Y aura-t-il du Covid à Noël ?... Economie ou santé, le dilemme continue
Eve Szeftel, AFP

Valneva: accord avec le royaume-uni pour la fourniture de son vaccin contre le covid-19
DADO RUVIC
Eve Szeftel, AFP

Valneva: accord avec le royaume-uni pour la fourniture de son vaccin contre le covid-19
DADO RUVIC
Forts de ce constat, les prix Nobel d'économie Esther Duflo et Abhijit Banerjee ont proposé, pour éviter une "recrudescence catastrophique" de la maladie chez les personnes âgées à Nöel, d'instaurer un confinement sur tout le territoire français du 1er au 20 décembre.
Même en l'absence d'un tel scénario, qui semble exclu par le gouvernement français à ce stade, les perspectives sont moroses: l'Institut national de la statistique s'attend à ce que le PIB de la France stagne au dernier trimestre en raison des nouvelles restrictions imposées au secteur des services.
La reprise, très forte en sortie du confinement, et encore soutenue pendant l'été, semble s'être arrêtée net en France avec l'arrivée de l'automne et de la deuxième vague de coronavirus. Et dans le monde entier, tous les pays sont confrontés à une "longue ascension" vers la reprise, qui sera "difficile", "inégale" et sujette à des "contretemps, a averti mardi le FMI.
Dans ce contexte et face à une opinion de plus en plus réfractaire, entre manifestations anti-masque en Allemagne et fronde des élus de Marseille contre la fermeture des bars et restaurants, un confinement général et prolongé ne semble plus une option pour les gouvernants.
Le gouvernement irlandais a décidé de ne pas suivre l'avis de son comité scientifique, qui le préconisait. Mais les Irlandais n'ont plus le droit de quitter leur comté pour limiter la circulation du virus.
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Paris a fermé les salles de sport et les bars, et Hambourg équipé ses écoles de purificateurs d'air...Pragmatisme et tâtonnement semblent donc de mise.
Israël a été le premier Etat, mi-septembre, à décréter un nouveau confinement de la population. Mais, alors qu'en mars et avril, "tout était fermé, sauf les centres commerciaux, cette fois, le confinement est plus intelligent, à la fois économiquement et psychologiquement", estime l'économiste.
Sur recommandation de la banque centrale, "les entreprises à forte contribution au PIB, et présentant un faible risque de morbidité pour les travailleurs et les clients, sont restées ouvertes comme la haute technologie, l'industrie lourde, la finance et la construction".
"Comment faire pour éviter le plus de morts possible, en entraînant le moins de bouleversements négatifs sur la vie sociale et économique", c'est l'équation complexe à laquelle les gouvernants restent confrontés, souligne Pierre-Yves Geoffard, directeur de recherche au CNRS.
A ses yeux, le confinement est une solution trop extrême, une "bombe atomique".
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Pour cet économiste de la santé, la meilleure stratégie face au COVID-19 reste celle qui a été utilisée au cours de l'histoire contre la plupart des maladies infectieuses: "tester, tracer et isoler" les malades.
Eve Szeftel, AFP