Washington demande une enquête « poussée » sur l'apparition du Covid-19

 |  | 608 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : ERIN SCOTT)
L'administration américaine va mobiliser ses services de renseignement pour analyser les résultats de l'enquête de l'OMS qui a commencé son travail d'investigation en Chine, à Wuhan, où le virus est apparu en 2019.

Une équipe de l'OMS est sortie jeudi de quarantaine en Chine pour entamer ses investigations sur le terrain, alors que Washington a réclamé une enquête "claire et poussée" sur les origines de la pandémie de Covid-19 qui continue de s'aggraver à travers le monde.

Les dix enquêteurs internationaux de l'Organisation mondiale de la Santé étaient arrivés le 14 janvier à Wuhan, où les autorités chinoises leur ont imposé une quarantaine.

Jeudi matin, une équipe de l'AFP tenue à bonne distance a pu voir une dizaine d'enquêteurs monter à bord d'un autocar qui les attendait à la sortie de l'hôtel où ils étaient confinés. Le véhicule est parti pour une destination inconnue dans la ville où le Covid-19 s'est manifesté dès la fin 2019.

Cette visite est ultra-sensible pour le régime chinois, soucieux d'écarter toute responsabilité dans l'épidémie qui a fait plus de 2,1 millions de morts dans le monde alors qu'elle est pratiquement éradiquée en Chine. Des proches de victimes du Covid-19 à Wuhan ont accusé les autorités d'avoir fermé leur groupe sur les réseaux sociaux et de faire pression sur eux pour qu'ils s'abstiennent de s'exprimer.

"Il est impératif que nous allions au fond des choses dans l'apparition de la pandémie en Chine", a affirmé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. Les Etats-Unis "soutiennent une enquête internationale qui à notre avis doit être claire et poussée", a-t-elle ajouté.

Les services de renseignement américain à la manoeuvre

Washington va "évaluer la crédibilité du rapport d'enquête une fois terminé" et puiser dans "les informations rassemblées et analysées par le renseignement" américain sur le sujet, a ajouté Jen Psaki.

L'enquête de terrain de l'OMS démarre alors que la pandémie est de plus en plus mortelle dans le monde, avec un nouveau record quotidien de plus de 18.000 décès mercredi et des variants, bien plus contagieux, qui ne cessent de se propager, poussant de plus en plus de pays à fermer leurs frontières.

Dans la course aux vaccins, l'un des fabricants, le britannique AstraZeneca, se trouvait mercredi au coeur de tensions avec l'UE.

> Lire aussi : L'UE déplore "l'opacité" d'AstraZeneca sur les livraisons du vaccin

Des émeutes au Liban face à la crise économique

De jour en jour, la situation s'assombrit: le nombre mondial des cas officiellement recensés a dépassé les 100 millions et selon l'OMS, les nouveaux variants du coronavirus continuent de se répandre: le britannique s'est étendu à 70 pays et le sud-africain à 31.

Du jamais vu depuis le début de la pandémie, 18.109 décès ont été enregistrés mardi dans le monde, selon un comptage mercredi. Au total, le monde a enregistré 2,16 millions de morts.

En Grande-Bretagne, le premier pays européen à avoir dépassé le seuil macabre des 100.000 morts, le gouvernement a imposé une quarantaine à l'hôtel aux résidents au Royaume-Uni en provenance de 22 pays où des variants du virus "présentent un risque", comme l'Afrique du Sud, le Portugal et des pays d'Amérique du Sud. Les arrivées de ces Etats sont déjà interdites aux personnes ne résidant pas au Royaume-Uni.

Ces voyageurs seront "emmenés directement" de l'aéroport à l'hôtel, a précisé le Premier ministre Boris Johnson.

Au Liban, plus de 220 personnes ont été blessées mercredi dans de violents affrontements - pour la troisième soirée consécutive - à Tripoli (nord) entre policiers et manifestants qui protestent contre le strict confinement qui a aggravé la crise économique.

