Venezuela : le candidat de l'opposition a trouvé refuge en Espagne
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Opposant à Nicolas Maduro, Edmundo Gonzalez Urrutia a dû fuir en Espagne pour préserver sa vie.
Leonardo Fernandez Viloria
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Opposant à Nicolas Maduro, Edmundo Gonzalez Urrutia a dû fuir en Espagne pour préserver sa vie.
Leonardo Fernandez Viloria
Il est arrivé en Espagne où il a obtenu l'asile. Le candidat de l'opposition vénézuélienne à la présidentielle de juillet, Edmundo Gonzalez Urrutia, a déclaré à son arrivée à Madrid qu'il continuerait la « lutte pour la liberté et le rétablissement de la démocratie au Venezuela ». Mais son départ « est un grand coup pour le mouvement démocratique parce qu'il peut démoraliser », estime la politologue Ana Milagros Parra.
L'opposant et son épouse ont voyagé à bord d'un avion militaire espagnol qui s'est posé vers 16 heures (heure de Paris) à la base aérienne de Torrejon de Ardoz, près de Madrid, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères.
Il a « demandé à bénéficier du droit d'asile », a déclaré le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, à la télévision nationale. « Le gouvernement va naturellement le (...) lui accorder ». José Manuel Albares a précisé avoir parlé avec Edmundo Gonzalez Urrutia alors qu'il se trouvait dans l'avion, ajoutant que l'opposant vénézuélien allait « bien ».
A Caracas, le procureur général du Venezuela Tarek William Saab, considéré comme aux ordres du pouvoir, a qualifié l'asile en Espagne du candidat de l'opposition de fin « de saison d'une œuvre humoristique ».
L'opposant vénézuélien était visé depuis le 2 septembre par un mandat d'arrêt, le parquet ayant ouvert des enquêtes pour « désobéissance aux lois », « conspiration », « usurpation de fonctions » et « sabotage ».
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Edmundo Gonzalez Urrutia avait accepté de remplacer au pied levé comme candidat Corina Machado, déclarée inéligible.
Après un mois de clandestinité, Edmundo Gonzalez Urrutia a dû fuir pour « préserver sa liberté et sa vie », a souligné la cheffe de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, sur X.
« Sa vie était en danger, et la multiplication des menaces, des convocations, des mandats d'arrêt dont il a fait l'objet, montre que le régime n'a aucun scrupule, ni aucune limite dans son obsession de le faire taire et de tenter de le briser », a-t-elle ajouté. Elle a assuré que Edmundo Gonzalez Urrutia se « battra de l'extérieur avec la diaspora ».
Edmundo Gonzalez Urrutia avait ignoré trois convocations devant les procureurs, faisant valoir que sa comparution aurait pu lui coûter sa liberté. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken lui a apporté son soutien dimanche. « Les Etats-Unis condamnent fermement la décision de (Nicolas) Maduro de recourir à la répression et à l'intimidation pour s'accrocher au pouvoir par la force brute plutôt que de reconnaître sa défaite dans les urnes », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Nicolas Maduro a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle avec 52% des voix par le Conseil national électoral (CNE), qui n'a pas rendu publics les procès-verbaux des bureaux de vote. Selon l'opposition, qui a publié les procès-verbaux fournis par ses scrutateurs, Edmundo Gonzalez Urrutia a obtenu plus de 60% des voix.
Les Etats-Unis, l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique latine ne reconnaissent pas la réélection de Nicolas Maduro. Une grande partie de la communauté internationale n'avait déjà pas reconnu sa réélection en 2018 à l'issue d'un scrutin boycotté par l'opposition qui avait crié à la fraude.
« Aujourd'hui est un triste jour pour la démocratie au Venezuela », a déclaré dimanche le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, précisant que « dans une démocratie, aucun dirigeant politique ne devrait être contraint de demander l'asile dans un autre pays ». Il a appelé à « la fin à la répression, aux arrestations arbitraires et au harcèlement des membres de l'opposition et de la société civile » ainsi qu'à la libération de « tous les prisonniers politiques ».
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Après l'annonce de la réélection de Nicolas Maduro, des manifestations spontanées ont éclaté. Leur répression a fait 27 morts et 192 blessés, tandis que quelque 2.400 personnes ont été arrêtées, de source officielle.
(Avec AFP)
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