Trump ne bouge pas sur le mur : le "shutdown" pourrait se prolonger longtemps
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Donald Trump
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La fin du "shutdown", qui paralyse 25% des administrations fédérales de la première puissance mondiale depuis le 22 décembre, n'est pas en vue. À l'issue d'une réunion qui s'est tenue à la Maison blanche mercredi, Donald Trump s'est montré inflexible sur le mur qu'il veut édifier à la frontière avec le Mexique, ses adversaires démocrates ont réaffirmé leur refus catégorique de le financer.
« Cela pourrait durer longtemps », a ainsi lancé le président américain en évoquant la paralysie partielle de l'administration fédérale. Il a convié les responsables des deux bords à une nouvelle rencontre vendredi.
En exposant les mesures envisagées pour assurer la sécurité à la frontière mexicaine, la Maison blanche espérait lors de cette réunion convaincre les démocrates de l'importance de la construction d'un mur, mais ceux-ci ont interrompu l'exposé de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen. Le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déploré que le président et les élus républicains prennent les Américains "en otage".
Les démocrates, qui seront à partir de jeudi majoritaires à la Chambre des représentants - sauf immense surprise, Nancy Pelosi va reprendre le perchoir -, ont indiqué qu'ils présenteront un plan de financement de l'administration en deux parties, mais sans prévoir le financement du mur voulu par Trump.
Mais l'équipe Trump a par avance rejeté cette démarche, estimant qu'elle "ne garantit pas la sécurité aux frontières". Le leader des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a décrit cette initiative comme une mise en scène politique.
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Donald Trump continue à défendre bec et ongles le bien-fondé de sa promesse emblématique de campagne. Il réclame plus de 5 milliards de dollars pour édifier son mur afin de lutter contre l'immigration clandestine. Ses adversaires politiques s'y opposent, jugeant que le "magnifique mur" vanté par le magnat de l'immobilier n'est en aucun cas une réponse adaptée au débat complexe sur l'immigration.
Si les démocrates se sont redits favorables à une sécurité "forte" aux frontières, ils jugent le mur "coûteux" et "inefficace".
(avec AFP et Reuters)
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