Trump recommande à Londres un Brexit sans accord

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Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni. On fait peu par rapport à ce que l'on pourrait faire avec le Royaume-Uni... Je pense bien plus qu'avec l'Union européenne, déclaré Donald Trump.
"Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni. On fait peu par rapport à ce que l'on pourrait faire avec le Royaume-Uni... Je pense bien plus qu'avec l'Union européenne", déclaré Donald Trump. (Crédits : CARLOS BARRIA)
Le président américain Donald Trump a recommandé au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne sans accord s'il n'obtient pas satisfaction à ses demandes et de ne pas payer la facture du divorce, dans un entretien avec le Sunday Times.

Son message est clair. Le président américain Donald Trump a recommandé au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne sans accord s'il n'obtient pas satisfaction à ses demandes et de ne pas payer la facture du divorce, dans un entretien avec le Sunday Times. "Si vous n'obtenez pas l'accord que vous voulez, je quitterais" la table des négociations, a dit M. Trump, attendu pour une visite d'Etat de trois jours au Royaume-Uni à partir de lundi et qui multiplie ces derniers jours les déclarations concernant les affaires intérieures du Royaume-Uni.

"Si j'étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars", a-t-il ajouté en référence au règlement des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel européen en cours (2014-2020), qui couvre également la période de transition prévue par l'accord de divorce conclu en novembre entre Londres et Bruxelles. Le gouvernement britannique a avancé un montant compris entre 40 et 45 milliards d'euros, des chiffres non confirmés du côté de l'UE. Par ailleurs, le président américain a estimé que Londres avait commis une "erreur" en n'impliquant pas Nigel Farage, leader du Parti du Brexit, arrivé en tête des élections européennes, dans les négociations avec Bruxelles. "J'aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir", a-t-il dit.

"Boris ferait du très bon travail"

Estimant que Londres devait quitter l'UE cette année - "il faut qu'ils le fassent" -, il a promis la conclusion rapide d'un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni dès que ce serait fait. "Nous avons le potentiel d'être un partenaire commercial incroyable pour le Royaume-Uni. On fait peu par rapport à ce que l'on pourrait faire avec le Royaume-Uni... Je pense bien plus qu'avec l'Union européenne", a-t-il dit. Le gouvernement conservateur de Theresa May a dû reporter la date du Brexit, initialement prévu le 29 mars, au 31 octobre au plus tard faute d'avoir réussi à convaincre les députés britanniques de voter son accord de divorce.

Face à son échec à mettre en oeuvre le Brexit, trois ans après le référendum qui en a décidé, la dirigeante britannique a annoncé la semaine dernière qu'elle démissionnerait de ses fonctions le 7 juin. Dans un entretien avec le tabloïd The Sun de samedi, M. Trump a manifesté son soutien à l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson pour lui succéder. "Boris ferait du très bon travail", a-t-il dit, "je pense qu'il serait excellent". Treize candidats sont actuellement sur les rangs.

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Commentaires
a écrit le 03/06/2019 à 9:14 :
Ce serait la meilleur solution prenant de cours le pouvoir financier et donc politique de l'union européenne.
a écrit le 03/06/2019 à 7:56 :
Trump reprend en mains la Grande-Bretagne. Le Brexit, sauf les naïfs, est bien une opération commanditée par les USA. L'Europe déchirée par les nationalismes saura t elle faire front? On en doute.
a écrit le 03/06/2019 à 5:55 :
Meilleur que tous les précédents, celui là. Il vaut mieux être son ennemi...que son "allié"
a écrit le 03/06/2019 à 0:11 :
DT ne dt rien de plus que ce que certains pensent être le souhait des Anglais (pas les Ecossais ni les Irlandais; quant aux Gallois...) depuis des années. Et il sous entend "nous recrutons des vassaux".
Néanmoins, s'ils "laissent une ardoise", ça rendra une future volonté de réintégration (site à la réalisation de leur erreur) difficile.
a écrit le 02/06/2019 à 18:41 :
Si le RU sort sans accord , le RU sera libre de signer un traité commercial avec les USA. Mais pour être plus réaliste, c'est le contraire, les usa seront libre de redéfinir leurs relations commerciales avec le RU, le but étant pour les usa d'obtenir un accord plus avantageux que maintenant ! Qui pense une seule seconde que les usa veulent perdre de l'argent avec le Brexit ? Mais le RU de toute façon a une économie qui dépend bien plus de l'UE que des usa donc ils seront obligés de négocier avec l'UE en premier.
a écrit le 02/06/2019 à 15:41 :
C'est sur qu'il va pouvoir faire de grandes choses avec la GB. C'est pas les bagnoles anglaises qui vont venir lui pourrir les importations. Ni son acier. Pas de surtaxes en vue avec les anglais. Sad !
a écrit le 02/06/2019 à 15:07 :
la première parole censée depuis son arrivée "malgré lui" au pouvoir....faut-il rappeler que ce sont les grands électeurs qui l'ont adoubé et non le vote populaire. Cet homme est vil, roublard et menteur...mais pour une fois qu'il dit une chose positive....
Par contre encourager Farage à participer à des négociations qui sont closes me semble une idiotie de plus dans sa longue liste....et il parait que le RN est proche de lui....cela en dit long sur les capacités de gouverner de ce parti
a écrit le 02/06/2019 à 14:30 :
pour ceux qui maîtrisent l'Anglais, lire le dernier édito de Roger Cohen du New York Times (The lessons of Paris and the violence of hope, NYT, 31/05/2019). voir aussi les commentaires des lecteurs (Reader Picks) sur cet article. intéressant.
a écrit le 02/06/2019 à 13:08 :
Aux États Unis, lors de son premier mandat le président en exercice est en campagne électorale permanente: Un mandat de quatre ans, entrecoupé des élections à "mid term" et une campagne pour sa réélection qui démarre aussitôt après. Cette particularité est totalement caricaturée pat Trump qui ne cherche qu'à donner des gages à ses électeurs.
a écrit le 02/06/2019 à 11:39 :
oui, qu'on en finisse. le monde anglo-américain est à la dérive. il faudrait couper les ponts le plus possible pour limiter la contagion du désastre économique en France. ou alors, il faut que l'Hexagone vienne en aide à ses amis pour rééquilibrer leurs pays.

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