Trump veut virer plus de 40 procureurs nommés par l'administration Obama

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La décision abrupte et inexpliquée du président Trump de révoquer sommairement plus de 40 procureurs fédéraux a encore une fois semé le chaos dans le gouvernement, estimait samedi le procureur général de l'Etat de New York, Eric Schneiderman.
"La décision abrupte et inexpliquée du président Trump de révoquer sommairement plus de 40 procureurs fédéraux a encore une fois semé le chaos dans le gouvernement", estimait samedi le procureur général de l'Etat de New York, Eric Schneiderman. (Crédits : © Carlo Allegri / Reuters)
L'Attorney general Jeff Sessions a demandé vendredi la démission des 46 derniers procureurs fédéraux nommés par l'administration Obama encore en poste.

Le procureur fédéral de New York a annoncé samedi avoir été démis de ses fonctions par l'administration Trump, après avoir refusé de démissionner comme le réclamait le ministre de la Justice. L'Attorney general Jeff Sessions a demandé vendredi la démission des 46 derniers procureurs fédéraux nommés par l'administration Obama encore en poste. Le départ sous tension du procureur fédéral Preet Bharara, dont la juridiction comprenait notamment Manhattan, soulève des questions sur la capacité du président Donald Trump à assurer la transition pour certains postes clés de son administration.

Les successeurs des 46 procureurs fédéraux n'ont pas encore été présentés (les Etats-Unis comptent un total de 93 procureurs fédéraux) et des postes importants au sein du département d'Etat et de la Défense restent vacants. Bien que les procureurs fédéraux occupent des postes politiques et que leur remplacement soit classique en cas d'alternance, il est rare qu'une administration fasse ainsi table rase du passé. Les prédécesseurs de Donald Trump à la Maison blanche demandaient habituellement aux procureurs fédéraux de rester à leur poste jusqu'à ce que le Sénat confirme la nomination de leurs successeurs.

"Une décision abrupte et inexpliquée"

"Aujourd'hui, j'ai été démis de ma position de procureur fédéral pour le district sud de New York", a déclaré Preet Bharara dans un communiqué. Le département de la Justice a confirmé qu'il n'occupait plus le poste. En novembre, Donald Trump avait pourtant demandé en personne à Preet Bharara, chargé de quelques unes des affaires criminelles et financières les plus sensibles du pays, de conserver ses fonctions.

"La décision abrupte et inexpliquée du président Trump de révoquer sommairement plus de 40 procureurs fédéraux a encore une fois semé le chaos dans le gouvernement", estimait samedi le procureur général de l'Etat de New York, Eric Schneiderman.

Le département de la Justice a annoncé que l'intérim serait assuré par des procureurs de carrière. Preet Bharara a précisé que son adjoint, Joon Kim, le remplacerait temporairement.

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a écrit le 12/03/2017 à 21:17 :
Les procureurs ne sont pas les juges. Ils dépendent de l'exécutif, comme le parquet en France. Par contre nos juges d'instructions sont inamovibles même s'ils sont partiaux et n'instruisent qu'à charge comme des procureurs américains. Même le juge Burgaud d'Outreau a pu continuer sa carrière comme si rien n'était.
a écrit le 12/03/2017 à 19:57 :
"Une décision abrupte et inexpliquée" ? Parce qu'après avoir eu toute la magistrature contre lui (un certain Décret sur les migrations, ça ne leur rappelle rien ?), il aurait dû tendre l'autre joue ? Il faut être raisonnable et assumer les conséquences de ses actes, même quand on est nommé par le parti démocrate et au titre de ses affinités avec ce parti. Vivement qu'on adopte les mêmes méthodes en France...
Réponse de le 13/03/2017 à 15:09 :
C'est Obama qui a appris à Trump, quelques semaines avant l'investiture qu'il allait devoir nommer directement ou indirectement des milliers de hauts fonctionnaires et de conseillers. Toupet blond n'en avait aucune idée !

Aucun président dans l'histoire des USA n'a jamais, comme moumoute 1er, procédé à des purges comme celle à laquelle on assiste.
Tout d'abord parce que les gens de valeur aptes à prendre les postes à pourvoir ne sont pas en quantité infinie et ce n'est qu'au bout de nombreuses années d'observation qu'on les détecte.

Ensuite parce que quand vous décapitez un service ou une administration vous créez une désorganisation que vous préféreriez ne pas toucher tous vos leviers de commande à la fois.

Et pour terminer, il y a beaucoup de procureurs, qui bien qu'ayant été nommés par Obama n'en sont pas moins parfaitement capables et impartiaux.

Réclamer d'un seul coup toutes les têtes revient tout simplement à proclamer que les procureurs sont de facto un relai direct du président. Il sont politisés, ce qui est difficilement compatible avec l'exercice impartial de la justice.
a écrit le 12/03/2017 à 19:12 :
Ça pourrait donner des idées à la droite française qui , et c'est un euphémise, doit lutter
contre les magistrats largement étiquetés à gauche.
a écrit le 12/03/2017 à 18:34 :
You're fired ! comme il disait dans The Apprentice.
a écrit le 12/03/2017 à 17:53 :
Pourquoi, tirer dans le dos de quelqu'un, c'est de la légitime défense ?
La légitime défense, pour la police doit être amélioré, mais cela sous entend qu'une meilleur formation soit données à tous les policiers nationaux. Quant à la police municipale, j'aimais quelques réserves, chacun son département et ses compétences.
a écrit le 12/03/2017 à 11:43 :
À si chez nous le prochain président agissait de la sorte, peux être que les policiers ne seraient plus condamné en cas de légitimes défense. Bien vu Donald
Réponse de le 12/03/2017 à 18:47 :
Si la légitime défense est bien établie, les policiers ou tout autre citoyen ne sont pas condamnés.
Mais bon, même lorsqu'il n'y a pas légitime défense pour les policiers, les peines sont dérisoires...

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