Comme quelque chose en nous de Travis Kelce. « Quand je vois une photo de lui, je ne dis pas "Ah, c'est un footballeur américain", ni même "Ah, c'est le mec de Taylor Swift". Non, je dis "Ah, c'est Travis !" C'est mon pote, le mec ! » La salve du chroniqueur Yann Marguet, dans Quotidien, entrait certes dans la case humour de l'émission, mais elle disait bien la force du ricochet : tout ce qui touche à Taylor Swift, et surtout à son cœur, finit par toucher tout le monde. Papier glacé, réseaux sociaux, impossible d'y couper. C'est donc ce gaillard de 34 ans, yeux verts et maillot rouge, qui a conquis la femme la plus puissante du moment. Lui qui la motive, en pleine tournée asiatique, à faire un détour de douze heures en jet pour assister à un match à Las Vegas.
Pas n'importe lequel, cela dit. Ce dimanche, c'est le Super Bowl, grand-messe américaine du casque et des épaulières, label NFL. Affiche clinquante : Kansas City Chiefs versus San Francisco 49ers (0 h 30, beIN Sport et M6). Pas de doute, les plans guettant les effusions de Taylor Swift en loge seront légion, quitte à crisper un peu plus les puristes. Probable surtout que le record d'audience - 115 millions de téléspectateurs aux États-Unis l'an passé - sera battu. Rien de mieux qu'une romance pailletée pour élargir le cercle des curieux. Mais si Travis Kelce est devenu LE football US aux yeux d'un monde qui n'en sait pas grand-chose, et qu'il vend quatre fois plus de maillots, ses références et sa personnalité l'avaient déjà fait star en son pays.