Trump accuse le 'New York Times' de "trahison"

 |   |  286  mots
(Crédits : Leah Millis)
Le président américain Donald Trump a accusé samedi le New York Times d'avoir commis "un acte virtuel de trahison" en publiant des informations selon lesquelles les Etats-Unis multiplient les intrusions numériques dans le réseau électrique russe.

"Ces ratés du New York Times viennent de faire une histoire disant que les Etats-Unis augmentent substantiellement leurs cyberattaques contre la Russie. Ceci est un acte virtuel de trahison", a tweeté M. Trump.

"AUSSI, C'EST FAUX!" s'est-il emporté, en traitant le quotidien new-yorkais de "corrompu" et en répétant ses accusations selon lesquelles les journalistes sont "les ennemis du peuple".

Le New York Times, qui publie régulièrement des articles d'investigation défavorables à M. Trump, est la cible fréquente de la colère du président américain contre la presse.

Le journal a rapporté samedi que le gouvernement américain a multiplié les intrusions informatiques au sein du réseau électrique et d'autres cibles en Russie pour adresser un avertissement à Moscou, soupçonné de faire de même aux Etats-Unis, et pour préparer une éventuelle cyberattaque en cas de conflit majeur entre les deux pays.

Selon les responsables américains cités par le journal, M. Trump n'a pas été mis au courant dans le détail de ces opérations. Le Pentagone et les services de renseignement hésitant à informer le président des opérations en cours contre la Russie "de crainte de sa réaction, et face à la possibilité qu'il les annule ou en discute avec des responsables étrangers, comme en 2017 lorsqu'il avait mentionné une opération sensible en Syrie devant le ministre russe des Affaires étrangères", explique le New York Times.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/06/2019 à 9:30 :
Trump perd pied. De jour en jour il sombre.
Le NYT est un journal serieux et lu par bcp d'americains.
Réponse de le 17/06/2019 à 15:03 :
... tiens, voilà que la CIA et le complexe militaro industriel qui font des enfants dans le dos du Président Trump - bien susceptibles de mener à un conflit armé, le tout révélé par le NYT. J'ignore si ces accusations sont sérieuses mais par comparaison avec "l'agence" Trump, va finir par avoir l'air sympa et modéré. C'est pas comme si Eisenhower (de Gaulle) ou Kennedy n'ait eu à souffrir de ce phénomène... le dernier cité, le plus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :