Un tiers des entreprises britanniques compte licencier d'ici fin septembre

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(Crédits : HANNAH MCKAY)
Sous pression et avec la perspective du retrait du dispositif du chômage partiel d'ici quelques mois, les employeurs britanniques déclarent, selon une étude, envisager de se séparer d'une partie de leur effectif. Le Royaume-Uni risque de faire face à une hécatombe sur le front de l'emploi au troisième trimestre.

Une entreprise sur trois au Royaume-Uni compte supprimer des emplois au troisième trimestre 2020, d'après une étude publiée lundi, faisant craindre une vague de plans sociaux dans le pays alors que le retrait du dispositif de chômage partiel est attendu dans quelques mois.

Au total, un tiers des 2.000 employeurs interrogés s'attendent à licencier d'ici fin septembre, souligne cette étude de Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) et du groupe de travail temporaire Adecco. Il s'agit d'une forte augmentation par rapport aux 22% enregistrés lors du précédent sondage, dévoilé en mai dernier.

Lire aussi : Le PIB du Royaume-Uni pourrait se contracter de 30% au deuxième trimestre

La crise économique découlant de la pandémie apporte quasiment chaque jour son lot de mauvaises nouvelles dans le pays, où les licenciements se multiplient, surtout dans le commerce et la restauration, qui ont été frappés de plein fouet par la pandémie.

Le dispositif de chômage partiel, en place depuis mars pour limiter la casse sociale, est lui désormais un peu moins généreux. Les entreprises sont en effet mises à contribution, depuis le 1er août, pour une partie du coût. Jusqu'à présent le gouvernement prenait à sa charge 80% du salaire, jusqu'à 2.500 livres. Et au-delà, c'est le retrait du dispositif fin octobre qui inquiète les entreprises.

Le ministre des Finances Rishi Sunak a semblé écarter la semaine dernière une reconduction du dispositif, très coûteux par ailleurs pour les finances publiques. L'opposition travailliste appelle, elle, à ne pas abandonner les secteurs les plus fragiles.

Le secteur de la restauration "à genoux"

Plus de 22.000 emplois dans la restauration ont été supprimés depuis le début de l'année, soit deux fois plus que pour l'ensemble de 2019, révèle lundi une étude du Centre for Retail Research, cabinet spécialisé dans le commerce.

Elle montre en outre que 1.467 restaurants ont fermé, soit une hausse de 59,1% par rapport à la totalité de 2019. La semaine dernière, la chaîne de restaurants italiens Pizza Express a annoncé une restructuration prévoyant la suppression de 1.100 emplois.

Cela s'ajoute aux dépôts de bilan des restaurants italiens Carluccio's, du groupe Casual Dining Group, détenant les chaînes Café Rouge et Bella Italia, ou encore de l'enseigne de hamburgers Byron.

Lire aussi : Pour Philippe Etchebest, 40% des restaurants fermeront "si rien ne bouge"

Le secteur, et les chaînes de restaurants en particulier, "était déjà en grande difficulté avant la pandémie en raison de développement à trop grande échelle après leur rachat par des fonds d'investissement", précise Joshua Hamfield, directeur du Centre for Retail Research. "Le confinement forcé les a privé de chiffre d'affaires, mettant les restaurants à genoux", ajoute-t-il.

Face à cela, le gouvernement tente de leur donner un coup de pouce en ce mois d'août avec un plan de 500 millions de livres, consistant à subventionner 50% de la note dans les restaurants, jusqu'à 10 livres par personne, du lundi au mercredi.

La fréquentation de l'ensemble des commerces de centre-ville a d'ailleurs bondi la semaine dernière, avec le lancement du dispositif, par rapport à la précédente, avec une hausse de 18,9% après 18H00 et de 9,6% à l'heure du déjeuner (entre 12H00 et 14H00), indique lundi le cabinet Springboard. Cependant, la fréquentation des commerces est restée de manière générale un tiers inférieure à celle de 2019.

Lire aussi : Cafés, restaurants, mobilité...: l'économie française se prépare à redémarrer

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Commentaires
a écrit le 11/08/2020 à 12:46 :
Et dire que le RU va s'affranchir de la protection cciale assurée par le MU et ne peut plus cpter sur le budget et le plan de relance de l'UE, alors qu'in fine, c'est le pays qui a le plus souffert du Covid et que rien n'est terminé...un vrai suicide collectif.
Un rétropédalage par l'organisation d'un nx référendum serait il possible ds cette période de catastrophe sociétale occidentale généralisée et non prévisible, le pire scénario cauchemar que les brexiter pouvaient imaginer ???
Il faudrait pour cela que les 27 soient favorables à l'unanimité à une réintégration du RU, assortie de lourdes pénalités à la fois juridiques et financières... mission quasi impossible.
a écrit le 11/08/2020 à 11:29 :
Vue que l'UE leur fait un caprice, il est normal qu'elle en subisse quelques conséquences!
a écrit le 11/08/2020 à 11:18 :
Le Royaume Uni, champion toutes catégories des tours de passe-passe en matière de manipulation des statistiques sur l'emploi (bien loin devant la France, qui n'est déjà pas une référence en la matière), va bien nous sortir d'ici la rentrée de nouvelles dispositions dérégulant un peu plus son code du travail, dans le seul but d'exclure des statistiques quelques centaines de milliers de travailleurs pauvres supplémentaires.
a écrit le 11/08/2020 à 9:23 :
J'ai discuté avec un juriste d'une grosse banque européenne qui affirme que c'est le brexit qui a mit le Royaume Uni à genoux alors que c'est la City, Tony Blair et l'Union européenne.

