Une nouvelle méga panne plonge une fois encore le Venezuela dans le chaos

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(Crédits : Carlos Garcia Rawlins)
Une nouvelle coupure d'électricité frappait ce lundi 25 mars de vastes régions du Venezuela, dont Caracas la capitale, deux semaines après la gigantesque panne du 7 mars qui a paralysé le pays pendant une semaine.

Le gouvernement du Venezuela a suspendu mardi travail et école pour 24h pour faire face à la nouvelle coupure d'électricité massive qui touche depuis la veille une grande partie du pays. Le gouvernement "a décidé la suspension pour 24h de la journée de travail et de classes dans tous le pays", a annoncé mardi le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, cité par le service de presse de la présidence.

Le président Nicolas Maduro a accusé mardi des "terroristes" d'être à l'origine de la nouvelle méga panne de courant qui plonge le Venezuela dans le noir, obligeant le gouvernement à prolonger jusqu'à mercredi soir la fermeture des établissements éducatifs et des administrations.

Caracas, en mode ville fantôme

A Caracas, les rues étaient en grande partie vides. De très rares bus circulaient, les magasins et stations de métro étaient fermées, les métros étant bloqués sur leurs voies. Outre la capitale, la panne, qui s'est déclenchée lundi en début d'après-midi, touche 21 des 23 Etats du pays, selon des utilisateurs des réseaux sociaux faisant état de la situation chez eux.

Selon NetBlocks, une organisation qui surveille le réseau internet, la panne a un "impact sévère" sur le réseau de télécommunication dans 18 des 23 Etats.

Le gouvernement n'a pas communiqué sur l'impact de la panne qui paralyse à nouveau transports publics, téléphones, internet, terminaux bancaires. En fin de journée lundi, l'électricité est revenue dans certains quartiers de la capitale, avant d'être de nouveau coupée en soirée, attestant de la grande fragilité du réseau.

Une guerre électrique orchestrée par les Etats-Unis

Le gouvernement a dénoncé une "attaque contre le système de production et de distribution d'électricité et plus précisément contre la centrale de Guri", dans le sud du pays. Cette centrale, qui fournit environ 80% de l'électricité du Venezuela, avait déjà été mise en cause lors de la méga panne du 7 mars.

"Nous vaincrons cette guerre électrique avec l'immense force que nous avons accumulée comme peuple dans notre lutte contre les grossiers empires et leurs laquais locaux", a répété mardi Jorge Rodriguez.

Le pays est habitué aux pannes de courant, surtout en province, où elles peuvent durer plusieurs jours. Mais la situation s'est fortement détériorée depuis 2017 et les pannes se font plus fréquentes.

L'opposition et des experts du secteur les attribuent au manque d'investissement dans les infrastructures et à la corruption.

La théorie de la « attaque cybernétique »

Lors de la précédente panne du début mars, le courant avait été coupé à Caracas affectant tous les quartiers de la capitale et les services comme le métro et les feux de circulation. La panne avait aussi affecté les activités de l'aéroport international Simon-Bolivar. Les lignes téléphoniques et internet avaient été également brusquement interrompues ainsi que la distribution de l'eau dans les immeubles, assurée par des pompes électriques.

Pour le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, la panne avait été déclenchée par une première « attaque cybernétique contre le système de contrôle automatisé » de la centrale hydroélectrique de Guri (au sud-est du pays) qui fournit au Venezuela 80% de son électricité. La compagnie vénézuélienne d'électricité Corpoelec avait dénoncé, sans précision, un « sabotage » à Guri.

L'opposition dont le leader est Juan Guaido, président de l'Assemblée nationale, et certains experts avait attribué quant à eux la panne à un manque d'investissements du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.

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Commentaires
a écrit le 27/03/2019 à 19:31 :
Derrière cela c'est un peuple qui meure - Triste...
a écrit le 27/03/2019 à 16:49 :
Je ne sais pas ce qui est le plus triste entre le sort des Vénézuéliens et les soutiens au régime (de France ou d’ailleurs) qui évoquent des attaques extérieures visant à déstabiliser cette « magnifique » révolution socialiste. D’autant plus quand on sait que les États-Unis sont les premiers partenaires commerciaux (plus gros importateur et plus gros exportateur) du Vénézuéla.
a écrit le 27/03/2019 à 15:42 :
Le socialisme à depuis longtemps cessé d'éclairer le monde
a écrit le 27/03/2019 à 15:22 :
Cela devrait alerter les décideurs sur la folie extrême que représente le 100% électrique!
Smart grid, compteurs Linky et autre voitures nucléaires ne sont qu'un contrôle total des populations!
a écrit le 27/03/2019 à 11:40 :
Les installations hydroélectriques ont été majoritairement réalisées par des entreprises Suisses très compétentes. Un de mes amis Suisse, ingénieur retraité, me l'a confirmé. Depuis le régime Chavez, ces installations n'ont plus été maintenues et réparées régulièrement. Et leur controle confié à des "ingénieurs" ( !?) incompétents, y compris des cubains !
a écrit le 27/03/2019 à 11:23 :
Vite, une souscription pour y envoyer d'urgence Mélanchon&Co pour réparer les petits détails qui foirent dans ce beau paradis anticapitaliste, cette belle dictature du prolétariat...

Pourrait y chasser les lézards ....Haaa comme les vivent bien là bas....z'ont même découvert le vaccin contre l'intelligence !

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