Trump ne bouge pas sur le mur : le "shutdown" pourrait se prolonger longtemps

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(Crédits : Reuters)
La fermeture partielle des administrations américaines pourrait se prolonger "un certain temps" encore, a prévenu le président américain Donald Trump, qui cherche toujours à obtenir du Congrès qu'il prévoit les fonds pour la construction d'un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

La fin du "shutdown", qui paralyse 25% des administrations fédérales de la première puissance mondiale depuis le 22 décembre, n'est pas en vue. À l'issue d'une réunion qui s'est tenue à la Maison blanche mercredi, Donald Trump s'est montré inflexible sur le mur qu'il veut édifier à la frontière avec le Mexique, ses adversaires démocrates ont réaffirmé leur refus catégorique de le financer.

« Cela pourrait durer longtemps », a ainsi lancé le président américain en évoquant la paralysie partielle de l'administration fédérale. Il a convié les responsables des deux bords à une nouvelle rencontre vendredi.

L'équipe Trump rejette par avance le plan démocrate

En exposant les mesures envisagées pour assurer la sécurité à la frontière mexicaine, la Maison blanche espérait lors de cette réunion convaincre les démocrates de l'importance de la construction d'un mur, mais ceux-ci ont interrompu l'exposé de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen. Le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déploré que le président et les élus républicains prennent les Américains "en otage".

Les démocrates, qui seront à partir de jeudi majoritaires à la Chambre des représentants - sauf immense surprise, Nancy Pelosi va reprendre le perchoir -, ont indiqué qu'ils présenteront un plan de financement de l'administration en deux parties, mais sans prévoir le financement du mur voulu par Trump.

Le texte propose d'adopter les budgets de la plupart des administrations jusqu'au 30 septembre tout en ne finançant que jusqu'au 8 février le budget sensible du département de la Sécurité intérieure, aux niveaux actuels. Il alloue 1,3 milliard de dollars (1,14 milliard d'euros) pour la sécurisation des frontières, y compris la réfection de clôtures existantes, et 300 millions de dollars pour d'autres éléments de la sécurité frontalière, par exemple pour les caméras de surveillance.

Mais l'équipe Trump a par avance rejeté cette démarche, estimant qu'elle "ne garantit pas la sécurité aux frontières". Le leader des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a décrit cette initiative comme une mise en scène politique.

Un mur à 5 milliards de dollars

Donald Trump continue à défendre bec et ongles le bien-fondé de sa promesse emblématique de campagne. Il réclame plus de 5 milliards de dollars pour édifier son mur afin de lutter contre l'immigration clandestine. Ses adversaires politiques s'y opposent, jugeant que le "magnifique mur" vanté par le magnat de l'immobilier n'est en aucun cas une réponse adaptée au débat complexe sur l'immigration.

Si les démocrates se sont redits favorables à une sécurité "forte" aux frontières, ils jugent le mur "coûteux" et "inefficace".

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 04/01/2019 à 9:51 :
Trump veut absolument son mur, c'est un symbole. D'un autre côté il a déclaré victoire à l'issue des élections de mi-mandat, or maintenant les démocrates peuvent bloquer son projet. Les démocrates ne vont certainement pas lacher le morceau facilement , il y a un affrontement idéologique avec à la clef la possibilité d'une victoire politique majeure.
a écrit le 04/01/2019 à 8:31 :
Budget de l'Etat fédéral: 3,8 trillions de dollars.. 5 milliards, cela fait 2 pour mille apparemment. Alors, on peut être d'un point de vue éthique opposé au mur, mais sa construction ne pèse rien. Ensuite, c'est toujours fascinant de voir que 800 000 fonctionnaires à l'arrêt ne se remarquent pas par le quidam, ne changent rien à sa vie, si ce n'est par quelques sacs poubelles dans les rues de NY.. Tout comme une absence de gouvernement de plus d'un an en Belgique est tout à fait transparent pour le citoyen. Evidemment, on parle du court terme. Evidemment, on parle de structures étatiques très différentes de celles de l'état français, très, probablement trop, centralisées.
a écrit le 04/01/2019 à 7:07 :
Le système américain prévoit-il une réduction, voire une suppression, des sommes allouées à la Présidence et au Parlement? J'imagine même des conditions proches de celles de l'élection du Pape; les américains sont gens pratiques, et nous parlons du pays (encore) le plus puissant de la planète.
a écrit le 03/01/2019 à 11:13 :
J'espère que vous allez diffuser mon commentaire quand même hein, faut pas déconner les gars vous êtes des modérateurs et pas des hommes de mains néolibéraux ou bien dites le !

Rien de plus dégueulasse que l'hypocrisie...
Réponse de le 03/01/2019 à 11:33 :
Vous me diffusez ce commentaire qui ne dit rien mais vous censurez une longue analyse solide et argumentée, sans insultes bien entendu, totalement en plein dans le sujet... -_-

C'est bien à ça que l'on reconnait les grandes démocraties hein.

La fabrique à opinions.
Réponse de le 03/01/2019 à 16:10 :
@ multipseudos:

"ben donne un lien pour qu'on lise ta prose... "

Encore faudrait il que tu la comprennes or tu ne fais que nous démontrer que tu ne comprends rien à mes commentaires mais comme tu pauses jamais de questions t'es certain d'avoir compris et c'est bien ça l'essentiel hein...
Réponse de le 04/01/2019 à 4:28 :
Citoyen qui se plains d'etre censure. Un comble pour celui qui denonce a tout va !
a écrit le 03/01/2019 à 10:21 :
Réunion vouée à l'échec d'avance, vu le profil du personnage

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