Syrie : Pékin et Téhéran affichent des positions divergentes
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Muhammad Hamed
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Le ministère chinois des Affaires étrangères a espéré dimanche que la Syrie « retrouvera la stabilité dès que possible », après la prise de contrôle de Damas par les rebelles islamistes et la fuite du président Bachar al-Assad.
Pékin « suit de près l'évolution de la situation en Syrie et espère que la Syrie retrouvera la stabilité dès que possible », a écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « Le gouvernement chinois a activement aidé les citoyens chinois désireux de quitter la Syrie de manière sûre et ordonnée, et a maintenu le contact avec les citoyens chinois restés en Syrie », a déclaré le ministère, qui avait conseillé jeudi à ses ressortissants de quitter la Syrie « dès que possible ».
Si la Russie et l'Iran ont été les plus proches soutiens de la Syrie ces dernières années, les liens de Damas avec la Chine se sont renforcés.
La Chine est l'un des rares pays en dehors du Moyen-Orient où M. Assad s'est rendu depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011. Lors de ce voyage en 2023, le président chinois Xi Jinping et M. Assad ont annoncé un « partenariat stratégique » entre leurs deux pays.
L'Iran n'avait dans l'immédiat pas commenté la chute de son allié Bachar al-Assad après une offensive fulgurante des rebelles. Le dernier commentaire de la diplomatie iranienne appelait samedi « gouvernement syrien et groupes d'opposition légitimes » à entamer des négociations. Cette déclaration au Qatar du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait semblé marquer un changement de ton de l'Iran. Téhéran n'avait jusqu'alors jamais évoqué d'« opposition » en Syrie, mais des « terroristes ».
La dernière apparition publique entre Bachar al-Assad et un responsable iranien remonte au 1er décembre, lorsque le chef de la diplomatie Abbas Araghchi s'était rendu à Damas. Le lendemain, le président iranien Massoud Pezeshkian réitérait par téléphone à son homologue syrien le soutien de l'Iran.
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Bachar al-Assad s'est rendu à dix reprises en Iran depuis son arrivée à la présidence syrienne en 2000. Sa dernière visite remonte à mai 2024, peu après l'accident d'hélicoptère du défunt président iranien, Ebrahim Raïssi.
L'Iran a été engagé militairement en Syrie durant la guerre civile syrienne, avec ce que Téhéran a présenté comme des « conseillers militaires », envoyés à la demande de Damas pour épauler l'armée de Bachar al-Assad.
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L'Iran n'a cependant jamais officiellement annoncé de déploiement de troupes dans le pays. De nombreux officiers iraniens y ont cependant perdu la vie, lors de combats, mais aussi de frappes israéliennes contre des cibles pro-iraniennes présumées. Des milices chiites proches de l'Iran ont également été présentes sur le territoire syrien.
(avec agences)
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