorité du futur Premier ministre sera de ramener de la stabilité politique et économique avec une trajectoire budgétaire rigoureuse. Le soutien au ménage face à l'inflation et à des factures énergétiques qui s'envolent devrait être limité dans le temps et dans ses moyens. L'ancien ministre des Finances Rishi Sunak fait figure de favori mais l'ex-Premier ministre Boris Johnson ou l'actuelle ministre des Relations avec le Parlement Penny Mordaunt pourrait se joindre à la course pour revenir à Downing Street. Quelle que soit son identité, le futur Premier ministre aura des marges d'actions très réduites sur les dossiers économiques.
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