Tabac : le Royaume-Uni veut étendre davantage l'interdiction des ventes de cigarettes
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Actuellement, l'âge légal pour acheter des cigarettes au Royaume-Uni est de 18 ans.
Toby Melville
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Actuellement, l'âge légal pour acheter des cigarettes au Royaume-Uni est de 18 ans.
Toby Melville
Devenir un pays sans tabac : tel est l'objectif du Royaume-Uni dont le Premier ministre, Rishi Sunak, a annoncé ce mercredi 4 octobre son intention d'étendre l'interdiction de la vente de cigarettes.
Actuellement, l'âge légal pour acheter des cigarettes au Royaume-Uni est de 18 ans. Mais « quatre fumeurs sur cinq ont commencé avant d'avoir 20 ans », a dit Rishi Sunak. « Nous devons essayer d'empêcher les adolescents de commencer à fumer ». « Cela pourrait permettre d'éliminer presque complètement le tabagisme chez les jeunes dès 2040 », selon un communiqué de Downing Street.
Néanmoins, « le tabagisme ne sera pas criminalisé et notre approche progressive signifie que toute personne qui peut légalement acheter des cigarettes aujourd'hui ne sera pas empêchée de le faire à l'avenir », précise le communiqué.
Le tabagisme est la principale cause de mortalité évitable au Royaume-Uni, indique ce communiqué. Il est à l'origine d'environ un décès par cancer sur quatre. Les coûts engendrés, notamment pour le système de santé, « s'élèvent à 17 milliards de livres sterling chaque année », soit près de 20 milliards d'euros. Pour rappel, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac tue plus de 8 millions de personnes dans le monde par an.
Si ces mesures sont adoptées, le Royaume-Uni suivra l'exemple de la Nouvelle-Zélande, qui met progressivement en oeuvre une interdiction quasi-totale du tabac en empêchant quiconque né après 2008 d'acheter des cigarettes, et ce indéfiniment, ainsi qu'en réduisant la quantité de nicotine dans les produits disponibles à la vente.
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Le gouvernement britannique a également annoncé ce mercredi une consultation sur le vapotage, afin d'en limiter l'attrait et l'accès pour les jeunes. Et ce alors que Philip Morris International, géant mondial de l'industrie du tabac, a lancé une campagne au mois de mai pour convaincre des pays comme le Royaume-Uni ou la France de faciliter la promotion de produits dits « alternatifs », comme le tabac chauffé, un effort que les associations tentent de freiner.
Selon les ONG anti-tabac, qui s'opposent à leur commercialisation active, si ces produits peuvent aider à décrocher certains fumeurs, ils restent addictifs et présentent des risques sanitaires encore peu connus. Dans un entretien à l'AFP, le patron de PMI, Jacek Olczak, a, en effet, reconnu que les alternatives au tabac classique restent addictives. Et pour cause, elles contiennent de la nicotine, et ne sont pas « sans risque ». Mais il affirme qu'elles sont néanmoins moins dangereuses que les cigarettes à combustion.
De son côté, l'OMS avertit sur son site internet que les produits « alternatifs » sont commercialisés depuis plusieurs années « comme moins toxiques ou pouvant aider les gens à arrêter de fumer (...), mais il n'y a actuellement pas assez de preuves ».
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Le centre américain de prévention sanitaire (CDC) souligne également que le tabac chauffé est aussi « dangereux », « addictif » et qu'« il faut plus de recherche » pour dire s'il fait baisser les risques de maladies. Toutefois, l'OMS, le système de santé public britannique NHS et même des ONG anti-tabac, reconnaissent que ces alternatives au tabac classique peuvent aider à arrêter de fumer. « Les gens fument pour la nicotine, mais meurent du goudron » généré par la combustion, avait résumé Deborah Arnott, directrice générale de l'ONG britannique Action on Smoking and Health.
(Avec AFP)
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