Une telle ignorance, parce que c'était sincère de sa part à ma grande surprise, il y croyait vraiment tandis que la pitié pour lui me submergeait, venant d'un personnage à un poste de direction si important ça reste effrayant mais hélas la généralité.

De part le fait que les médias de masse au service de mégas riches aliénés qui ont copieusement insulté le peuple anglais pour sa volonté de sortir de l'UE il serait digne d'arrêter de s'acharner sur eux leur trouvant sans arrêt de multiples tares répandues partout ailleurs.

Vite un frexit.
Réponse de le 11/08/2020 à 12:56 :
Entièrement d'accord.
Le peuple anglais se prend en charge et veut un réel projet économique pour leur pays, contrairement à d'autres qui sont dans un assistant total.
Réponse de le 11/08/2020 à 13:01 :
Entièrement d'accord.
Le peuple anglais se prend en charge et veut un réel projet économique pour leur pays, contrairement à d'autres qui sont dans un assistanat total.
Ceux qui les critiquent gratuitement devraient s'enlever la poutre qu'ils ont dans les yeux avant de s'occuper de la paille du voisin britannique qui à mon avis, restera toujours un moteur économique pour l'Europe en dehors de l'UE.
Réponse de le 11/08/2020 à 14:44 :
@vesuve
Y a plus gd chose à se mettre sous la dent pour le RU pour être, je cite:" un moteur économique pour l'Europe en dehors de l'UE".
La Roumanie et la Bulgarie st en passe de basculer ds le MU, si ce n'est déja fait, qt à la poudrière des Balkans, Albanie inclus, elle pourra s'adonner à la joie de la fraude et l'évasion fiscale avec l'aide de ce futur paradis fiscal, histoire de mettre un peu d'ambiance au sein des oligarques et leader politiques des différentes communautés.
Ah ! J'oubliais la Norvège : elle sera ds un 1er tps, bien trop occupée à se refaire une place au soleil ds ce qui reste de l'UE : ds l'espace aérien où les acteurs ragaillardis du low cost vt mener la vie dure à son champion qui n'est pas vraiment en forme malgré les aides étatiques, ds les hydrocarbures où la Russie va lui tailler des croupières ds le marché d'appro en gaz de l'UE..
Le RU c'est encore et tjrs le modèle ultra libéral façon Thatcher et Reagan.
Mais il se pourrait bien que la nuée ardente, façon Pompei (pardon pour la mémoire de la ville martyre ) de cette mode enrichie à la sauce néo con des années 2000 ait fait long feu, si l'on peut dire.
Réponse de le 13/09/2020 à 11:41 :
@ Fred06

Tu prends en comptes des détails, des éléments bien trop inutiles pour arriver à formuler une analyse claire et efficace. Du coup tu tournes en rond.

Et si je peux pas et-c...
a écrit le 11/08/2020 à 8:01 :
voila, ca donne une idee de ce qui va se passer en france d'ici la rentree
et pas seulement dnas les cafes
a écrit le 10/08/2020 à 18:39 :
Pas sûr que la "souveraineté retrouvée" va être un avantage pour sortir de cette crise.
Réponse de le 11/08/2020 à 9:21 :
Mesquin puisque le monde entier subit cette crise,, à l'image des commentaires des européistes basés seulement sur du ressentiment et non des faits, ça fait franchement pitié.

En tout cas c'est indigne du forum d'un site se disant économique.
Réponse de le 11/08/2020 à 10:03 :
pas plus que la souveraineté perdue....
Réponse de le 11/08/2020 à 13:59 :
Oh que non !!!
La preuve, c'est que l'UE à une écrasante majorité de ses mbres, s'est rapprochée un peu plus d'une forme de fédéralisme.
Mais chut !! C'est un gros mot honni des brexiter et frexiter de ts bords.
Réponse de le 12/08/2020 à 10:15 :
@citoyen blasé
Je suppose que mon commentaire était mesquin car il n'était tout simplement pas en phase avec vos opinions. Alors citoyen blasé si vous voulez que le débat s'élève, commencez par ne plus signaler les commentaires de ceux qui vous répondent en vous contredisant et faites preuve de sens de la repartie. Prennez exemple sur le commentaire de "la fourmi", simple et efficace sans être inutilement condescendant.
a écrit le 10/08/2020 à 18:16 :
Idem pour la France.
Financer des repas pour que les gens aillent au resto. Très Anglais.
Chez nous, c'est "Resto du Cœur".
a écrit le 10/08/2020 à 16:34 :
;Pendant ce temps :

Vents contraires pour la banque britannique Barclays. Le géant bancaire fait l'objet d'une enquête du régulateur britannique de la protection des données (ICO). "Nous avons une enquête en cours liée à l'utilisation présumée par Barclays d'outils de surveillance de salariés", a indiqué un porte-parole de l'Information Commissioner's Office (ICO), l'équivalent au Royaume-Uni de la Cnil française (Commission nationale de l'informatique et des libertés), rapporte l'AFP.

Le quotidien The Telegraph, qui a révélé l'information au cours du week-end, explique que le système utilisé par la banque permettait au personnel d'encadrement de surveiller combien de temps un salarié passait à son bureau et le temps pris pour accomplir différentes tâches. Barclays a utilisé un programme pendant 18 mois afin de surveiller anonymement ses salariés, activant en février une fonction permettant de cibler certains employés, selon le journal. La banque a toutefois décidé le même mois de mettre fin à cette option et d'alerter l'ICO, suite à des protestations parmi ses salariés, poursuit le journal.

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