Lire aussi : Troisième confinement : quels sont les différents scénarios possibles ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/01/2021 à 20:39 :
Allez, j'ose me lancer, la conclusion sera : une chauve-souris a mordu un pangolin capturé par un braconnier chinois qui l'a vendu au marché de Wuhan à une mère de famille nombreuse dont les gamins ont contaminé les gosses de leur école qui, du coup, ont ramené ça dans leurs foyers respectifs et l'ont filé à leurs pères qui, sans le savoir, ont trimbalé le virus sur leurs lieux de travail etc etc ... en gros, la même fable qu'on nous rabâche depuis un an.
a écrit le 28/01/2021 à 13:05 :
Restons sur les faits mondiaux :
Cette crise fait gagner des billions alors cette situation mondiale va continuer aussi longtemps qu’ils peuvent .
Pour Google ( ouverture en septembre )
Leur perte sera leur avidité d’argent .
Le confinement a permis des fluidités rapides à injecter sur l’économie d’avenir ( IA , star up... médicaux ....)
Laisser la situation pourrir ainsi : ça dé crédibilise tous les états , gafa , monde de la finance ..
a écrit le 28/01/2021 à 12:56 :
En parlant de chinois :

Si vous estimiez que le test nasal était déjà particulièrement désagréable, sa déclinaison qui prend de l’ampleur en Chine ne devrait pas vous ravir. Comme le détaille Newsweek, plus d’un million d’habitants de Pékin ont reçu un test Covid anal. La méthode est considérée comme étant plus précise et augmenterait les chances de détection du virus. Cela concerne notamment les patients à risque mais aussi des voyageurs arrivant de l’étranger.

Selon le médecin Li Tongzeng, de l’hôpital You’an de Pékin, interrogé par la télévision publique CCTV dont les propos sont relayés par le Huffington Post, le dépistage rectal serait plus précis car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l’anus que dans les voies respiratoires. Une conclusion issue d’une étude parue en Chine en août 2020. A l’époque, certains chercheurs estimaient que le test rectal était la meilleure méthode pour dépister un patient avant qu’il ne quitte l’hôpital.
a écrit le 28/01/2021 à 12:44 :
Docteur Li Meng-Yan est une virologue chinoise qui exerçait il y a encore peu de temps à l'école de la Santé Publique de Hong Kong (Hong Kong's School of Public Health). Jusqu'à ce qu'elle soit contrainte de quitter son pays. Pourquoi ? Le 31 décembre 2020, Li Meng-Yan était chargée par un supérieur d'étudier un "virus qui ressemble au SRAS". Après avoir mis en évidence que le nombre de cas augmentait de manière exponentielle, son superviseur lui a alors demandé "de garder le silence et de faire attention", selon ses déclarations dans une interview accordée à la chaîne anglaise Itv. "On va avoir des ennuis et on va disparaître", lui aurait même dit son patron.Face à la pression des autorités chinoises, Li Meng-Yan a été contrainte de quitter le pays. Au mois d'avril, elle prenait un aller simple pour les États-Unis. D'où elle affirme aujourd'hui avoir la preuve que le coronavirus est né dans un laboratoire à Wuhan. Et non pas dans un marché de la même ville. "La séquence du génome est comme une empreinte digitale. Sur cette base, vous pouvez identifier ces choses. Je vais utiliser ces preuves pour expliquer aux gens que le virus vient du laboratoire en Chine, pourquoi ce sont eux qui l'ont fait".Sa vidéo est sur youtube
Réponse de le 28/01/2021 à 13:17 :
c'est beau les ânneries..
a écrit le 28/01/2021 à 9:42 :
LOL !

Quand Trump le disait c'était un allumé raciste intolérant toussa... mais maintenant que c'est Biden vous allez voir comme nos médias vont se coucher. ^^

Quelle vaste supercherie que notre système quand même hein ? :-)

En tout cas je suis vraiment satisfait du début de mandat de ce démocrate, une belle, bonne et grosse surprise, visiblement les souverainistes américains ont décidé de reprendre le navire USA en mains, bravo.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :