STX France : "Un accord avec l'Italie est la meilleure option pour Saint-Nazaire (Le Maire)

latribune.fr

latribune.fr
Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est dit confiant samedi sur la conclusion d'un accord sur les chantiers navals de STX France avec l'Italie d'ici fin septembre, répétant qu'un accord avec l'Italien Fincantieri restait la "meilleure option pour Saint-Nazaire".
Ce dossier suscite de très fortes tensions entre les deux pays après la nationalisation "temporaire" de STX France pourtant promis à l'Italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande. Les gouvernements français et italien se sont donné le 2 août jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable".
"Je suis toujours d'avis qu'une coopération entre la France et Fincantieri reste la meilleure option pour Saint-Nazaire. Nous devons résoudre certains problèmes, nous devons trouver un compromis, mais je suis profondément convaincu que si chacun est capable de faire un effort, nous trouverons un compromis avant la fin de septembre", a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron a en effet décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d'actionnaires en proposant à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse en réclamant la majorité absolue du capital du chantier.
Paris a évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire entre la France et l'Italie pour faciliter un accord, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable.
"Construire de nouvelles sociétés européennes entre la France et l'Italie serait un résultat positif pour tous", a-t-il dit, en estimant que "le compromis sur STX pourrait être le début d'une magnifique histoire industrielle entre nos pays".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Depuis plus de 10 ans, les tensions entre des groupes italiens et français sur des questions capitalistiques ont été nombreuses (Air France-KLM/Alitalia, EDF/Edison, Parmalat/Lactalis...). Aujourd'hui, celles entre Mediaset et Vivendi en sont une nouvelle illustration.
À lire également
.
latribune.fr