Trois navires céréaliers quittent les ports ukrainiens ce vendredi
Paul Marion

Un navire stationné dans le port d'Odessa.
Reuters
Paul Marion

Un navire stationné dans le port d'Odessa.
Reuters
Les départs de navires céréaliers depuis l'Ukraine reprennent timidement. Ce vendredi, trois nouveaux bateaux avec chacun à leur bord 58.000 tonnes de céréales ont quitté l'Ukraine, d'après le ministre turc de la Défense Hulusi Akar cité par l'agence officielle turque Anadolu.
« Le départ des trois bateaux est planifié grâce au travail intensif du Centre de coordination conjointe », a déclaré Hulusi Akar en référence à la structure commune entre Russes, Ukrainiens et Turcs sous supervision de l'Onu lancée suite à l'accord du 22 juillet. Celui-ci prévoit de faire repartir le commerce de céréales depuis l'Ukraine par des couloirs de transit en mer Noire et un contrôle des marchandises par des représentants des trois pays près d'Istanbul avant qu'elles ne rejoignent la Méditerranée.
Deux des bateaux doivent partir de Tchornomorsk et un d'Odessa, point de départ cette semaine du premier navire ukrainien de céréales à reprendre la mer depuis six mois de blocus de la marine russe aux larges des côtes ukrainiennes. Ils doivent respectivement rallier Karasu en Turquie, de Ringaskiddy en Irlande et de Teesport au Royaume-Uni.
Cette reprise se fait au compte-goutte en raison des grandes tensions qui persistent dans le nord de la mer Noire ultra-militarisée par la Russie. Un accident voire une attaque n'est pas à exclure selon les experts du négoce, signe de la fragilité de cet accord qui n'est jusqu'à présent pas parvenu à faire retomber les cours des céréales.
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Entre 20 et 25 millions de tonnes de céréales, d'une valeur estimée à près de 10 milliards d'euros aux cours actuels, sont encore retenus dans les silos ukrainiens et commencent à peine à partir à l'export. Le redémarrage du commerce de blé ou de maïs ukrainien est scruté avec attention à travers le monde. C'est particulièrement le cas en Afrique ou au Moyen-Orient où la crise alimentaire, aggravée par le conflit ukrainien, ravive le spectre de disettes voir de famines pour des millions de personnes.
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(Avec AFP)
Paul Marion
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